Code du travail
Article L. 1232-2 : texte et décisions associées – page 8
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1232-2
L'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable.
La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation.
L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-2
Cour d'appel de Riom, Chambre Sociale, 31 janvier 2023, 21/02522
Cour d'appel, que cette dernière a refusé par courrier du 29 mars 2012. La société DIETAL a notifié à Madame [L] un licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement. Le courrier de notification est ainsi libellé : « Madame, Nous faisons suite à l'entretien préalable que nous avons eu le 23 avril 2012 en application des dispositions de l'article L1232-2 du code du travail et avons le regret de vous notifier par la présente votre licenciement pour inaptitude physique et impossibilité de reclassement, ceci en raison des faits qui vous ont été exposés lors de l'entretien précité au cours duquel vous vous êtes fait assister de Mme [G] [P], représentante du personnel. Les motifs de cette mesure sont les suivants.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 24 janvier 2023, 20/02352
Cour d'appelElle a reçu les documents de fin de contrat le mercredi 1er juin 2018. Mme [E] ne démontre pas l'existence du préjudice qu'elle dit avoir subi consécutivement au retard apporté à la remise des documents de fin de contrat. Mme [K] [E] est déboutée de sa demande de dommages-intérêts à ce titre. Sur la demande de dommages-intérêts pour irrégularité de la procédure de licenciement Il ressort de l'article L. 1232-2 du code du travail que l'entretien préalable à un licenciement ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
Cour d'appel de Bordeaux, CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 4 janvier 2023, 19/04704
Cour d'appel, doit engager la procédure de licenciement. A défaut, la rupture s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Dès lors qu'il apparaît que le contrat liant M. [S] et M. [Z] devait être requalifié en contrat de travail à durée indéterminée de droit commun, il appartenait à ce dernier, en application des dispositions prévues aux articles L.1232-2 et L.1232-6 du code du travail, d'engager une procédure de licenciement pour rompre la relation de travail, ce qu'il s'est abstenue de faire. La rupture de la relation de travail doit ainsi s'analyser en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 décembre 2022, 21-19.577
Cour de cassation12 mois consécutifs. Si l'absence se prolonge au-delà de la durée précitée et dans le cas où, sous peine de compromettre le fonctionnement de l'entreprise ou d'un service, il apparaîtrait indispensable de remplacer effectivement le salarié malade, l'employeur pourra rompre le contrat de travail en respectant la procédure de licenciement prévue aux articles L. 1232-2 et L. 1232-6 du code du travail. 5.
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 décembre 2022, 21-19.812
Cour de cassation; qu'à défaut, la rupture s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse ; qu'en décidant néanmoins que Monsieur [C] n'ayant pas pris son poste à la date d'effet prévu, il n'était pas fondé à reprocher à son employeur une rupture abusive de son contrat de travail, sans constater que ce dernier avait mis en oeuvre une procédure de licenciement, la Cour d'appel a violé les articles L. 1231-1, L. 1232-2 , L. 1232-1 et L. 1235-1 du Code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 novembre 2022, 20-17.810
Cour de cassationLe salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de toutes ses demandes, alors « que la mise à la réforme des salariés de la RATP n'est qu'une catégorie de cessation des fonctions, au même titre que le licenciement ; qu'un entretien préalable à cette cessation des fonctions doit donc être organisé ; qu'en estimant le contraire, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-2 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1232-2 du code du travail, 43, 50, 94 et 98 du chapitre VII du statut du personnel de la RATP prévu par l'article 31 de la loi n° 48-506 du 21 mars 1948 : 6.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 octobre 2022, 21-18.714
Cour de cassationALORS, AU SURPLUS, QUE la cour d'appel ne pouvait pas retenir l'existence d'un licenciement verbal ayant précédé l'envoi à M. [F] de la lettre de notification du licenciement par des motifs qui font ressortir tout au plus l'annonce de la révocation de l'intéressé en tant que Directeur Général / mandataire social de la société ST2S ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-2 et L. 1235-2 du code du travail ; 4. ALORS, ENFIN, QUE la cour d'appel ne pouvait s'abstenir de répondre aux conclusions de la société et d'examiner les motifs invoqués par elle à l'appui du licenciement de M.
Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale-2ème sect, 8 septembre 2022, 21/01937
Cour d'appelPour plus ample exposé sur les moyens et prétentions des parties, il sera expressément renvoyé aux dernières écritures de Madame [E] [S] déposées sur le RPVA le 20 avril 2022, et de celles de la société TALENT CREATIF déposées sur le RPVA le 19 octobre 2021. Sur le licenciement pour faute grave : La lettre de licenciement, qui fixe les limites du litige, est ainsi rédigée : « Conformément à l'article L 1232-2 du Code du Travail, nous vous avons convoqué le 24/07/2020 à un entretien préalable à votre éventuel licenciement. Vous ne vous êtes pas présentée à cet entretien. Nous avons le regret de vous notifier par la présente votre licenciement. Cette décision est rendue indispensable en raison de votre absence à votre poste de travail de façon continue depuis le 12/03/2020.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2022, 21-10.367
Cour de cassationl'absence de signature par l'employeur de la première convocation à entretien préalable du ‘'11 décembre 2015'' et de la date de la seconde convocation à entretien préalable, qui n'était intervenue régulièrement que le 21 décembre 2015, ce dont il résultait que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-2, L. 1332-2 et L. 1235-3 (dans sa version initiale) du code du travail et la règle ‘'non bis in idem'‘. » Réponse de la Cour Vu l'article 455 du code de procédure civile : 12. Selon ce texte, tout jugement doit être motivé. Le défaut de réponse aux conclusions constitue un défaut de motifs. 13.
Cour d'appel de Pau, Chambre sociale, 7 juillet 2022, 19/03798
Cour d'appelQue le salarié n'a donc pu aucunement faire valoir ses droits dans la procédure de licenciement, ni être assisté de la personne de son choix ; Attendu que c'est donc par une très exacte appréciation du droit applicable aux éléments de l'espèce que les premiers juges ont dit que la procédure de licenciement est entachée d'irrégularité ; Attendu que le non respect des dispositions des articles L.1232-2 et suivants du code du travail s'il peut causer un préjudice à M.
Cour d'appel de Versailles, 11e chambre, 23 juin 2022, 21/01203
Cour d'appell'article 699 du code de procédure civile. Vu l'ordonnance de clôture du 11 avril 2022. SUR CE, Sur l'irrégularité de la procédure de licenciement Mme [N] expose avoir été licenciée aux termes d'un courrier d'information du 5 juillet 2019 sans avoir été préalablement convoquée à un entretien préalable en violation des dispositions de l'article L.1232-2 du code du travail. L'employeur précise que Mme [N] n'a pas pu être licenciée par la lettre du 5 juillet 2019, puisqu'il lui a été précisé qu'elle allait être convoquée prochainement à un entretien préalable. Il ajoute qu'elle a été convoquée à un entretien préalable fixé au 16 juillet 2019 auquel elle ne s'est pas présentée. Il ajoute que la salariée ne justifie d'aucun préjudice.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2022, 21-10.509
Cour de cassationLa désignation d'un délégué syndical ou d'un représentant de section syndicale au sein d'une unité économique et sociale déjà reconnue est valablement notifiée à une seule personne lorsque celle-ci a la qualité de président des entités juridiques composant l'unité économique et sociale
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-2
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.