Thème de droit social

Médecine du travail : décisions et repères – page 859

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles médecine du travail constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 324
Dernière décision affichée5 avril 1978
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Jurisprudence

Décisions récentes sur médecine du travail

10 324 décisions
10297

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 avril 1978, 77-40.087

Cour de cassation

Lorsque le salarié qui a démissionné a été à nouveau engagé dans l'entreprise par un autre contrat après une interruption de deux années, l'ancienneté à considérer pour le calcul de l'indemnité de licenciement ne peut s'apprécier en tenant compte du temps de travail accompli en exécution du premier contrat, la convention collective ne prévoyant cette possibilité que lorsque ce contrat a été rompu par licenciement ou suspendu par le service militaire.

10298

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mars 1978, 76-41.101

Cour de cassation

Les juges du fond peuvent décider que le conseil d'administration d'un centre interentreprise de médecine du travail qui a procédé au recrutement d'un médecin avant d'avoir été agréé, est habilité à prononcer de la même manière son licenciement en l'absence d'une commission de contrôle qui malgré ses réclamations, n'a pu être mise en place qu'un an après le licenciement et dont les membres sont d'ailleurs les mêmes que ceux dudit conseil d'administration.

10299

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 mars 1978, 76-40.499

Cour de cassation

L'inaptitude au travail doit s'apprécier par rapport à l'emploi occupé et à la date où elle est constatée. Les juges du fond ne peuvent donc décider qu'un employeur a rompu sans cause réelle le contrat de travail d'un salarié déclaré inapte à remplir son emploi de chauffeur livreur par le médecin du travail et doit le réintégrer au motif que postérieurement il avait été déclaré apte par l'inspecteur du travail après avis du médecin inspecteur.

10300

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 décembre 1977, 76-41.096

Cour de cassation

La rupture du contrat de travail pendant la période d'essai motivée par des difficultés de relations entre l'employeur et un médecin du travail, n'est pas abusive dès lors que le praticien ne rapporte pas la preuve que l'employeur ait détourné ses pouvoirs et qu'il ne peut être sérieusement soutenu que le non engagement de l'intéressé dont il n'est pas allégué que le poste soit resté vacant, ait porté atteinte à la sécurité et au secret médical des travailleurs.

10301

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 novembre 1977, 76-13.936

Cour de cassation

Bien que la caisse primaire ait reconnu le caractère professionnel d'un eczéma de contact, affection classée au Tableau n. 15, est justifiée la décision rejetant la demande de rente d'invalidité dès lors qu'une expertise médicale a mis en évidence l'absence de lésion dermatologique évolutive des mains, que les examens ultérieurs ont confirmé que l'intéressé présentait "seulement un discret érythème", que l'avis du médecin du travail entraînaît non pas un déclassement professionnel, mais un changement d'emploi, et qu'ainsi "les séquelles objectives minimes n'entraînaient pas d'incapacité permanente".

10302

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 octobre 1977, 76-11.785

Cour de cassation

On ne saurait faire grief à un arrêt d'avoir décidé que la juridiction des référés n'était pas compétence pour statuer sur la demande en réintégration formée par deux médecins du travail licenciés faisant valoir que leur licenciement était irrégulier comme n'ayant pas été autorisé par la majorité des membres présents ou non de la commission de contrôle, c'est-à-dire par la majorité absolue de 7 voix, dès lors que, après avoir relevé que les formes prévues par la loi pour le licenciement des médecins du travail avaient été respectées, la commission de contrôle ayant été consultée préalablement, les juges d'appel ont estimé qu'il n'y avait pas urgence et sans se prononcer sur l'interprétation du vote et l'irrégularité éventuelle du licenciement, que celui-ci, régulier en apparence, n'avait pas créé un trouble…

10303

Cour de cassation, Chambre sociale, 12 octobre 1977, 75-14.901

Cour de cassation

On ne saurait faire grief à un arrêt d'avoir infirmé la décision du juge des référés qui avait fait droit à la demande en réintégration d'ouvriers pâtissiers licenciés au vu d'un certificat du médecin du travail les ayant déclaré inaptes à la suite d'un contrôle bactériologique, en raison d'une expertise médicale favorable à laquelle l'employeur avait subordonné son accord pour les réembaucher à la suite du traitement subi, dès lors que les juges d'appel ont relevé que malgré l'avis favorable de l'expert, le médecin du travail s'y était opposé par une décision administrative s'imposant à l'employeur en raison de la persistance d'un état de santé dangereux ou susceptible de le devenir tant pour eux-mêmes que pour les autres travailleurs et le public, et qu'il existait une contestation excédant la compétence…

10304

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 juillet 1977, 75-40.988

Cour de cassation

Le licenciement accompagné du versement des indemnités de rupture, d'un salarié devenu inapte aux travaux de manutention en raison d'une intervention chirugicale et compte tenu de son âge, repose sur une cause réelle et sérieuse, dès lors que l'entreprise est une petite unité de production comprenant un personnel réduit qui doit effectuer tous les travaux de manutention.

10305

Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mars 1977, 75-40.393

Cour de cassation

Lorsqu'un salarié ancien est licencié pour inaptitude physique et que, sur son action en justice, l'employeur offre de le réintégrer, ce qui fait l'objet d'un accord homologué par le Tribunal, le non respect de cet engagement par l'entrepreneur qui fait preuve de mauvaise volonté en proposant à l'intéressé des conditions d'emploi différentes, dégénère en rupture abusive.

10306

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 juin 1976, 75-11.301

Cour de cassation

Aux termes de l'article 2 du décret du 2 juillet 1971 relatif aux avantages complémentaires de vieillesse ouverts aux praticiens conventionnés, la cotisation annuelle des régimes d'assurance maladie visée au 2ème alinéa de l'article L 683 du Code de la Sécurité sociale n'est due qu'autant que le praticien a versé la cotisation à sa charge avant l'expiration de la cinquième année civile suivant celle au titre de laquelle ladite cotisation se rapporte.

10307

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 juin 1976, 75-40.435

Cour de cassation

La rupture du contrat de travail d'un salarié contraint de cesser son activité antérieure du fait de la maladie entraînée par les travaux spéciaux qu'il accomplissait et la manipulation des matières premières utilisées par la société qui l'employait est imputable au fonctionnement de l'entreprise et non à la force majeure, même si l'affection ne constitue pas une maladie professionnelle dont les conséquences sont réparées par la législation de la sécurité sociale. Par suite c'est à bon droit que l'employeur est condamné à réparer, au moins partiellement, le préjudice subi par le salarié du fait de cette rupture.

10308

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 avril 1976, 74-12.325

Cour de cassation

Le bénéfice des indemnités journalières de l'assurance maladie afférentes à un arrêt de travail ordonné par un médecin du travail ne saurait être refusé à un assuré social de bonne foi dont l'incapacité n'est pas contestée par la caisse, peu important que la prescription de repos soit intervenue en méconnaissance des règles de déontologie auxquelles était soumis le praticien.

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