Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 852

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 870
Dernière décision affichée27 avril 1978
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Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 870 décisions
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Cour de cassation, Chambre sociale, 27 avril 1978, 77-11.687

Cour de cassation

En l'état d'un accident dont a été victime un ouvrier qualifié ayant appuyé involontairement sur le bouton de mise en marche d'un broyeur dont il avait entrepris la vérification sans avoir au préalable coupé le circuit d'alimentation, les juges du fond, constatant que la victime était personnellement chargée de surveiller le fonctionnement des broyeurs, travail dont elle connaissait les dangers, et estimant qu'il incombait à elle seule de prendre les mesures de sécurité indispensables, sont fondés à décider que le fait pour l'employeur de ne pas s'être lui-même assuré de la mise hors circuit de l'appareil, ne constitue pas une faute d'exceptionnelle gravité, sa présence sur les lieux n'impliquant pas qu'il eût pris la direction des opérations.

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10214

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 avril 1978, 76-13.758

Cour de cassation

Les délais impartis par le décret du 7 janvier 1959 pour procéder aux opérations de l'expertise technique ne sont pas prescrits à peine de nullité. En conséquence la Cour d'appel qui observe que le retard apporté à l'examen d'un salarié, victime d'un accident du travail, n'a eu aucune incidence sur ses résultats et donc qu'aucun grief ne s'en est suivi, estime, à bon droit, que l'avis de l'expert s'impose à elle.

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10215

Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mars 1978, 77-10.796

Cour de cassation

Compte tenu du caractère particulier qui, en application du décret du 7 janvier 1959, s'attache à la procédure d'arbitrage médical dite expertise technique, notamment du fait que les conclusions de l'expert ne constituent pas, en principe, un simple avis que le juge serait libre d'admettre ou de rejeter, le dispositif d'une décision qui ordonne un complément d'expertise technique, en écartant l'avis précédent, lequel, en principe liait le juge, tranche par là-même une question touchant au fond et peut, par suite, être immédiatement frappé d'appel.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10216

Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mars 1978, 76-40.916

Cour de cassation

Lorsque l'employeur a mis en congé sans solde un salarié victime d'un accident du travail à compter de la date de consolidation des blessures, puis a pris acte, quelques mois plus tard, de la rupture du fait du salarié, en raison de son inaptitude définitive, le préposé qui n'a plus touché les indemnités journalières de la sécurité sociale, à compter de la consolidation, ne peut pas demander les indemnités complémentaires prévues par la convention collective ni réclamer un salaire quelconque pour la période comprise entre la date de consolidation et celle de la rupture pendant laquelle, incapable physiquement de tenir un emploi, il n'a fourni aucun travail.

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Cour de cassation, Chambre sociale, 30 mars 1978, 76-11.092

Cour de cassation

Lorsqu'une décision passée en force de chose jugée, a débouté un membre du personnel aérien navigant de sa demande dirigée contre la caisse primaire d'assurance-maladie et contre son employeur, aux fins d'obtenir la prise en charge, à titre d'accident du travail, de la surdité dont il souffrait, au motif que cette affection, qui n'avait ni origine ni date certaines, n'avait pas été entraînée par le traumatisme invoqué, et que son aggravation était en relation avec l'âge, l'intéressé, qui aurait dû être indemnisé au seul titre de la législation professionnelle, s'il avait apporté la preuve du fait accidentel ou de la réunion des conditions de prise en charge d'une maladie professionnelle, n'est pas recevable à demander à son employeur, partie à la précédente instance, la réparation du même préjudice en…

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Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mars 1978, 77-11.326

Cour de cassation

Constatant que la presse à injection utilisée par un salarié n'avait pas été munie des dispositifs de protection exigés par l'arrêté ministériel du 1er juin 1964 de telle sorte qu'il soit impossible pour l'ouvrier d'atteindre même volontairement les organes de travail dangereux, les juges du fond peuvent en déduire que l'accident causé à ce salarié par le moule de la presse en mouvement était dû à la faute inexcusable de l'employeur, qui n'avait pas pu ignorer le danger que cette absence de protection faisait courir à son personnel.

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10220

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mars 1978, 76-13.267

Cour de cassation

L'arrêté du 28 décembre 1972 qui prévoit une tarification propre pour chacun des établissements distincts d'une même entreprise de travaux publics ou de bâtiment, n'a pas, en ce qui concerne l'attribution du taux réduit de cotisation pour le personnel des bureaux, supprimé l'obligation de sédentarité de l'ensemble de celui-ci, imposé par la réglementation antérieure. Par suite, une décision ne peut appliquer le taux réduit pour le personnel de bureau, sans rechercher si les conducteurs de travaux passant une heure chaque jour dans les bureaux, et qu'elle exclut de ce personnel, exercent principalement leur activité dans un autre établissement, et alors qu'un certain nombre d'autres employés sont appelés à se déplacer habituellement, notamment sur les chantiers.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10222

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 1978, 76-13.724

Cour de cassation

La maladie professionnelle doit, en principe, être considérée comme contractée au service du dernier employeur chez lequel la victime a été exposée au risque, avant sa constatation médicale. Dès lors que cet employeur n'a pas apporté la preuve de la part de responsabilité susceptible d'incomber aux employeurs précédents et de le décharger à due concurrence, les incidences financières de la maladie ne peuvent être réparties entre lui et lesdits employeurs.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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10223

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 1978, 77-10.407

Cour de cassation

Ne constitue pas un accident du travail l'accident survenu à un membre du personnel navigant, alors que, à la suite de la prolongation d'une escale due à une grève des contrôleurs aériens, il se rendait, avec les autres membres de l'équipage, de l'hôtel où ils résidaient initialement, à un hôtel situé dans une autre localité, à bord d'une voiture louée par le commandant de bord, dès lors que, les membres de l'équipage n'ayant d'autre obligation que de demeurer à la disposition de la compagnie, tenue informée de tout déplacement, et leur position de "formation groupée d'équipage" n'ayant pas ajouté de sujétion supplémentaire de nature à les replacer sous la subordination de l'employeur, le déplacement, dont le caractère indispensable à l'accomplissement de la mission n'avait pas été établi, constituait un…

Accident du travail / maladie professionnelleRejet+1
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10224

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 mars 1978, 76-40.254

Cour de cassation

Si, en principe, le paragraphe 4 de l'article 5 de l'avenant "ouvriers" à la convention collective des industries métallurgiques de l'arrondissement de Valenciennes précise que la maladie n'est pas assimilée au cas de force majeure exonérant l'employeur du paiement de l'indemnité de licenciement, il en est autrement lorsque la maladie a duré plus de neuf mois ; en ce cas l'article 30, paragraphe 7, de la convention collective stipule que l'employeur sera fondé à prendre acte de la rupture par force majeure du contrat de travail, en avisant l'intéressé par une notification tenant compte du préavis d'usage.

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