Code du travail
Article L. 3253-8 : texte et décisions associées – page 27
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Texte disponible
Article L. 3253-8
L'assurance mentionnée à l'article L. 3253-6 couvre :
1° Les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, ainsi que les contributions dues par l'employeur dans le cadre du contrat de sécurisation professionnelle ;
2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant :
a) Pendant la période d'observation ;
b) Dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de sauvegarde, de redressement ou de cession ;
c) Dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ;
d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire et dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité ;
3° Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des salariés auxquels a été proposé le contrat de sécurisation professionnelle, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé ce contrat aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées au 2°, y compris les contributions dues par l'employeur dans le cadre de ce contrat et les salaires dus pendant le délai de réponse du salarié ;
4° Les mesures d'accompagnement résultant d'un plan de sauvegarde de l'emploi déterminé par un accord collectif majoritaire ou par un document élaboré par l'employeur, conformément aux articles L. 1233-24-1 à L. 1233-24-4, dès lors qu'il a été validé ou homologué dans les conditions prévues à l'article L. 1233-58 avant ou après l'ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ;
5° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues :
a) Au cours de la période d'observation ;
b) Au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ;
c) Au cours du mois suivant le jugement de liquidation pour les représentants des salariés prévus par les articles L. 621-4 et L. 631-9 du code de commerce ;
d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation et au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité.
La garantie des sommes et créances mentionnées aux 1°, 2° et 5° inclut les cotisations et contributions sociales et salariales d'origine légale, ou d'origine conventionnelle imposée par la loi, ainsi que la retenue à la source prévue à l'article 204 A du code général des impôts.
Historique des versions disponibles (2)
- L3253-8 — 1 janvier 2019
- L3253-8 — 1 juillet 2013
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 3253-8
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 8 septembre 2022, 20/00557
Cour d'appelAGS CGEA de [Localité 2], demande à la cour de: -Confirmer en toutes ses dispositions le jugement du conseil de prud'hommes de Tours du 11 février 2020 -Débouter Mme [H] de l'ensemble de ses demandes -En toute hypothèse, déclarer la décision à intervenir opposable au CGEA en qualité de gestionnaire de l'AGS, dans les limites prévues aux articles L.3253-8 et suivants du code du travail, et les plafonds prévus par les articles L.3253-17 et D.3253-5 du code du travail, étant précisé qu'en l'espèce, le plafond considéré et le plafond six -Statuer ce que de droit quant aux dépens L'UNEDIC, délégation AGS CGEA de [Localité 2] s'associe à l'argumentaire développé par Me [X] et conclut dans le même sens.
Cour d'appel de Fort-de-France, Chambre sociale, 22 juillet 2022, 20/00008
Cour d'appelLa Cour est en mesure d'évaluer le préjudice subi par le salarié de ce chef à la somme de 1903,46 euros correspondant à un mois de salaire. Il sera donc ajouté au jugement sur ce point. - Sur la garantie de l'AGS Au vu de la liquidation judiciaire de l'EURL BATIM intervenue par jugement du 4 février 2020, après le jugement rendu le 9 décembre 2019 par le Conseil de Prud'hommes de Fort-de -France, et en application de l'article L 3253-8 du code du travail, l'EURL BATIM est fondée à solliciter la garantie de l'AGS dans les termes prévues au dispositif du présent arrêt. PAR CES MOTIFS La Cour, CONFIRME le jugement rendu la 9 décembre 2019 par le Conseil de Prud'hommes de Fort-de-France en ce qu'il a alloué à M.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 28 juin 2022, 20/02252
Cour d'appelde rupture à savoir indemnité conventionnelle de licenciement et indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, - Débouter Monsieur [Z] de sa demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, En tout état de cause, - Dire et juger que l'AGS I.D.F.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 23 juin 2022, 20/00416
Cour d'appell'UNEDIC, délégation AGS CGEA de Rennes demande à la cour de: -Confirmer en toutes ses dispositions le jugement prononcé par le conseil de prud'hommes de Tours le 13 janvier 2020, -Débouter Mme [G] de l'ensemble de ses demandes, -en toute hypothèse, déclarer la décision à intervenir opposable au CGEA, dans les limites et plafonds définis aux articles L.3253-8 et suivants du code du travail, L.3253-17 et D.3263-5 du code du travail et dire que la garantie de l'AGS est plafonnée, toute créance avancée pour le compte du salarié, à un des trois plafonds définis par ce dernier article, et qu'en l'espèce, le plafond applicable est le plafond 6. L'UNEDIC, délégation AGS CGEA de Rennes " s'associe pleinement " aux conclusions prises par le mandataire liquidateur, dont seuls les moyens seront détaillés plus après.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2022, 21-11.167
Cour de cassation; qu'en retenant le principe de la garantie de l'AGS au titre de l'indemnité de préavis (6 000 euros), des congés payés afférents (600 euros), et de l'indemnité de licenciement (2 400 euros), après avoir énoncé que l'AGS garantit les sommes résultant de l'exécution du contrat de travail dues avant l'ouverture de la procédure collective et que ces sommes étaient des créances de nature salariales, la cour d'appel a violé l'article L. 3253-8 du code du travail. » Réponse de la Cour Recevabilité du moyen 5. Le salarié conteste la recevabilité du moyen.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2022, 20-21.951
Cour de cassation; que la prise d'effet de la résiliation judiciaire est fixée à la date de la décision la prononçant ; qu'en énonçant que le poste du salarié avait été supprimé le jour de la liquidation judiciaire, emportant cesstion de l'activité du salarié, pour dire opposables à l'AGS les créances résultant de la rupture qu'elle a ainsi fixée à cette date, la cour d'appel a violé les articles L. 3253-8 et L. 1231-1du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles 1184 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, L. 3253-8, 2° du code du travail, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, L. 641-9 du code de commerce dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2014-326 du 12 mars 2014 et R.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 14 juin 2022, 19/02161
Cour d'appel215 € à titre d'indemnité compensatrice de congés payés - 39 914 €au titre des heures supplémentaires - 963 € au titre des indemnités de paniers - 2 000 € par application de l'article 700 du Code de Procédure Civile Déclarer le présent arrêt commun et opposable à la Délégation Unedic AGS CGEA constituée et dire qu'elle devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L.3253-6 à L. 3253-8 du code du travail.' Il expose que : ' l'employeur a toujours refusé de rémunérer les nombreuses heures supplémentaires qu'il devait effectuer comme les autres salariés de l'entreprise (MM.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 8 juin 2022, 20/01923
Cour d'appel' Limiter à 6 mois de salaire l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ' Débouter M. [Y] de sa demande de dommages et intérêts pour irrégularité de la procédure de licenciement et de l'indemnité spéciale de licenciement, En tout état de cause, ' Dire et juger que l'AGS Ile de France Est ne devra procéder à l'avance des éventuelles créances visées aux articles L.3253-8 et suivants du code du travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles L.3253-15 à L.3253-21 du nouveau code du travail (plafond 5 de l'année 2017) ; ' Constater, vu les dispositions de l'article L.622-28 du Code de commerce, que les intérêts ont nécessairement été arrêtés au jour de l'ouverture de la procédure collective ; ' Donner acte à l'AGS CGEA Ile de France Est de ce qu'elle n'est pas…
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 juin 2022, 21-11.604
Cour de cassation; qu'en retenant l'opposabilité à l'AGS de la créance fixée au passif de la liquidation judiciaire de l'association à titre d'indemnité pour travail dissimulé après avoir constaté que ni le mandataire judiciaire, ni le mandataire liquidateur n'avaient prononcé la rupture du contrat de travail de la salariée et que la présidente de l'association n'avait pu prononcer cette rupture ni en fait ni en droit, la cour d'appel a violé les articles L. 3253-8 et L. 8223-1 du code du travail, dans leur version applicable au litige. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 3253-8, 2° et L. 8223-1 du code du travail : 5. L'indemnité pour travail dissimulé prévue à l'article L. 8223-1 du code du travail, qui n'est due que lorsque la relation de travail est rompue, résulte de cette rupture.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 24 mai 2022, 19/02514
Cour d'appelfaire application des dispositions législatives et réglementaires du Code de Commerce, - leur donner acte de ce qu'ils revendiquent le bénéfice exprès et d'ordre public des textes légaux et décrets réglementaires applicables, tant au plan de la mise en oeuvre du régime d'assurance des créances des salariés, que de ses conditions et étendues de garantie, plus précisément les articles L.3253-8, L.3253-17 et D.3253-5 du Code du Travail.
Cour d'appel de Rouen, Chambre Sociale, 19 mai 2022, 19/04897
Cour d'appeldu présent arrêt. La cour rappelle que le jugement d'ouverture de la procédure arrête le cours des intérêts légaux et conventionnels, ainsi que tous intérêts de retard et majorations. Sur la garantie de l'UNEDIC délégation AGS CGEA de [Localité 4] Compte tenu de la nature des sommes allouées, l'AGS CGEA doit sa garantie dans les termes des articles L. 3253-8 et suivants du code du travail, à défaut de fonds disponibles. Sur les dépens et frais irrépétibles En qualité de partie succombante, il y a lieu de condamner Mme [S], ès qualités, aux entiers dépens, y compris ceux de première instance, de la débouter de sa demande formulée en application de l'article 700 du code de procédure civile et de la condamner à payer à M. [R] la somme de 2 500 euros sur ce même fondement.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 13 mai 2022, 18/10558
Cour d'appelRappeler le principe de subsidiarité de la garantie AGS en présence d'une entreprise poursuivant son activité dans le cadre d'un plan de redressement , qui demeure débitrice principale des sommes pouvant être dues à ses salariés ou anciens salariés.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 3253-8
Méthode et périmètre
Source et précautions
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Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.