Code du travail
Article L. 1234-20 : texte et décisions associées – page 7
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Article L. 1234-20
Le solde de tout compte, établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail.
Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l'employeur pour les sommes qui y sont mentionnées.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1234-20
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 avril 2021, 19-15.185
Cour de cassation[H] et la société SPS à la date du 31 août 2010, selon les dispositions de l'article 1134 du code civil, dans sa rédaction applicable en la cause, « les conventions légalement formées tiennent lieu de lois à ceux qui les ont faites », texte auquel renvoie implicitement l'article L. 1221-1 du code du travail qui dispose que « le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun » ; que par ailleurs, l'article L.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section B, 25 février 2021, 18/03712
Cour d'appela ainsi reconnu qu'elle n'était pas employée au moment de la cession, ceci résultant notamment des annexes à l'acte de vente qui ne la mentionnent pas comme salariée. Elle expose également que Mme [E] [R] n'a jamais dénoncé les soldes de tout compte qui lui ont été remis à l'issue de ses contrats dans les six mois conformément aux dispositions de l'article L. 1234-20, et que ses demandes étaient par conséquent prescrites au moment de la saisine du conseil de prud'hommes. La SARL unipersonnelle Le Petit Mas indique que Mme [E] [R] était associée dans la SARL du Blé au Pain, qu'elle a décidé de reprendre intégralement à l'autonome 2016, qu'ainsi, il n'y avait pas de lien de subordination avec le gérant, M.
Cour d'appel de Basse-Terre, 22 février 2021, 19/00426
Cour d'appel[V] saisissait le 28 février 2018 le conseil de prud'hommes de Pointe-à-Pitre aux fins d'obtenir le versement de diverses sommes liées à l'exécution de son contrat de travail. Par jugement rendu contradictoirement le 7 mars 2019, le conseil de prud'hommes de Pointe-à-Pitre a : - dit que l'action de M. [S] [M] devant le conseil de prud'hommes était fondée et motivée en droit, - constaté que la société SAB n'avait pas respecté les dispositions de l'article L. 1234-20 du code du travail, - fixé la créance de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 février 2021, 19-22.277
Cour de cassationpour l'employeur ; que M. K... C... fait valoir que le reçu ne peut avoir d'effet libératoire dès lors que l'employeur n'apporte pas la preuve de sa signature, que celui-ci, qui est un document par lui-même, ne souffre pas d'annexe et que le document produit ne comporte pas la mention du délai de contestation ouvert au salarié ; qu'aux termes de l'article L. 1234-20, « le solde de tout compte, établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 2021, 19-21.503
Cour de cassationAUX MOTIFS QUE l'attestation délivrée par la société SECBL est datée du 30 septembre 2015 ; que selon l'attestation de D... Y..., c'est à cette date que Mme O... est venue au Casino de Bourbon-Lancy « récupérer les documents afférents à la rupture de son contrat de travail », y compris donc son certificat de travail et son reçu pour solde de tout compte ; qu'il résulte des combinaisons des articles L. 1234-19, L. 1234-20 et R.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 janvier 2021, 19-21.817
Cour de cassationSur la demande de dommages et intérêts pour non-respect du délai de congé L'APAMSP est déboutée de cette demande dès lors que la prise d'acte a été considérée comme produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le jugement entrepris est infirmé de ce chef. Sur la demande de remise de documents Par application des dispositions combinées des articles L. 3243-2, L. 1234-20, L. 1234-19 et R. 1234-9 du code du travail, il y a lieu de condamner l'APAMSP à remettre à Mme F... dans un délai de deux mois à compter de la signification du présent arrêt les documents de fin de contrat rectifiés selon le présent arrêt : - bulletin de paie - certificat de travail - attestation de chômage.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 26 novembre 2020, 19/17302
Cour d'appel2- Sur la demande au titre des heures supplémentaires et aux congés payés : Le reçu pour solde de tout compte signé par Mme [D] le 16 mai 2012 portait sur les éléments de rémunération suivants : salaire de base, heures supplémentaires, commissions , indemnité compensatrice de congés payés , prime de panier, transport. Ainsi que l'ont constaté les premiers juges, et conformément aux dispositions de l'article L 1234-20 du code du travail, le solde de tout compte établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Le reçu pour solde de tout compte a valeur libératoire pour l'employeur à l'égard de tous les éléments de rémunération dont les sommes sont détaillées au reçu, et seulement pour ces éléments.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 novembre 2020, 19-18.491
Cour de cassation; aux contestations de la rupture du contrat de travail ou de son motif après adhésion à un contrat de sécurisation professionnelle (délai de 12 mois selon l'article L. 1233-67 du code du travail) ; aux contestations de la rupture conventionnelle (délai de 12 mois selon l'article L. 1237-14 du code du travail) ; aux contestations d'un reçu pour solde de tout compte (délai de 6 mois selon l'article L. 1234-20 du code du travail) ; que l'action en réparation du préjudice d'anxiété ne figure pas dans la liste ci-dessus ; que l'alinéa 1 de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 novembre 2020, 19-18.490
Cour de cassationL'action par laquelle un salarié, ayant travaillé dans un des établissements mentionnés à l'article 41 de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 et figurant sur une liste établie par arrêté ministériel pendant une période où y étaient fabriqués ou traités l'amiante ou des matériaux contenant de l'amiante, demande réparation du préjudice d'anxiété, au motif qu'il se trouve, du fait de l'employeur, dans un état d'inquiétude permanente généré par le risque de déclaration à tout moment d'une maladie liée à l'amiante, se rattache à l'exécution du contrat de travail. Il en résulte que cette action est soumise à la prescription de deux ans prévue à l'article L. 1471-1 du code du travail
Cour de cassation, Chambre sociale, 30 septembre 2020, 19-17.410
Cour de cassationcourrier du 1er août 2014, pour des raisons de santé ; qu'en statuant ainsi, cependant que peu important la demande du salarié, ces documents étaient quérables si bien que l'intéressé qui ne s'était pas déplacé pour les récupérer ne pouvait se plaindre de leur non-envoi immédiatement après le licenciement, la cour d'appel a violé les articles L. 1234-19, L. 1234-20 et R.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 30 septembre 2020, 18/01855
Cour d'appelLe premier alinéa n'est toutefois pas applicable aux actions en réparation d'un dommage corporel causé à l'occasion de l'exécution du contrat de travail, aux actions en paiement ou en répétition du salaire et aux actions exercées en application des articles L. 1132-1, L. 1152-1 et L. 1153-1. Elles ne font obstacle ni aux délais de prescription plus courts prévus par le présent code et notamment ceux prévus aux articles L. 1233-67, L. 1234-20, L. 1235-7 et L. 1237-14, ni à l'application du dernier alinéa de l'article L. 1134-5.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-18.887
Cour de cassationLe premier alinéa n'est toutefois pas applicable aux actions en réparation d'un dommage corporel causé à l'occasion de l'exécution du contrat de travail, aux actions en paiement ou en répétition du salaire et aux actions exercées en application des articles L. 1132-1, L. 1152-1 et L. 1153-1./ Elles ne font obstacle ni aux délais de prescription plus courts prévus par le présent code et notamment ceux prévus aux articles L. 1233-67, L. 1234-20, L. 1235-7 et L. 1237-14, ni à l'application du dernier alinéa de l'article L. 1134-5."; Attendu que l'article L1134-5 du code du travail dispose : "l'action en réparation du préjudice résultant d'une discrimination se prescrit par cinq ans à compter de la révélation de la discrimination. Ce délai n'est pas susceptible d'aménagement conventionnel.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1234-20
Méthode et périmètre
Source et précautions
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