Cour d'appel
Cour d'appel de Limoges, Chambre sociale, 11 juin 2026, 25/00763
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: M. [C] [M] a été engagé par cette société par contrat de travail à durée indéterminée à compter du 06 novembre 2023 en qualité de « permanent résident ».
- Solution: Confirme le jugement déféré en ce qu'il a: accueilli la demande de requalification du licenciement sans cause réelle et sérieuse de M. [C] [M], condamné la société [1] au versement de l'indemnité compensatrice de préavis d'un montant de 2.155 € et 215 € au titre des congés afférents, condamné la société [1] au versement de 1.868 € au titre de rappel de salaire à la suite de la mise à pied conservatoire et 186 € au titre de congés payés afférents, débouté M.
- Demandes: Elle sollicite le rejet du courriel du 03 avril 2024 versé au débat par le salarié en violation de l'article 9 du code civil protégeant le droit à la vie privée et le secret des correspondances, et affirme qu'en tout état de cause, ce courriel émanait du responsable paie qui n'avait pas le pouvoir de prononcer une mesure de licenciement; il ne pouvait donc s'agir d'un licenciement verbal.
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- Analyse: Par requête déposée le 21 juin 2024, M. [M] a saisi le conseil de prud'hommes de Guéret aux fins de faire juger que la rupture de son contrat de travail s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Conclusion : Solution indiquée : Autre.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Licenciement licenciement, soulignant que la suspension de son autorisation de fonctionnement à partir du 22 avril 2024
- Saisine prud'homale Demandeur : M. [M] (personne physique / salarié probable) · Par requête déposée le 21 juin 2024, M. [M] a saisi le conseil de prud'hommes de Guéret aux fins de faire juger que la rupture de…
- Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes · décision rendue le 10 OCTOBRE 2025 par le CONSEIL DE PRUD'HOMMES
- Appel formé Appelant : la société R.E.S.O. Labonde Le Dognon (société / employeur probable) · Par déclaration du 26 novembre 2025, la société R.E.S.O. Labonde Le Dognon a interjeté appel
- Arrêt d'appel ca_limoges
Voir 3 dates supplémentaires
- Conclusions notifiées M. [M] (personne physique) · Date à vérifier · conclusions notifiées par voie électronique le 26 mars 2026, M. [M] demande à la cour de juger son appel recevable et bien fondé…
- Conclusions notifiées la société [1] (société / employeur probable) · Date à vérifier · conclusions notifiées par voie électronique le 1er avril 2026, la société [1] demande à la cour de déclarer recevable et bien fon…
- Clôture d'appel ordonnance de clôture a été rendue le 21 avril 2026
Texte de la décision
ARRET N° .
N° RG 25/00763 - N° Portalis DBV6-V-B7J-BIXDB AFFAIRE : S.A.R.L. [1] C/ M. [C] [M] MAV Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution Grosse délivrée à Me Besma MOATE, Me Cristina VANNIER, le 11-06-2026 COUR D'APPEL DE LIMOGES CHAMBRE ECONOMIQUE ET SOCIALE ---==oOo==--- ARRÊT DU 11 JUIN 2026 ---==oOo==--- Le onze Juin deux mille vingt six la Chambre économique et sociale de la cour d'appel de LIMOGES a rendu l'arrêt dont la teneur suit par mise à disposition du public au greffe : ENTRE : S.A.R.L. [1], demeurant [Adresse 1] représentée par Me Cristina VANNIER de la SELARL SELARL CRISTINA VANNIER, avocat au barreau de LIMOGES APPELANTE d'une décision rendue le 10 OCTOBRE 2025 par le CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE GUERET ET : Monsieur [C] [M] né le 04 Octobre 1978 à , demeurant [Adresse 2] comparant en personne, assisté de Me Besma MOATE, avocat au barreau de PARIS INTIME ---==oO§Oo==--- Suivant avis de fixation du Président de chambre chargé de la mise en état, l'affaire a été fixée à l'audience du 21 Avril 2026.
La clôture de la mise en état a été faite à l'audience.
Conformément aux dispositions de l'article 805 du Code de Procédure Civile, Madame Olivia JEORGER-LE GAC, Présidente de chambre, et Madame Marie Anne VALERY , Conseiller, magistrat rapporteur, assistées de Mme Sophie MAILLANT, Greffier, ont tenu l'audience au cours de laquelle Madame Marie Anne VALERY a été entendue en son rapport oral.
Les avocats sont intervenus au soutien des intérêts de leurs clients et ont donné leur accord à l'adoption de cette procédure.
Après quoi, Madame Olivia JEORGER-LE GAC, Présidente de chambre, a donné avis aux parties que la décision serait rendue le 11 Juin 2026 par mise à disposition au greffe de la cour, après en avoir délibéré conformément à la loi.
Au cours de ce délibéré, Madame Madame Marie Anne VALERY, a rendu compte à la Cour, composée de Madame Olivia JEORGER-LE GAC, Présidente de chambre,de Madame Marianne PLENACOSTE, Conseiller et d'elle même.
A l'issue de leur délibéré commun, à la date fixée, l'arrêt dont la teneur suit a été mis à disposition au greffe. ---==oO§Oo==--- LA COUR ---==oO§Oo==--- EXPOSÉ DU LITIGE Faits et procédure La société [1], inscrite au RCS et gérée par M. [K] [J], exerce une activité d'accueil et d'accompagnement au sein d'un lieu de vie sis à [Localité 1], proposant notamment à des jeunes en difficulté d'exercer des activités de maraîchage.
M. [C] [M] a été engagé par cette société par contrat de travail à durée indéterminée à compter du 06 novembre 2023 en qualité de « permanent résident ».
Le contrat était soumis à une période d'essai de trois mois renouvelable une fois.
Le 21 mars 2024, à la demande de son responsable M. [S], M. [M], a accompagné [Q], un enfant de dix ans, dans une activité disciplinaire dite de « marche éducative ».
L'enfant a été victime d'un malaise pendant la marche et conduit aux urgences par le salarié.
L'établissement a effectué un signalement auprès du procureur de la République, qui a ouvert une enquête contre M. [S] pour violences aggravées sur mineur de quinze ans et privation de soins ou d'aliments.
M. [M] a été placé en arrêt de travail pour maladie du 26 mars au 28 avril 2024.
Le 3 avril 2024, M. [P], responsable paie et administration du personnel, a adressé un courriel à la direction indiquant : « (...) [C] (...), à licencier ».
M. [M] a été convoqué par lettre du 05 avril 2024 à un entretien préalable fixé au 23 avril suivant, avec mise à pied à titre conservatoire.
Mots-clés droit social
Licenciement • Cause réelle et sérieuse • Licenciement économique / PSE • Faute grave • Discipline / sanctions • Préavis / indemnités de rupture • Démission • Contrat de travail • CDD / intérim • Requalification • Période d'essai • Salaire / rémunération • Frais professionnels • Congés payés • Obligation de sécurité • Procédure prud'homale
Textes cités
Code du travailInformations détaillées
- Juridiction
- Cour d'appel
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 11/06/2026
- Numéro d'affaire
- 25/00763
Résumé source
Faits et procédure La société [1], inscrite au RCS et gérée par M. [K] [J], exerce une activité d'accueil et d'accompagnement au sein d'un lieu de vie sis à [Localité 1], proposant notamment à des jeunes en difficulté d'exercer des activités de maraîchage. M. [C] [M] a été engagé par cette société par contrat de travail à durée indéterminée à compter du 06 novembre 2023 en qualité de « permanent résident ». Le contrat était soumis à une période d'essai de trois mois renouvelable une fois. Le 21 mars 2024, à la demande de son responsable M. [S], M. [M], a accompagné [Q], un enfant de dix ans, dans une activité disciplinaire dite de « marche éducative ». L'enfant a été victime d'un malaise pendant la marche et conduit aux urgences par le salarié. L'établissement a effectué un signalement auprès du procureur de la République, qui a ouvert une enquête contre M. [S] pour violences aggravées…