Code du travail
Article L. 1237-2 : texte et décisions associées
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Article L. 1237-2
La rupture d'un contrat de travail à durée indéterminée à l'initiative du salarié ouvre droit, si elle est abusive, à des dommages et intérêts pour l'employeur.
En cas de litige, le juge se prononce conformément aux dispositions de l'article L. 1235-1.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1237-2
Cour d'appel de Poitiers, Chambre Sociale, 10 septembre 2026, 23/00093
Cour d'appel'acte de l'intimé ne peut produire que les effets d'une démission. En réponse, M. [H] objecte pour l'essentiel que les éléments qu'il présente sont suffisamment graves pour considérer que la prise d'acte de la rupture du contrat de travail est bien imputable au Groupement d'employeurs. Sur ce : Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquements suffisamment graves de l'employeur qui empêchent la poursuite du contrat. Il appartient au salarié d'établir les faits qu'il allègue à l'encontre de l'employeur. L'écrit par lequel le salarié prend acte de la rupture du contrat de travail en raison de faits qu'il reproche à son employeur ne fixe pas les limites du litige.
Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale-2ème sect, 10 septembre 2026, 25/00792
Cour d'appeldu 25 août 2020 ' Annexe n° 6 ' et de la réponse du directeur du 28 août 2020 ' Annexe n° 7) et que ce dernier a refusé cette offre et a, par la suite, menacé de prendre acte de la rupture, ce qui constitue, selon la coopérative, un chantage visant à obtenir un avantage indemnitaire. Motivation : Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail. En cas de prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié, cette rupture produit, soit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d'une démission.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 septembre 2026, 24-20.780
Cour de cassation; qu'il était constant que la lettre ouverte avait été adressée à l'employeur le 7 février 2021 ; qu'en se fondant ainsi sur des circonstances, postérieures de deux mois environ à la démission, qui n'étaient pas de nature à la rendre équivoque au jour où elle avait été donnée sans réserve, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1231-1, L. 1237-2 et L.
Cour d'appel de Bourges, Chambre Sociale, 4 septembre 2026, 26/00001
Cour d'appelLe conseil de prud'hommes ayant exactement apprécié le préjudice de ce dernier, sa décision est confirmée en ce qu'elle lui a alloué la somme de 1 000 euros à titre de dommages et intérêts de ce chef. 3) Sur la demande de requalification de la démission en prise d'acte de la rupture du contrat de travail : Il résulte de la combinaison des articles L. 1231-1, L. 1237-2 et L. 1235-1 du code du travail que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 11 juin 2026, 21/18215
Cour d'appeld'un préjudice distinct occasionné par le manquement de l'employeur. En conséquence et en confirmant le jugement déféré, la cour rejette la demande de dommages et intérêts de la salariée au titre du manquement à l'obligation de prévention des risques de harcèlement moral. VI. Sur la prise d'acte Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail. Il appartient au salarié d'établir la réalité des faits qu'il allègue à l'encontre de l'employeur à l'appui de sa prise d'acte.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 10 juin 2026, 22/10409
Cour d'appelil a fixé à la somme de 57 141,60 euros le montant du rappel de salaire sur heures supplémentaires et sur heures complémentaires, outre 5714,16 au titre des congés payés afférents. Il convient toutefois d'ajouter que cette somme est fixée en brut. Sur prise d'acte de la rupture du contrat de travail Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail. En cas de prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié, cette rupture produit, soit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d'une démission.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/04713
Cour d'appelpar des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement moral et à toute discrimination en raison de l'état de santé, lesquels sont donc établis. En réparation du préjudice, [1] sera condamnée à verser à M. [P] la somme de 10 000 euros. La décision sera infirmée de ce chef. Sur la prise d'acte Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail. En cas de prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié, cette rupture produit, soit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d'une démission.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 9 juin 2026, 23/00489
Cour d'appelIl ajoute que le salarié a rompu abusivement son contrat de travail , et qu'une vague de départ dont il est instigateur s'en est suivie, 3 agents commerciaux et un salarié ayant donné concomitamment leur démission, la contraignant ainsi à fermer son agence. Il est constant que le salarié qui sans autorisation de son employeur n'effectue pas son préavis est tenu au paiement d'une indemnité compensatrice de préavis. L'article L 1237-2 du code du travail dispose par ailleurs que: ' la rupture d'un contrat de travail à durée indéterminée à l'initiative du salarié ouvre droit, si elle est abusive, à des dommages et intérêts pour l'employeur. En cas de litige, le juge se prononce conformément aux dispositions de l'article L.
Cour d'appel de Riom, Chambre Sociale, 9 juin 2026, 23/00543
Cour d'appelLa démission du salarié sera abusive notamment lorsqu'il aura quitté brutalement son emploi, sans respect du préavis contractuellement ou conventionnellement prévu, lorsqu'il aura démissionné de concert avec d'autres salariés démissionnaires simultanément ou encore lorsque la démission s'accompagne d'une tentative de débauchage d'autres salariés. En application de l'article L. 1237-2 du code du travail, en cas de démission abusive, l'employeur peut, s'il justifie d'un préjudice, obtenir la condamnation du salarié au paiement de dommages et intérêts. En cas de litige, le juge forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties. Si un doute subsiste, il profite au salarié.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 5 juin 2026, 23/03230
Cour d'appel[U] ne justifie pas avoir subi un préjudice distinct de celui, de nature financière, qui résulte du non-paiement d'une partie de son salaire, qu'au demeurant il ne réclame pas. Dès lors, le jugement déféré sera confirmé, en ce qu'il a débouté M. [U] de sa demande en dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail. 2. Sur la rupture du contrat de travail En droit, il résulte de la combinaison des articles L. 1231-1, L. 1237-2 et L. 1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 3 juin 2026, 22/12697
Cour d'appelservice d'un salarié n'est pas admise et que les retenues effectuées à ce titre sont injustifiées. Il est octroyé en réparation à la salariée la somme de 500 euros à titre de dommages et intérêts. Sur la rupture du contrat de travail : Sur la prise d'acte de la rupture du contrat de travail : 47. Il résulte de la combinaison des articles L.1231-1, L.1237-2 et L.1235-1 du code du travail que la prise d'acte ne permet au salarié de rompre le contrat de travail aux torts de l'employeur qu'en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail. 48. Il appartient au salarié d'établir les faits qu'il allègue à l'encontre de l'employeur. (Soc., 19 décembre 2007, nº06-44.754) 49.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 3 juin 2026, 25/02250
Cour d'appeléquivoque, l'analyser en une prise d'acte de la rupture qui produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient ou, dans le cas contraire, d'une démission. La prise d'acte est un mode de rupture du contrat de travail à l'initiative du salarié. Il résulte de la combinaison des articles L. 1231-1, L. 1237-2 et L. 1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail aux torts de l'employeur en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail. Il appartient au salarié d'établir les manquements invoqués et leur gravité ayant empêché la poursuite du contrat qu'il allègue à l'encontre de l'employeur.
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Méthode et périmètre
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