Thème de droit social

Licenciement économique / PSE : décisions et repères – page 1266

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles licenciement économique / pse constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées15 321
Dernière décision affichée3 juin 1981
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Jurisprudence

Décisions récentes sur licenciement économique / pse

15 321 décisions
15181

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 1981, 79-41.887

Cour de cassation

Nonobstant le caractère d'ordre public des règles relatives au licenciement pour cause économique ou d'un délégué syndical, constitue une transaction valable comportant des concessions réciproques l'accord intervenu entre les parties après l'audience en conciliation consécutive à l'action engagée par le salarié pour entrave au droit syndical, en dommages-intérêts, indemnités de rupture et réintégration et qui comporte versement d'une indemnité forfaitaire en contrepartie de la renonciation du salarié à rechercher la responsabilité de l'employeur et à poursuivre l'instance.

15182

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 1981, 79-41.164

Cour de cassation

L'article 25 de l'accord national professionnel sur la sécurité de l'emploi du 10 février 1969 étendu par l'arrêté du 11 avril 1972, selon lequel les salariés compris dans un licenciement collectif économique bénéficient d'une priorité de réembauchage durant un délai d'un an à compter de la date de leur licenciement s'ils manifestent le désir d'user de cette priorité dans un délai de deux mois à partir de leur départ de l'entreprise, ne lie pas la priorité de réembauchage à la création d'un emploi identique à celui occupé par le salarié au moment du licenciement.

15185

Cour de cassation, Chambre sociale, 2 juin 1981, 80-12.721

Cour de cassation

Il existe une contestation sérieuse sur la portée de la décision ministérielle confirmant l'autorisation de licenciement économique donnée par l'inspecteur du travail, lorsque le tribunal administratif en a prononcé l'annulation et que l'employeur a formé tierce-opposition contre le jugement ainsi qu'un recours devant le conseil d'Etat. Par suite doit être cassé l'arrêt qui ordonne la réintégration provisoire des salariés licenciés.

15186

Cour de cassation, Chambre sociale, 2 juin 1981, 79-40.346

Cour de cassation

Pendant la période d'essai, chacune des parties au contrat de travail dispose, en principe d'un droit de résiliation discrétionnaire sans avoir à alléguer de motifs. Par suite, même si la résiliation est fondée sur des considérations tirées de motifs économiques et non de la qualité du travail du salarié, l'employeur n'a pas à solliciter une autorisation de l'administration ne s'agissant pas d'un licenciement au sens de la loi mais de la fin d'un essai pendant lequel les règles prévues pour la cessation du contrat de travail ne sont pas applicables.

15187

Cour de cassation, Chambre sociale, 26 mai 1981, 80-10.360

Cour de cassation

En l'état de l'engagement d'une société de ne pas mettre fin au contrat de travail à durée déterminée de son directeur commercial sans l'accord préalable d'une tierce société qui avait accepté de garantir le versement des salaires de l'intéressé pendant le reste de son activité, et du licenciement économique de celui-ci par le syndic lors de la mise en règlement judiciaire de la société employeur sans que l'accord de la tierce société ait été demandé, il ne saurait être fait grief aux juges du fond d'avoir débouté cette dernière de son recours en garantie contre le syndic dès lors que son action était dirigée contre lui seul sans que soit mise en cause la société en règlement judiciaire, que l'exploitation ayant continué et le directeur commercial étant passé de plein droit au service de la masse, la créance…

15188

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 1981, 79-41.497

Cour de cassation

N'est pas constitutif de faute grave le fait que des cadres supérieurs aient, au cours de la réunion syndicale, informé de la situation de l'entreprise les salariés placés sous leurs ordres, qui étaient légitimement inquiets et avec lesquels la direction les avait, par des mesures discriminatoires prises quelques jours plus tôt, mis dans l'impossibilité de communiquer.

15189

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 1981, 79-41.665

Cour de cassation

L'appréciation de la régularité de la procédure qui a été suivie pour demander l'autorisation administrative d'un licenciement économique est réservée à l'administration du travail comme celle de la réalité du motif économique invoqué pour le justifier. Par suite doit être cassée la décision par laquelle un conseil de prud"hommes se déclare compétent pour vérifier si ont été respectés la procédure de licenciement, ses formes ainsi que la convention collective et le règlement intérieur relatifs aux licenciements et ordonne une expertise préalable à cette vérification.

15190

Cour de cassation, Chambre sociale, 2 avril 1981, 78-40.427

Cour de cassation

Lorsqu'un salarié, licencié pour suppression de poste, après autorisation implicite du directeur départemental du travail n'ayant fait l'objet de recours ni devant le ministre du travail ni devant les tribunaux administratifs, a saisi le conseil de prud"hommes d'une demande en dommages-intérêts pour rupture abusive de son contrat de travail en invoquant notamment le recrutement de nouveaux agents pour exercer ses fonctions après son départ, l'arrêt qui l'en déboute est légalement justifié dès lors qu'après avoir estimé que l'intéressé ne pouvait remettre en cause devant les tribunaux judiciaires la réalité du motif soumis au contrôle de l'autorité administrative, les juges d'appel ont constaté que le salarié n'avait pas été remplacé dans ses fonctions par de nouveaux agents, certaines de ses attributions…

15191

Cour de cassation, Chambre sociale, 1 avril 1981, 79-41.692

Cour de cassation

Si la juridiction prud"homale ne peut contrôler la réalité du motif économique d'un licenciement dès lors qu'il a été autorisé par l'autorité administrative en application de l'article L 321-9 du code du travail, elle n'en est pas moins compétente, aux termes de l'article L 511-1 alinéa 3 du même code, pour statuer sur les demandes des salariés en paiement de dommages-intérêts pour licenciement irrégulier et dépourvu de cause réelle et sérieuse, après avoir, le cas échéant sursis à statuer et saisi le tribunal administratif compétent de la question préjudicielle de la légalité de la décision administrative.

15192

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 1981, 79-50.845

Cour de cassation

Encourt la cassation l'arrêt qui condamne un employeur à payer des dommages-intérêts à un salarié licencié pour cause économique au motif qu'il n'avait pas sollicité l'autorisation de l'inspecteur du travail préalablement au licenciement tout en relevant que si l'employeur avait tardivement sollicité cette autorisation, il n'en était résulté aucun préjudice pour ce salarié qui avait perçu les indemnités de chômage au taux de 90 % et qui n'avait d'ailleurs pas contesté devant la juridiction administrative la validité de cette autorisation tardive.

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