Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 836

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 866
Dernière décision affichée19 novembre 1980
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Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 866 décisions
10021

Cour de cassation, Chambre sociale, 19 novembre 1980, 78-40.967

Cour de cassation

Si les juges du fond décident exactement qu'un salarié victime d'un accident du travail dont les séquelles l'ont rendu inapte à reprendre son emploi n'était pas fondé à réclamer l'indemnité compensatrice d'un préavis qu'il était dans l'impossibilité physique d'exécuter, ils ne peuvent le priver de l'indemnité de licenciement dès lors qu'ils constatent que l'inaptitude de ce salarié à remplir son emploi, ayant entraîné la rupture du contrat de travail, résultait de l'accident du travail et qu'elle était donc imputable à un risque de l'entreprise et non à un fait de ce salarié.

10022

Cour de cassation, Chambre sociale, 14 novembre 1980, 79-14.249

Cour de cassation

La Cour d'appel qui statue sur une requête tendant à faire reconnaître qu'un accident du travail était dû à la faute inexcusable de l'employeur, n'est pas lié par une ordonnance de non-lieu rendue au profit dudit employeur, à la fin de l'instruction prénale, au motif que les faits constatés ne caractérisaient pas le délait d'homocide par imprudence.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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10023

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 novembre 1980, 79-41.036

Cour de cassation

Les absences répétées et désorganisant le service, d'un salarié de la métallurgie qui a fait l'objet de nombreux avertissements dont certains écrits constituent une cause réelle et sérieuse de licenciement sans qu'il puisse invoquer la convention collective qui ne contient aucune disposition sur les absences répétées pour maladie mais seulement sur les arrêts de travail ininterrompus de plus de six mois.

10025

Cour de cassation, Chambre sociale, 29 octobre 1980, 79-14.995

Cour de cassation

C'est à bon droit que les juges du fond refusent de considérer comme un accident du travail l'agression dont a été victime à son domicile personnel, le directeur d'une entreprise, de la part de quatre individus déclarant qu'ils venaient venger les morts d'une catastrophe minière, dès lors qu'ils relèvent que, lors de l'agression, ce directeur qui, quelle que fut la nature de ses fonctions de direction, ne se trouvant pas en permanence au service de l'entreprise, n'exerçait en fait à son domicile personnel aucune activité en relation avec son emploi, et en conséquence, même si les agresseurs n'avaient atteint la victime qu'en raison de la nature de ses fonctions dans l'entreprise, les blessures reçues par lui à un moment où il ne se trouvait plus placé sous la direction de son employeur, ne pouvaient être…

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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10026

Cour de cassation, Chambre sociale, 29 octobre 1980, 79-11.566

Cour de cassation

Encourt la cassation l'arrêt décidant que l'accident dont avait été victime un salarié âgé de seize ans, brûlé par le courant électrique alors qu'il avait été chargé de procéder au dépoussiérage d'un transformateur, n'était pas dû à la faute inexcusable de l'employeur, en relevant essentiellement que la victime avait commis une imprudence en montant sur le transformateur, dès lors que les juges du fond constatent que l'employeur n'avait pas respecté les mesures de sécurité imposées par le Code du travail, en faisant accéder un travailleur de moins de dix-huit ans dans un local où se trouvait un transformateur, contravention aux dispositions formelles de l'article R 234-19 du Code du travail, destinées à protéger les mineurs de seize à dix-huit ans contre les conséquences prévisibles de leur inexpérience.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10027

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 1980, 79-12.440

Cour de cassation

Constitue un accident du travail et non un accident de trajet l'accident de la circulation dont a été victime un salarié alors qu'il se rendait, avec l'équipe dont il faisait partie sur ordre de l'employeur et dans un véhicule de l'entreprise conduit par un copréposé, dans une ville située à quelques centaines de kilomètres du chantier auquel il était, affecté, où il devait effectuer, en fin de semaine, un travail exceptionnel, en sus de celui qu'il accomplissait sur ledit chantier, ce qui constituait une mission.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10028

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 octobre 1980, 79-40.020

Cour de cassation

La seule circonstance de l'omission de l'envoi de certificats médicaux de prolongation de l'arrêt de travail d'un salarié victime d'un accident du travail et dont l'état n'est pas encore consolidé ne peut être considérée comme une manifestation de volonté certaine et non équivoque du salarié de démissionner de son emploi ni comme une inexécution d'une gravité telle qu'elle entraîne par elle-même la rupture du contrat.

10029

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 octobre 1980, 79-15.476

Cour de cassation

Justifient légalement leur décision déclarant non imputable à la faute inexcusable de l'employeur l'accident mortel du travail dont a été victime un salarié écrasé par un panneau de tôle sur lequel il pratiquait une soudure, les juges du fond qui, retenant que la victime avait, sans demander conseil aux agents de maîtrise présents dans l'atelier, pris l'initiative de supprimer presque totalement le dispositif assurant la stabilité de la plaque, et négligé d'utiliser pour la soutenir avant d'exercer sur elle une forte pression cause de sa chute, le pont roulant qui était alors disponible, estiment que ces fautes personnelles qui ne dérivaient pas de celles de l'employeur et avaient été la cause de l'accident, étaient inexcusables de la part d'un ouvrier hautement qualifié.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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10030

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 juillet 1980, 79-15.165

Cour de cassation

Commet une faute inexcusable déterminante d'un accident du travail, l'employeur qui fournit à ses ouvriers en violation de l'article 2 du décret 65-48 du 8 janvier 1965, un échafaudage ne présentant aucune garantie et dont, bien qu'il eût été malade le jour de l'accident, il ne pouvait ignorer l'absence de solidité faisant encourir aux ouvriers, qui n'avaient pu refuser de l'utiliser, un danger d'une gravité exceptionnelle.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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10031

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 juillet 1980, 79-15.357

Cour de cassation

Encourt la cassation l'arrêt déclarant imputable à la faute inexcusable de l'employeur l'accident mortel dont a été victime un cheminot écrasé par un wagon citerne d'une conception si critiquable qu'il n'aurait jamais dû être autorisé à circuler sur le réseau de la SNCF, alors que les juges du fond ont également retenu que l'accident était dû à la conjugaison des fautes de la SNCF et de la victime elle-même qui avait enfreint les consignes de sécurité les plus élémentaires en s'avançant sur le côté du wagon tandis qu'il était levé sur des vérins, bien qu'il fût un employé connu pour son expérience, constatation faisant apparaître que la faute commise par la victime avait atténué celle qu'avait pu commettre la SNCF.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10032

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 1980, 79-14.098

Cour de cassation

La décision avant dire droit par laquelle la commission de première instance ordonne deux expertises, l'une de caractère technique, l'autre médicale, en vue de déterminer si un accident du travail était dû à la faute inexcusable de l'employeur, tout en déclarant dans ses motifs, la loi du 6 décembre 1976 applicable à cet accident survenu antérieurement à sa promulgation, ne tranche, dans son dispositif, aucune partie du principal et, en commettant un médecin expert afin qu'il donnât son avis sur les différents éléments du préjudice de la victime, cette juridiction ne décide rien qui lie ensuite le juge.

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