Cour de cassation, Chambre sociale, 6 décembre 2001, 00-12.686
Cour de cassationil résulte que la société Segid devait avoir conscience du danger encouru par le salarié, la cour d'appel a pu décider que cet employeur ayant volontairement laissé son salarié exposé à un danger qu'il ne pouvait ignorer, sa faute, d'une exceptionnelle gravité, revêtait les caractères d'une faute inexcusable et qu'elle avait eu un rôle déterminant dans la réalisation de l'accident, dès lors que sans elle, l'imprudence commise par la victime n'aurait pu avoir lieu ou n'aurait pas entraîné de dommage ; que répondant ainsi aux conclusions prétendument délaissées, elle a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société Segid aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile,