Thème de droit social

Inspection du travail : décisions et repères – page 674

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles inspection du travail constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées8 365
Dernière décision affichée23 janvier 1980
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Jurisprudence

Décisions récentes sur inspection du travail

8 365 décisions
8078

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 janvier 1980, 79-10.116

Cour de cassation

C'est à bon droit que les juges du fond qualifient d'accident du travail l'accident dont a été victime un jeune garçon, alors qu'il livrait de la marchandise, à mobylette, sur ordre de son cousin charcutier, dès lors qu'ils relèvent qu'il ressortait des documents de la cause et de l'aveu même du charcutier qu'au moment de l'accident, la victime travaillait chez lui depuis plus de deux mois, moyennant une rémunération, ce dont il résultait qu'elle lui était unie par un lien de subordination, peut important que le contrat d'apprentissage eût été valable ou nul en la forme.

8079

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 janvier 1980, 78-41.250

Cour de cassation

Justifient légalement leur décision de classer un salarié agricole comme cadre du 3ème groupe, 2ème degré coefficient 175 les juges du fond qui, après avoir relevé les définitions respectives de ce classement et de celui de cadre du 3ème groupe 1er degré coefficient 190 telles qu'elles figurent dans la convention collective des cadres des exploitations agricoles de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme, estiment qu'il ressort des diverses attestations produites que le salarié, non seulement possédait une qualification agricole certaine, mais encore, assumait des responsabilités d'une réelle importance dans le fonctionnement de l'exploitation.

8080

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 janvier 1980, 78-41.459

Cour de cassation

En l'état d'une cession de l'entreprise à l'occasion de laquelle le cédant, après avoir demandé l'autorisation administrative de licencier un certain nombre de salariés pour motif économique, a rompu le contrat de l'un d'eux quelques jours avant que l'autorisation administrative soit réputée acquise et admettre le caractère réel et sérieux du licenciement, celui-ci bien qu'irrégulier en la forme n'est pas nul. Il s'ensuit que le contrat de travail qui n'est plus en cours au moment de la cession ne subsiste pas avec le nouvel exploitant et que la réparation pécuniaire à laquelle l'irrégularité de forme ouvre droit ne peut, en l'absence de fraude alléguée, être mise à la charge du cessionnaire.

8081

Cour de cassation, Chambre criminelle, 8 janvier 1980, 79-90.005

Cour de cassation

Les dispositions législatives, soumettant à l'assentiment préalable du comité d'entreprise, ou à la décision conforme de l'inspecteur du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives ont institué, au profit de tels salariés et dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, une protection exceptionnelle et exorbitante du droit commun qui interdit par suite à l'employeur de poursuivre par d'autres moyens la résolution du contrat de travail.

LicenciementRésiliation judiciaire+4
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8082

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 janvier 1980, 78-14.585

Cour de cassation

Les juges d'appel ne sauraient, pour refuser de condamner une entreprise au payement des cotisations de sécurité sociale, pour l'emploi de salariés mis à sa disposition par une autre, dire que le prêt de main-d"oeuvre était gratuit et qu'elle n'avait nullement contracté avec une entreprise de travail temporaire tout en constatant par ailleurs que selon les renseignements donnés à l'URSSAF par le directeur du travail et de la main-d"oeuvre le gérant de l'entreprise ayant fourni les ouvriers avait, d'une part, fait la déclaration de son activité d'entreprise de travail temporaire ce qui avait amené l'INSEE à lui attribuer un numéro correspondant à cette branche et d'autre part, adressé le relevé des contrats conclus avec les utilisateurs au nombre desquels figurait l'entreprise poursuivie par l'URSSAF.

8083

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 décembre 1979, 78-41.105

Cour de cassation

Une Cour d'appel ne peut se déclarer incompétente pour connaître de la demande en réparation de la rupture sans cause réelle et sérieuse du contrat de travail d'un salarié compris dans un licenciement collectif antérieur à la loi du 3 janvier 1975 après autorisation de l'inspecteur du travail, et renvoyer les parties à se pourvoir pour faire statuer par la juridiction administrative sur le bien-fondé de cette autorisation, les dispositions de la loi nouvelle ne pouvant lui être appliquées et celles de la législation antérieure sur le contrôle de l'emploi étant sans répercussion sur les rapports des parties.

8084

Cour de cassation, Chambre sociale, 6 décembre 1979, 78-14.827

Cour de cassation

Dès lors qu'un employeur, qui n'a pas déféré à l'injonction de l'inspecteur du travail lui prescrivant de réintégrer un salarié déclaré inapte à son emploi par le médecin du travail et licencié, soutient que l'article D 241-23 du Code du travail n'autorisait pas une telle injonction, il existe une contestation sérieuse ne permettant pas au juge des référés d'ordonner la réintégration.

8085

Cour de cassation, Chambre sociale, 6 décembre 1979, 78-40.929

Cour de cassation

Le licenciement individuel pour motif économique prononcé après expiration du délai de sept jours laissé à l'inspecteur du travail, mais moins de 14 jours après la demande d'autorisation n'est pas prématuré, dès lors que la prorogation du délai de sept jours n'est que facultative et qu'aucune demande de prorogation de ce délai n'est alléguée.

8086

Cour de cassation, Chambre sociale, 29 novembre 1979, 78-13.481

Cour de cassation

Justifie sa décision l'arrêt qui, statuant en référé, ordonne la réintégration d'un délégué syndical licencié malgré le refus d'autorisation de l'inspecteur du travail, dès lors que ne constitue pas une contestation sérieuse le prétexte pris par l'employeur pour se soustraire à ses obligations de l'attitude d'une partie de son personnel qui aurait refusé cette réintégration, attitude à laquelle il n'avait pas tenté de s'opposer, manifestant au contraire son refus personnel de laisser le délégué reprendre son travail.

8087

Cour de cassation, Chambre sociale, 15 novembre 1979, 78-41.328

Cour de cassation

C'est à bon droit qu'une Cour d'appel se place, pour l'évaluation du délai de sept jours donné à l'autorité administrative pour faire connaître soit son accord soit son refus d'autorisation de licenciement collectif pour motif économique, à la date d'envoi par l'employeur de la demande d'autorisation de licenciement du salarié concerné sans avoir à tenir compte des dates des demandes faites par l'employeur au sujet d'autres salariés compris dans ce licenciement collectif.

8088

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 novembre 1979, 78-14.075

Cour de cassation

On ne saurait faire grief à une Cour d'appel d'avoir déclaré régulier le licenciement pour motif économique, autorisé par l'inspecteur du travail, du directeur d'un hebdomadaire et d'avoir débouté ce dernier de sa demande en dommages-intérêts pour licenciement abusif, dès lors qu'interprétant la lettre ambiguë qui lui avait été adressée par son employeur environ deux mois avant ce licenciement, elle estime qu'il s'agissait, non de la notification d'un congédiement, mais de celle d'une révision de ses appointements et de l'éventualité d'un licenciement économique ultérieur et relève que le directeur, qui n'avait pas à ce moment demandé que lui soient précisés les motifs d'une telle mesure, avait continué à travailler et à être rémunéré normalement.

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