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Décision en droit social

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Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 11 décembre 2024, 22/03395

Mots-clés droit social

LicenciementCause réelle et sérieuseNullité du licenciementDiscipline / sanctionsPréavis / indemnités de ruptureRupture conventionnelleDémissionRésiliation judiciaireContrat de travailSalaire / rémunérationPrimes / variableCongés payésTemps de travailHarcèlement moralObligation de sécuritéAccident du travail / maladie professionnelleInaptitude / reclassementMédecine du travailAccord collectif / convention collectiveInspection du travailProcédure prud'homale

Synthèse

Juridiction
Cour d'appel
Chambre
Chambre sociale 4-4
Date
11/12/2024
Numéro d'affaire
22/03395

Résumé

COUR D'APPEL DE VERSAILLES Code nac : 80M Chambre sociale 4-4 ARRÊT N° CONTRADICTOIRE DU 11 DÉCEMBRE 2024 N° RG 22/03395 N° Portalis DBV3-V-B7G-VQKV AFFAIRE :…

Texte de la décision

COUR D'APPEL DE VERSAILLES Code nac : 80M Chambre sociale 4-4 ARRÊT N° CONTRADICTOIRE DU 11 DÉCEMBRE 2024 N° RG 22/03395 N° Portalis DBV3-V-B7G-VQKV AFFAIRE : Société MARCEAU 9201 C/ [B] [K] Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 12 octobre 2022 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NANTERRE Section : C N° RG : F18/02091 LE ONZE DÉCEMBRE DEUX MILLE VINGT QUATRE, La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre : Société MARCEAU 9201 N° SIRET: 812 167 658 [Adresse 1] [Adresse 1] Représentant : Me Sandra CARNEREAU, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E1981 APPELANTE **************** Madame [B] [K] née le 24 octobre 1967 à [Localité 3] (Algérie) de nationalité algérienne [Adresse 2] [Adresse 2] Représentant : Me Olivier BONGRAND de la SELARL O.B.P.

Avocats, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : K0136 INTIMÉE **************** Composition de la cour : En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 17 octobre 2024 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Nathalie GAUTIER, Conseillère chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de : Madame Aurélie PRACHE, Présidente, Monsieur Laurent BABY, Conseiller, Madame Nathalie GAUTIER, Conseillère, Greffier lors des débats : Madame Dorothée MARCINEK RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE Mme [K] a été engagée par la société Erteco, en qualité de caissière, par contrat de travail à durée indéterminée, à compter du 30 septembre 1991.

Cette société est spécialisée dans l'exploitation d'une supérette.

L'effectif de la société était, au jour de la rupture, de moins de dix salariés.

Elle applique la convention collective nationale du commerce de détail de fruits et légumes, épicerie et produits laitiers.

En 2003, Mme [K] a été promue au poste d'adjoint au chef de magasin.

Par lettre du 4 février 2016, la société Erteco Carrefour France, qui exploitait le magasin de [Localité 4] a fait part à Mme [K] du transfert de son contrat de travail à la suite de la reprise le 8 janvier 2016 de ce magasin par la société Marceau 9201.

Le 1er novembre 2017, M. [A] a remplacé M. [R] dans ses fonctions, exercées depuis 2015, de gérant de la société Marceau 9201.

Lors de cette reprise de gérance, l'organisation de la supérette était la suivante : - Mme [U], responsable de magasin, - M. [L], adjoint à la responsable, - Mme [K], adjoint à la responsable.

Par lettre du 16 janvier 2018, Mme [K] a reçu un avertissement qu'elle a contesté par lettre du 1er février 2018.

Mme [K] a été placée en arrêt maladie du 16 février 2018 au 18 mars 2018.

M. [L] a été en arrêt de travail le 7 février 2018 et Mme [U] du 18 janvier 2018 au 22 janvier 2018 puis sans interruption à compter du 6 février 2018, étant tous deux déclarés inaptes les 8 et 26 mars 2018.

Par avis du 20 mars 2018, le médecin du travail a déclaré Mme [K] inapte à son poste et a certifié que son état de santé faisait obstacle à tout reclassement dans la société.

Par requête du 1er août 2018, Mme [K] a saisi le conseil de prud'hommes de Nanterre aux fins de prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail, d'annuler l'avertissement du 16 janvier 2018 et en paiement de diverses sommes de nature salariale et indemnitaire.

Par ordonnance du 6 juillet 2018, le conseil de prud'hommes de Nanterre en sa formation de référé a débouté la société Marceau 9201 de sa demande tendant à la réformation de l'avis d'inaptitude de Mme [K].