Code du travail
Article L. 1471-1 : texte et décisions associées – page 25
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Article L. 1471-1
Toute action portant sur l'exécution du contrat de travail se prescrit par deux ans à compter du jour où celui qui l'exerce a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son droit. Toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture. Les deux premiers alinéas ne sont toutefois pas applicables aux actions en réparation d'un dommage corporel causé à l'occasion de l'exécution du contrat de travail, aux actions en paiement ou en répétition du salaire et aux actions exercées en application des articles L. 1132-1 , L. 1152-1 et L. 1153-1 . Elles ne font obstacle ni aux délais de prescription plus courts prévus par le présent code et notamment ceux prévus aux articles L. 1233-67 , L. 1234-20 , L. 1235-7 , L. 1237-14 et L. 1237-19-8 , ni à l'application du dernier alinéa de l'article L. 1134-5 .
Historique des versions disponibles (4)
- L1471-1 — 1 mai 2008
- L1471-1 — 1 mai 2008
- L1471-1 — 1 mai 2008
- L1471-1 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1471-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 22-22.877
Cour de cassationde l'activité normale et permanente de l'entreprise, ce dont elle aurait dû déduire que l'action en requalification de la relation de travail en contrat à durée indéterminée n'était pas prescrite et que la salariée pouvait demander que la requalification produise ses effets à la date du premier engagement irrégulier, la cour d'appel a violé les articles L. 1471-1 et L. 1245-1 du code du travail, dans leur rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et l'article L. 1242-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1471-1 et L. 1245-1 du code du travail, dans leur rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et l'article L. 1242-1 du même code : 12.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 22-20.473
Cour de cassation; qu'en l'espèce, en requalifiant la relation de travail en contrat à durée indéterminée quand il ressortait de ses propres constatations que concernant les deux années ayant précédé la saisine du conseil de prud'hommes par le salarié, qui étaient les seules années non prescrites, l'employeur justifiait disposer de l'ensemble des contrats à durée déterminée écrits signés par les parties, la cour d'appel a violé les articles L. 1471-1, L. 1242-12, 1° et L. 1245-1 du code du travail, dans leur rédaction applicable au litige. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1471-1 du code du travail, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2017-1718 du 20 décembre 2017, et les articles L. 1242-12 et L. 1245-1, dans ses rédactions antérieure et issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, du même code : 6.
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 2, 31 mai 2024, 21/02033
Cour d'appelLe médecin du travail formule également des indications sur la capacité du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail". Par ailleurs, aux termes de l'article L1471-1 du code du travail, "Toute action portant sur l'exécution du contrat de travail se prescrit par deux ans à compter du jour où celui qui l'exerce a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son droit. Toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 31 mai 2024, 20/09216
Cour d'appelL'article L.1235-7 du code du travail prévoit que toute contestation portant sur le licenciement pour motif économique se prescrit par douze mois à compter de la dernière réunion du comité social et économique ou, dans le cadre de l'exercice par le salarié de son droit individuel à contester le licenciement pour motif économique, à compter de la notification de celui-ci. 15. Il ressort cependant de l'article L.1471-1 alinéa 3 du code du travail et 2224 du code civil que les actions exercées en application des articles L.1132-1 et L.1152-1 du code du travail relatives à la prohibition des faits de discrimination et de harcèlement moral sont soumises à un délai de prescription quinquennale. 16.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 16 mai 2024, 21/06240
Cour d'appelLa cour retient que les faits matériellement établis, pris dans leur ensemble ne permettent pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral. M. [D] sera débouté de ses demandes à ce titre. Le jugement sera confirmé en ce qu'il l'a débouté de sa demande de nullité du licenciement. Sur la prescription des demandes relatives à la rupture du contrat de travail L'article L.1471-1 du code du travail dispose que toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture.
Cour d'appel de Toulouse, 4eme Chambre Section 2, 26 avril 2024, 22/03958
Cour d'appelElle réclame en outre une 'indemnité compensatrice de préavis', l'inaptitude étant consécutive à une maladie professionnelle. Le conseil de prud'hommes a estimé que le harcèlement moral n'était pas caractérisé, qu'il ne fallait donc pas appliquer le délai de prescription de 5 ans relatif au harcèlement moral mais les délais de prescription prévus par l'article L 1471-1 au titre de l'exécution et de la rupture du contrat de travail, que la rupture du contrat de travail datait du 2 juillet 2019 alors que la salariée n'avait saisi le conseil de prud'hommes que le 22 décembre 2020, et que les demandes, qu'elles portent sur l'exécution ou sur la rupture du contrat de travail, étaient prescrites ; dans le dispositif du jugement, il a à la fois jugé les demandes prescrites et en a débouté Mme [J].
Cour d'appel de Toulouse, 4eme Chambre Section 1, 26 avril 2024, 22/00651
Cour d'appelL'appelant conclut à l'irrecevabilité de la demande en remboursement de l'indemnité de licenciement formée par la société ASF motifs pris, d'une part, de sa prescription, d'autre part de la violation du principe de l'unicité de l'instance. Il réitère ainsi l'argumentation développée en première instance, faisant valoir que l'indemnité de licenciement n'est pas de nature salariale mais indemnitaire, et est soumise à ce titre en vertu de l'article L1471-1 du code du travail au délai de prescription de deux ans à compter du 10 mars 2015, date à laquelle le salarié a engagé une action au fond devant le conseil de prud'hommes en vue de contester son licenciement et à laquelle l'employeur avait connaissance du risque d'annulation du licenciement et de réintégration.
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 avril 2024, 23-11.824
Cour de cassationLa durée de la prescription étant déterminée par la nature de la créance invoquée, l'action en paiement de dommages-intérêts en raison d'un licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse, fût-elle due à la requalification de contrats de mission en contrat à durée indéterminée, est soumise à la prescription de l'article L. 1471-1 du code du travail se rapportant à la rupture du contrat de travail
Cour d'appel de Montpellier, 1re chambre sociale, 24 avril 2024, 22/00924
Cour d'appelSur la prescription des demandes issues de la saisine du 27 novembre 2019 : La société soutient que les demandes nouvelles présentées par la salariée dans sa saisine du 27 novembre 2019, postérieurement à la requête initiale du 13 mars 2019, sont prescrites dans la mesure où elles ont été formulées au-delà du délai de prescription d'un an prévu par l'article L.1471-1 du code du travail. En application de l'article L. 1471-1 alinéa 2 du code du travail, toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture.
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 avril 2024, 22-19.401
Cour de cassationLe point de départ du délai de prescription de l'action en contestation du licenciement pour inaptitude d'un salarié est la date de notification de ce licenciement. Dès lors, lorsqu'un salarié conteste, dans le délai imparti, son licenciement pour inaptitude, il est recevable à invoquer le moyen selon lequel l'inaptitude est la conséquence d'un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 2, 19 avril 2024, 21/02051
Cour d'appelEnfin, aux termes de l'article L 1222-1 du code du travail, le contrat de travail est exécuté de bonne foi. En application du principe général résultant des dispositions de l'article 9 du code de procédure civil, la charge de la preuve du manquement à l'exécution loyale du contrat de travail incombe à celui qui l'invoque. Enfin, en application de l'article L1471-1 du code du travail, les actions en réparation d'un préjudice résultant de faits de harcèlement moral se prescrivent par cinq ans. En l'espèce, Madame [W] [H] épouse [X] sollicite la condamnation de l'employeur à lui payer des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi du fait du harcèlement ou «'à tout le moins'» pour non exécution de bonne foi du contrat de travail.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 12 avril 2024, 22/00752
Cour d'appelcondamner Mme [S] à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. 11. La clôture de l'instruction a été prononcée le 19 janvier 2024. Pour un plus ample exposé de la procédure et des moyens des parties, la cour se réfère expressément à la décision déférée et aux dernières conclusions déposées par les parties. MOTIVATION 12. L'article L.1471-1 du code du travail prévoit en ses deux premiers alinéas que toute action portant sur l'exécution du contrat de travail se prescrit par deux ans à compter du jour où celui qui l'exerce a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son droit et que toute portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture. 13.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
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Guides expliquant l'article L. 1471-1
Méthode et périmètre
Source et précautions
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