Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 6
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Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04714
Cour d'appel[V] et de sa rémunération, la cour confirme l'indemnité de légale de licenciement, l'indemnité compensatrice de préavis, les congés payés afférents ainsi que le rappel de salaire correspondant à la mise à pied conservatoire et les congés payés afférents tels que fixés au passif de la liquidation par les premiers juges, leur montant n'étant au demeurant pas contesté par les parties. En application de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n°2008-217 du 29 mars 2018, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04670
Cour d'appelLa résiliation judiciaire produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, la société devra en outre verser les sommes suivantes à M. [Z] : - 2 139,67 euros d'indemnité légale de licenciement, - 3 112,26 euros d'indemnité compensatrice de préavis, - 311,22 euros de congés payés afférents, - 4 668,39 euros d'indemnité au titre du licenciement sans cause réelle et sérieuse en application de l'article L. 1235-3 du code du travail. Sur l'indemnité de congés payés, le bulletin de paie du mois d'août 2018 fait mention d'une période de congés du 4 juin au 31 juillet 2018. Si la société a pu mettre en congés son salarié durant la fermeture imposée de la boulangerie, soit du 4 au 27 juin, elle ne peut pas d'autorité lui imposer des congés durant 8 semaines d'affilée.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04659
Cour d'appel[G] est dépourvu de cause réelle et sérieuse. L'article L. 3125-5 du code du travail dispose que pour la détermination des droits liés à l'ancienneté, la durée de celle-ci est décomptée pour le salarié à temps partiel comme s'il avait occupé un temps complet, les périodes non travaillées étant prises en compte en totalité. En application de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n°2008-217 du 29 mars 2018, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04657
Cour d'appel[V] alors qu'elle ne pouvait ignorer totalement ses capacités professionnelles ne peut être constitutif d'une exécution loyale de son obligation de reclassement, quand bien même le médecin de travail a indiqué 'pourrait travailler dans un poste administratif'. En conséquence, par infirmation du jugement, la cour retient que le licenciement de M. [V] est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Sur les conséquences financières En application de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n°2008-217 du 29 mars 2018, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04653
Cour d'appel[I] à un entretien préalable par courrier du 15 janvier 2021, ne justifie pas avoir agi dans le délai prescrit par la loi. La cour en déduit, à l'instar des premiers juges, que le licenciement ainsi intervenu en violation du délai de l'article L. 1332-4 du code du travail est par conséquent dépourvu de cause réelle et sérieuse. En application de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n°2008-217 du 29 mars 2018, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04647
Cour d'appeleuros de congés payés et que l'employeur doit être débouté de sa demande d'indemnité compensatrice à l'encontre du salarié. Sur l'indemnité pour licenciement économique sans cause réelle et sérieuse Le licenciement économique du salarié ayant été jugé dépourvu de cause réelle et sérieuse,celui-ci peut en outre prétendre en application de l'article L 1235-3 du code du travail à une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse d'un montant compris au regard de son ancienneté (12 années complètes) entre 3 et 11 mois de salaire. La cour évalue son préjudice au regard de sa situation professionnelle postérieure à la rupture, M. [U] justifiant ne pas avoir reçu de revenus de la société qu'il a d'abord créée et n' avoir retrouvé un poste qu'à compter de novembre 2021 à la somme de 60 000 euros.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04616
Cour d'appelpériode ainsi qu'il le sollicite, en ordonnant à l'employeur de produire un certificat de congés payés correspondant destiné à la caisse de congés payés du bâtiment. De seconde part, c'est à juste titre que l'indemnité conventionnelle a été fixée à un montant de 26 776,72 euros. Le jugement déféré est confirmé sur ces points. Aux termes de l'article L 1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 5, 9 juin 2026, 22/09667
Cour d'appel1152-3 du code du travail, toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2 du code du travail, toute disposition ou tout acte contraire est nul. La résiliation judiciaire étant fondée notamment sur l'existence d'un harcèlement moral, elle produit les effets d'un licenciement nul. Aux termes de l'article L. 1235-3-1 du code du travail, l'article L. 1235-3 n'est pas applicable lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités prévues au deuxième alinéa du présent article.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 22/06937
Cour d'appelpréavis de trois mois correspondant aux salaires qu'il aurait perçus s'il avait travaillé pendant cette période soit la somme de 20 380,98 euros sous déduction des sommes versées à ce titre majorée de 2038 euros de congés payés afférents ainsi qu'à une indemnité de licenciement de 9 283,58 euros non contestées dans leur quantum. Aux termes de l'article L 1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris, s'agissant d'un salarié justifiant d'une année complète d'ancienneté entre 1 et 2 mois de salaire brut.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 9 juin 2026, 25/00994
Cour d'appel[Y] [B] la somme de 7 479,41 euros au titre de l'indemnité de préavis et 747,94 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés afférente à la période de préavis, * Condamner la SA [1] à verser à M. [Y] [B] la somme de 37 397,00 euros au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement, * Condamner la SA [1] à verser à M. [Y] [B] la somme de 74 794,00 euros au titre de l'indemnité prévue à l'article L. 1235-3 du Code du travail en raison de la rupture abusive du contrat de travail, * Requalifier le licenciement de M. [Y] [B] en licenciement pour motif économique, En conséquence, ' Condamner la SA [1] à verser à M. [Y] [B] la somme de 24 308,05 euros de dommages et intérêts au titre de la privation du bénéfice du congé de reclassement, ' Condamner la SA [1] à verser à M.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 9 juin 2026, 23/03802
Cour d'appelces montants ne faisant l'objet d'aucune critique utile de l'employeur. M. [E] ne formule aucune demande au dispositif de ses conclusions, tendant à voir reconnaitre que la résiliation judiciaire produit les effets d'un licenciement nul, de sorte que la cour n'est pas saisie d'une telle demande pourtant développée dans ses écritures. Au visa de l'article L 1235-3 du code du travail, il peut donc prétendre, par application des dispositions précitées, à une indemnisation du préjudice né de la perte injustifiée de son emploi comprise entre 3 et 3,5 mois de salaire.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 9 juin 2026, 23/03794
Cour d'appelbase des conclusions de cette enquête. En conséquence, au visa de l'article L. 1152-3 du code du travail, il y a lieu de déclarer le licenciement de M. [Y] nul, par infirmation du jugement entrepris de ce chef, et sur les dommages et intérêts auxquels la société [1] a été condamnée à titre de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Selon l'article L. 1235-3-1 du code du travail, l'article L. 1235-3 n'est pas applicable lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités prévues au deuxième alinéa du présent article. Dans ce cas, lorsque le salarié ne demande pas la poursuite de l'exécution de son contrat de travail ou que sa réintégration est impossible, le juge lui octroie une indemnité, à la charge de l'employeur, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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