Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 26 janvier 2024, 21/00288
Cour d'appella nullité du licenciement, soit dans le cas contraire, d'une démission. C'est au salarié qu'il incombe de rapporter la preuve des faits qu'il reproche à son employeur. Il est admis à invoquer d'autres faits que ceux avancés dans le courrier de rupture. En présence d'une prise d'acte antérieure, il n'y a pas lieu de se prononcer sur la demande de résiliation judiciaire, laquelle est sans objet du fait de la rupture. En l'espèce, ainsi que le soutient M. [J], le harcèlement moral constitue un manquement de l'employeur suffisamment grave empêchant la poursuite du contrat de travail. La prise d'acte doit donc produire les effets d'un licenciement nul. M. [J] peut prétendre à une indemnité de licenciement, à une indemnité compensatrice de préavis et à des dommages et intérêts pour licenciement nul.