Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 2
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 15 septembre 2026, 25/02070
Cour d'appelSelon l'article L. 1232-1 du code du travail tout licenciement pour motif personnel est motivé et justifié par une cause réelle et sérieuse. Il s'en évince que la cause doit être existante, exacte et objective, et être suffisamment sérieuse pour justifier le licenciement et empêcher la poursuite à terme du travail. Aux termes des articles L. 1232-1 et L. 1232-6 du code du travail, la lettre de licenciement fixe les limites du litige en ce qui concerne les griefs articulés à l'encontre du salarié. Il en résulte que le juge a l'obligation d'examiner l'ensemble des griefs invoqués dans la lettre de licenciement même si certains ne sont pas développés dans les conclusions de l'employeur. (Soc. 23 octobre 2024, FS-B, n° 22-22.206 ).
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 11 septembre 2026, 23/04488
Cour d'appelLe jugement sera confirmé en ce qu'il l'a déboutée de sa demande, ainsi que de sa demande d'indemnité de travail dissimulé, fondée sur le défaut de paiement par l'employeur des heures supplémentaires. 3-Sur la rupture Aux termes de l'article L.1235-1 du code du travail, le juge doit apprécier la régularité de la procédure de licenciement et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur. En application de l'article L.1232-6 du même code, la lettre de licenciement, éventuellement complétée en application de l'article R.1232-13, fixe les limites du litige. La cause du licenciement doit être objective et reposer sur des faits matériellement vérifiables. Les faits doivent être établis et constituer la véritable cause de licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2026, 25-13.697
Cour de cassationbut de s'enrichir personnellement, pour juger que le licenciement était fondé, lorsque les faits reprochés au salarié résidaient, non pas dans les accords conclus entre [lui] et les agents commerciaux mais dans l'exercice d'un chantage et de pressions sur ces agents dont ses propres constatations excluaient la matérialité, la cour d'appel a violé l'article L.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-5, 10 septembre 2026, 24/01257
Cour d'appelElle réclame en conséquence l'allocation d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et d'une indemnité compensatrice de préavis outre les congés payés afférents. La société [1] conclut que le licenciement pour motif économique est fondé et qu'il convient de débouter Mme [D] de sa demande d'indemnité afférente. *** Il résulte de l'article L.1232-6 du code du travail que lorsque l'employeur manifeste la décision irrévocable de rompre le contrat de travail d'un salarié avant l'envoi de la lettre de licenciement, le licenciement est nécessairement sans cause réelle et sérieuse. Aux termes de l'article L.
Cour d'appel de Rouen, Chambre Sociale, 10 septembre 2026, 25/03559
Cour d'appelLa société [2] n'a pas apporté de précisions sur les motifs énoncés, ni de sa propre initiative après l'envoi de la lettre de licenciement, en application des dispositions de l 'article R. 1232-13 du code du travail, ni dans le cadre de ses écritures. C'est dès lors avec pertinence que le salarié oppose que ces griefs sont insuffisamment précis, en violation des dispositions de l'article L. 1232-6 du code du travail. Il sera retenu que ces deux griefs ne sont pas matériellement établis. S'agissant du troisième grief La société [2] reproche à M. [O] un comportement manifestement déplacé à l'égard d'une adolescente suivi par un service qu'il avait la charge de diriger. Elle expose que le mardi 24 janvier 2023, en fin de matinée, M.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 10 septembre 2026, 25/00552
Cour d'appelce dernier lui sous-traitait des missions qu'elle n'entendait pas gérer directement. Il ajoute qu'il produit deux demandes d'intervention de son employeur au profit de l'entreprise [3], dont l'une remonte au mois de janvier 2022, soit quelques mois avant la notification de son licenciement. Sur ce, Aux termes des dispositions des articles L.1232-1 à L.1232-6 du code du travail, tout licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse, énoncée dans une lettre notifiée au salarié. Cette lettre, qui fixe les limites du litige doit exposer des motifs précis et matériellement vérifiables, permettant au juge d'en apprécier la réalité et le sérieux.si un doute subsiste, il profite au salarié.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 septembre 2026, 23/07309
Cour d'appelLa société [1] indique en réplique qu'il ne saurait être retenu un défaut de motivation de la lettre de licenciement dès lors que celle-ci précise non seulement la date des faits reprochés, mais également le client auprès duquel le salarié était affecté et enfin les deux griefs qui lui sont reprochés. Selon l'article L.1235-2 du code du travail, les motifs énoncés dans la lettre de licenciement prévue aux articles L.1232-6, L.1233-16 et L.1233-42 peuvent, après la notification de celle-ci, être précisés par l'employeur, soit à son initiative soit à la demande du salarié, dans des délais et conditions fixés par décret en Conseil d'Etat. La lettre de licenciement, précisée le cas échéant par l'employeur, fixe les limites du litige en ce qui concerne les motifs de licenciement.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 septembre 2026, 23/06696
Cour d'appelinvoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties, et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il estime utiles, et, si un doute persiste, il profite au salarié. En l'espèce, la lettre de licenciement pour faute grave du 2 août 2022, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, fait état des griefs suivants': -avoir emporté à son domicile le 13 juin 2022 du mobilier de cuisine et des appareils électro-ménagers appartenant à l'employeur, -avoir pris un véhicule de service appartenant à l'employeur pour transporter les éléments dérobés, en violation des dispositions en vigueur en matière d'utilisation des véhicules de service.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 septembre 2026, 23/07343
Cour d'appelL'article 1235-3-1 du code du travail dresse une liste limitative des cas de nullité du licenciement. L'absence de pouvoir du signataire de la lettre de licenciement n'en fait pas partie, une telle irrégularité ne pouvant entraîner que son absence de cause réelle et sérieuse. Le jugement doit donc être infirmé en ce qu'il a déclaré nul le licenciement. Sur le caractère réel et sérieux du licenciement Il résulte des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, que le licenciement doit être notifié au salarié par l'employeur, par lettre signée par une personne habilitée à cette fin.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 septembre 2026, 23/05286
Cour d'appelpar l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties, et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il estime utiles, et, si un doute persiste, il profite au salarié. En l'espèce, la lettre de licenciement pour faute lourde du 9 février 2022, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, fait état des griefs suivants pour caractériser de «'graves irrégularités commises au préjudice direct de l'entreprise'».
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 10 septembre 2026, 24/00759
Cour d'appel2019 relatif aux revalorisations pour l'année 2020 que le salaire pour un coefficient 120 est alors en-dessous du SMIC. Sur la rupture du contrat de travail et les prétentions financières Il résulte de l'article 1353 du code civil qu'il appartient à celui qui se prévaut de la rupture d'un contrat de travail d'en rapporter la preuve. Vu l'article L. 1232-6 du code du travail : 10. Il résulte de ce texte que la rupture du contrat de travail, en l'absence de lettre de licenciement, ne peut résulter que d'un acte de l'employeur par lequel il manifeste au salarié ou publiquement sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 9 septembre 2026, 22/10106
Cour d'appel1235-1 du code du travail, le juge, pour apprécier le caractère réel et sérieux des motifs de licenciement invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties, et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il estime utiles, et, si un doute persiste, il profite au salarié. En l'espèce, la lettre de licenciement, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, reproche au salarié un comportement inadapté à l'égard des patients et de services médicaux, des altercations récurrentes avec les collègues de travail, une désorganisation persistante de l'entreprise, des abandons de poste réitérés, d'avoir fait preuve d'insubordination et de violence à l'égard de M. [Z], d'avoir dénigré la société le service.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
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