Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 25
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué. Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Historique des versions disponibles (4)
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 septembre 2023, 22-16.099
Cour de cassationtéléphones portables, ici encore en dépit des observations de l'employeur et d'avoir omis d'exposer des produits dans un établissement en dépit de ses affirmations contraires auprès de l'employeur ce dont il résultait que le licenciement avait été prononcé au moins partiellement pour des motifs disciplinaires, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-1, L. 1232-6 et L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 12 juillet 2023, 21/01470
Cour d'appel1235-1 du code du travail, le juge, pour apprécier le caractère réel et sérieux des motifs de licenciement invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties, et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il estime utiles, et, si un doute persiste, il profite au salarié. En l'espèce, la lettre de licenciement du 22 août 2018, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, reproche à Madame [C] : -des problèmes de communication et de comportement récurrents, à l'origine d'une ambiance de travail dégradé et de la souffrance de certains collègues, -le refus récurrent des directives de sa hiérarchie.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 29 juin 2023, 21/02555
Cour d'appelEn tout état de cause, le non-respect par le salarié des directives de son employeur ne relève pas de l'insuffisance professionnelle mais d'une faute disciplinaire. Il est enfin souligné qu'aucune remarque sur son travail durant la relation contractuelle n'a été faite à M. [K] [D]. Sur la faute grave Il résulte des dispositions combinées des articles L. 1232-1, L. 1232-6, L. 1234-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 2023, 21-18.142
Cour de cassationIl résulte des articles L. 1232-3 et L. 1232-6 du code du travail que la finalité même de l'entretien préalable et les règles relatives à la notification du licenciement interdisent à l'employeur de donner mandat à une personne étrangère à l'entreprise pour procéder à cet entretien et notifier le licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 2023, 22-13.187
Cour de cassationou d'une menace pesant sur la compétitivité du secteur dont relevait cette société, ni même constater que le secteur d'activité de celle-ci aurait été distinct de celui des autres sociétés du groupe, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale au regard de l'article L. 1233-3 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1232-6 et L. 1233-3 du code du travail : 7. Il résulte du second de ces textes que la cause économique d'un licenciement s'apprécie au niveau de l'entreprise ou, si celle-ci fait partie d'un groupe, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 28 juin 2023, 20/04872
Cour d'appel1235-1 du code du travail, le juge, pour apprécier le caractère réel et sérieux des motifs de licenciement invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties, et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il estime utiles, et, si un doute persiste, il profite au salarié. En l'espèce, la lettre de licenciement du 17 avril 2019 adressée à Madame [T], qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, fait état d'un manque de rigueur et de célérité de le travail de la salariée et du refus de celle-ci d'appliquer les procédures de l'enseigne, malgré les rappels constants de ses collègues qui se retrouvent contraints de faire son travail et menacent de démissionner si elle reste en poste.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 8 juin 2023, 22/00060
Cour d'appellicenciement alors que le salarié demandait l'indemnisation de la rupture du contrat de travail. M. [M] conteste avoir accepté la rétractation du licenciement et avance qu'il a subi un préjudice du fait de s'être trouvé dans l'angoisse d'avoir été licencié à l'issue d'une procédure mal fondée et irrégulière. En application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, la rupture du contrat de travail se situe à la date où l'employeur a manifesté sa volonté d'y mettre fin, c'est-à-dire au jour de l'envoi de la lettre recommandée avec demande d'avis de réception notifiant la rupture. Une fois cette notification effectuée, l'accord clair et non équivoque du salarié est nécessaire à l'employeur pour rétracter la mesure de licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juin 2023, 21-21.012
Cour de cassation; qu'en retenant la qualification de licenciement disciplinaire, sans rechercher si les dysfonctionnements managériaux invoqués par la lettre de licenciement étaient dus à une faute plutôt qu'à une insuffisance professionnelle, la cour d'appel n'a pas rempli son office et a privé sa décision de base légale au regard tant de l'article 12 du code de procédure civile que des articles L. 1331-1, L. 1232-1 et L. 1235-3 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1232-6 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 : 6.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 25 mai 2023, 22/01579
Cour d'appelpréjudice à l'employeur. Du fait de leur gravité ils rendent impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. La cour rappelle qu'un délai de 10 jours entre la commission des faits et la convocation à l'entretien préalable n'est pas excessif et ne peut priver l'employeur du droit d'invoquer la faute grave. En outre en application de l'article L 1232-6 du code du travail le délai de notification d'une lettre de licenciement est de 2 jours ouvrables minimum, ce délai court du jour de l'entretien préalable. Selon l'article L 1332-2 alinéa 4 du code du travail, applicable au licenciement disciplinaire, aucune sanction ne peut intervenir moins de 2 jours ouvrables ni plus d'un mois après le jour fixé pour l'entretien préalable.
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 mai 2023, 21-24.320
Cour de cassationet « pouvait être incarcéré » au moment de l'envoi de la lettre de licenciement, sans constater que l'employeur connaissait la nouvelle adresse du salarié à la date de notification du licenciement, distincte de son domicile, à laquelle son courrier devait désormais lui être envoyé, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1232-6 du code du travail dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 ». Réponse de la Cour Vu l'article L. 1232-6 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 : 5. Selon ce texte, lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. 6.
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 mai 2023, 22-11.072
Cour de cassation; que le juge ne peut aggraver la qualification de la faute retenue par l'employeur dans la lettre de licenciement ; qu'en retenant que les faits reprochés au salarié sont constitutifs d'une faute grave et débouter celui-ci de ses demandes au titre de l'indemnité légale de licenciement et des dommages et intérêts, quand dans la lettre de licenciement, l'employeur n'avait pas retenu la qualification de faute grave, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1232-6 du code du travail dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 : 6. Il résulte de ce texte que la lettre de licenciement fixant les limites du litige, le juge ne peut aggraver la qualification de la faute retenue par l'employeur dans cette lettre. 7.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 24 mai 2023, 20/06322
Cour d'appelSi elle ne retient pas la faute grave, il appartient à la juridiction saisie d'apprécier le caractère réel et sérieux des motifs de licenciement invoqués par l'employeur, conformément aux dispositions de l'article L. 1232-1 du code du travail. En l'espèce, la lettre de licenciement du 7 août 2017, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, lui reproche en substance les faits suivants : - des absences injustifiées les 8 et 17 juin 2017 - un retard d'une heure 25 le 9 juin 2017 - un retard d'une heure 47 le 15 juin 2017 - et ce, après deux mises en garde et six sanctions disciplinaires pour des écarts de caisse, un comportement discourtois à l'égard de la clientèle, ainsi que des absences et retards injustifiées.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
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