Code du travail
Article L. 1231-1 : texte et décisions associées
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Article L. 1231-1
Le contrat de travail à durée indéterminée peut être rompu à l'initiative de l'employeur ou du salarié, ou d'un commun accord, dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre.
Ces dispositions ne sont pas applicables pendant la période d'essai.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1231-1
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 16 septembre 2026, 25/01515
Cour d'appelLa société [1] était donc tenue d'assurer le rapatriement de M. [S] [R] à la suite de son licenciement par la filiale, et de lui procurer, dès la rupture de son contrat de travail avec la filiale, un nouvel emploi compatible avec l'importance de ses précédentes fonctions en son sein. Si elle entendait le licencier, elle devait mettre en oeuvre la procédure de licenciement prévue aux articles L.1231-1 et suivants du code du travail. Il est constant que la société mère, la société [1] ne lui a proposé aucune offre de réintégration en son sein à la suite de son licenciement par la filiale australienne; elle n'a pas davantage mis en oeuvre de procédure de licenciement. La société mère a ainsi manqué à son obligation prescrite par l'article L.1235-1 précité.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 16 septembre 2026, 24/06160
Cour d'appel; les sacrifices dont il fait état ne sauraient remettre en cause la légitimité de la rupture de la période d'essai. *** Selon les dispositions de l'article L.1221-20 du code du travail, la période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. Il résulte de l'article L.1231-1 du code du travail que les parties sont libres de rompre le contrat de travail pendant la période d'essai, que sauf abus de droit ou légèreté blâmable qu'il appartient au salarié de démontrer, l'employeur peut rompre l'essai sans être tenu de justifier d'un motif et la rupture de la période d'essai ne saurait être considérée comme abusive.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 16 septembre 2026, 23/00901
Cour d'appel, et que celle-ci doit, compte-tenu du harcèlement moral caractérisé, produire les effets d'un licenciement nul à titre principal. L'employeur conteste tout manquement à ses obligations et conclut au rejet de la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail. *** Sur le fondement de l'article 1184 devenu 1227 du code civil et de l'article L.1231-1 du code du travail, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes d'une demande de résiliation judiciaire du contrat à raison des manquements de l'employeur aux obligations découlant du contrat de travail. Les manquements doivent être suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 septembre 2026, 24-16.830
Cour de cassation; qu'ainsi, la cour d'appel, qui avait constaté que le salarié avait été engagé le 8 novembre 2018 et pris acte de la rupture le 2 juillet 2019, de sorte que son ancienneté était inférieure à huit mois, ne pouvait, comme il l'a fait, lui allouer une indemnité de licenciement ; qu'elle a ainsi violé l'article L. 1234-9 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1221-1, L. 1231-1, L. 1234-9 et R. 1234-1 du code du travail : 10. La prise d'acte de la rupture par le salarié en raison de faits qu'il reproche à son employeur entraîne la cessation immédiate du contrat de travail. 11. Il résulte de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 septembre 2026, 25-13.101
Cour de cassationd'acte, produit les effets d'un licenciement nul, le jugement déféré étant infirmé sur ce point'', sans rechercher si le manquement retenu à l'encontre de l'employeur était suffisamment grave pour empêcher la poursuite du contrat de travail, ce qui ne ressort pas de sa motivation, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1231-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1231-1 du code du travail et 1184 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 : 9.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 15 septembre 2026, 23/04057
Cour d'appelde paye. Il ajoute que l'employeur l'a agressé physiquement par arme blanche, ce qui a motivé sa prise d'acte. Selon le jugement rendu, en première instance l'employeur a contesté les manquements dénoncés par M. [E] et a conclu à ce que la prise d'acte de la rupture de M. [E] soit analysée comme une démission. Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 15 septembre 2026, 23/00630
Cour d'appelPour infirmation du jugement déféré, Mme [Q] [A] sollicite le prononcé de la résiliation judiciaire de son contrat de travail laquelle soit produire les effets d'un licenciement nul en raison du harcèlement moral dont elle a été victime de la part de sa supérieure hiérarchique Mme [O] [M] [X]. Pour confirmation de la décision, l'association intimée conteste tout harcèlement moral à l'égard de l'appelante. Les dispositions combinées des articles L. 1231-1 du code du travail et 1224 du code civil permettent au salarié de demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur en cas de manquements suffisamment graves de ce dernier à ses obligations contractuelles.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 10 septembre 2026, 25/00525
Cour d'appelelle-même bénéficie du statut de travailleur handicapé. Il ajoute que la directrice des ressources humaines du groupe a proposé au salarié le 8 février 2024 un poste de réceptionniste dans un autre hôtel du groupe, ce qui démontre encore l'absence de discrimination en lien avec son état de santé. Sur ce, En application des dispositions de l'article L.1231-1 du code du travail, les dispositions qui régissent la rupture du contrat de travail ne sont pas applicables pendant la période d'essai, et chacune des parties dispose, en principe, d'un droit de résiliation discrétionnaire sans avoir ainsi à alléguer des motifs. Cependant, les dispositions de l'article L.1132-1 du code du travail relatives aux discriminations illicites sont applicables à la période d'essai.
Cour d'appel de Poitiers, Chambre Sociale, 10 septembre 2026, 23/00093
Cour d'appella prise d'acte de l'intimé ne peut produire que les effets d'une démission. En réponse, M. [H] objecte pour l'essentiel que les éléments qu'il présente sont suffisamment graves pour considérer que la prise d'acte de la rupture du contrat de travail est bien imputable au Groupement d'employeurs. Sur ce : Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquements suffisamment graves de l'employeur qui empêchent la poursuite du contrat. Il appartient au salarié d'établir les faits qu'il allègue à l'encontre de l'employeur. L'écrit par lequel le salarié prend acte de la rupture du contrat de travail en raison de faits qu'il reproche à son employeur ne fixe pas les limites du litige.
Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale-2ème sect, 10 septembre 2026, 25/00792
Cour d'appelEnfin, la coopérative expose avoir proposé à Monsieur [Z] [C] une compensation financière lors de la réorganisation (courriels du 25 août 2020 ' Annexe n° 6 ' et de la réponse du directeur du 28 août 2020 ' Annexe n° 7) et que ce dernier a refusé cette offre et a, par la suite, menacé de prendre acte de la rupture, ce qui constitue, selon la coopérative, un chantage visant à obtenir un avantage indemnitaire. Motivation : Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 10 septembre 2026, 24/00699
Cour d'appelConformément aux dispositions de l'article 1184 du code civil, devenu l'article 1224 du code civil, la condition résolutoire étant toujours sous-entendue dans les contrats synallagmatiques, pour le cas où l'une des deux parties ne satisfera point à son engagement, la partie envers laquelle l'engagement n'a point été exécuté peut demander au juge la résolution du contrat. Les dispositions combinées des articles L.1231-1 du code du travail et 1224 du code civil permettent au salarié de demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur en cas de manquements suffisamment graves de ce dernier à ses obligations contractuelles.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-2, 9 septembre 2026, 23/02882
Cour d'appelIl rappelle que le notariat offre de nombreuses opportunités professionnelles et que l'âge de la salariée ne saurait à lui seul suffire à expliquer ses difficultés de réinsertion. L'employeur conclut que, si une nullité de la rupture était prononcée, le préjudice devrait être évalué souverainement par les juges, sous réserve que la salariée établisse concrètement son préjudice, ce qu'elle n'a pas fait. ** Il résulte des articles L. 1132-1, L. 1132-4 et L. 1231-1 du code du travail que le salarié dont la rupture de la période d'essai est nulle pour motif discriminatoire ne peut prétendre à l'indemnité prévue en cas de licenciement nul mais à la réparation du préjudice résultant de la nullité de cette rupture (Soc., 25 juin 2025, pourvoi n° 23-17.999 publié).
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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