Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 86
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 octobre 2019, 18-15.290
Cour de cassationserait passé aux actes », la Cour notant d'ailleurs que le salarié n'avait jamais fait l'objet d'autre incident disciplinaire ; que, dès lors, la faute commise ne revête pas le caractère de gravité justifiant le licenciement pour faute grave en application des dispositions de l'article L. 1226-9 du Code du travail ; que le licenciement est donc nul ; ET AUX MOTIFS EVENTUELLEMENT ADOPTES DES PREMIERS JUGES, QUE l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 octobre 2019, 18-17.593
Cour de cassationinaptitude à l'égard de Mme Q..., quand seule la production du registre des délibérations du bureau était de nature à rapporter la preuve que la décision de licenciement avait été prise conformément aux exigences statutaires et partant, que la signataire de la lettre de licenciement était habilitée à licencier la salariée, la cour d'appel a violé l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 octobre 2019, 18-14.377
Cour de cassationarrêt, p. 7) ; qu'en retenant que la lettre de licenciement ne comportait pas de motifs clairs et précis, quand le refus de toute forme de travail dans l'entreprise et de toute collaboration avec l'entreprise constituait l'énoncé d'un grief matériellement vérifiable qui pouvait être précisé et discuté devant les juges du fond, la Cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; 2°/ ALORS QUE la Cour d'appel a relevé que la lettre de licenciement mentionnait expressément que le 20 novembre 2013, la société Dynaloc avait adressé à M. U..., par lettre recommandée avec accusé de réception, une mise en demeure de se présenter sur le site de Fleury Mérogis avec ses tenues et outils pour y recevoir un camion-atelier afin d'exercer sa fonction essentiellement auprès de la clientèle orléanaise, et que M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 octobre 2019, 18-13.620
Cour de cassationLa cour ne peut qu'en conclure que la Société échoue à démontrer ce grief établi et le licenciement fondé sur une cause réelle et sérieuse alors que son salarié avait 22 ans d'ancienneté et aucun incident à son passif. Le jugement entrepris sera confirmé de ce chef » ; ET AUX MOTIFS, À LES SUPPOSER TACITEMENT ADOPTÉS DES PREMIERS JUGES QUE « sur la qualification de la rupture que selon l'article L. 1232-6 du Code du travail, l'employeur est tenu d'énoncer le ou les motifs dans la lettre de licenciement mentionnée à l'article L. 1232-15 du Code du travail ; qu'en l'espèce la lettre de licenciement de M. X..., qui répond aux exigences de l'article L. 1232-6 est ainsi rédigée : "Monsieur, Nous faisons suite à votre entretien préalable qui s'est tenu le 04 mai 2015.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 octobre 2019, 17-26.636
Cour de cassation; si un doute subsiste, il profite au salarié ; qu'ainsi l'administration de la preuve en ce qui concerne le caractère réel et sérieux des motifs du licenciement n'incombe pas spécialement à l'une ou l'autre des parties, l'employeur devant toutefois fonder le licenciement sur des faits précis et matériellement vérifiables, qu'il doit reprendre dans la lettre de licenciement prévue par l'article L1232-6 du code du travail, cette lettre fixant ainsi les limites du litige ; qu'en l'espèce, la cour ne peut que constater que la société Wilamed GmbH a mis fin au contrat de travail liant les parties par une décision unilatérale de rupture du prétendu contrat de courtage d'affaires du 1er avril 2013 ; que cette décision, notifiée par courrier du 15 novembre 2013 (pièce 13 du salarié), n'a pas été prise dans les…
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2019, 18-15.325
Cour de cassationfait preuve, à cet égard, d'une mauvaise volonté délibérée ; Que, dès lors, en se déterminant par la circonstance que les manquements de la salariée traduisent un comportement délibéré rendant impossible le maintien de l'intéressée dans l'entreprise, pour en déduire que le licenciement est justifié par une faute grave, la cour d'appel a violé l'article L 1232-6 du Code du travail ; 2°/ Alors que l'insuffisance professionnelle, qui traduit l'inaptitude du salarié à assumer ses fonctions, ne constitue pas une faute susceptible de justifier un licenciement disciplinaire ; qu'il ne peut en être autrement que lorsque l'inexécution des tâches qui lui sont confiées relève d'une volonté manifeste du salarié de se soustraire aux directives de son employeur et, partant, caractérise une insubordination ; Qu'en…
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2019, 18-19.532
Cour de cassationlettre recommandée du 29 septembre 2008 de lui restituer sans délai un poste radio émetteur-récepteur Motorola et les clés confiées dans le cadre de son activité professionnelle, la cour d'appel qui n'a ainsi pas caractérisé une volonté claire et non équivoque de l'employeur de mettre fin à la relation de travail a violé les articles L. 1231-1, L. 1232-1, L. 1232-6 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2019, 18-14.781
Cour de cassationM. T..., président directeur général d'une société anonyme, disposait de tous les pouvoirs pour agir au nom de la société, cependant que les dispositions statutaires ne conféraient pas à M. T... le pouvoir de notifier le licenciement, qui était donc sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé ensemble les articles 1134 devenu 1103 du code civil, L. 1232-6 et L. 1235-3 du code du travail, L. 1152-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, L. 225-47, 225-51-1 et L. 225-56 du code de commerce ; ALORS D'AUTRE PART ET EN TOUT ETAT DE CAUSE, QUE l'absence de pouvoir du signataire de la lettre de licenciement prive le licenciement de cause réelle et sérieuse ; que l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2019, 18-18.228
Cour de cassationest intervenu pour avoir fait état d'agissements répétés de harcèlement moral » ; qu'en statuant ainsi, quand il résultait de ses propres constatations que le salarié n'avait pas dénoncé, dans son courrier du février 2015, des faits qualifiés par lui d'agissements de harcèlement moral et que la lettre de licenciement ne reprochait pas à celui-ci la relation de tels agissements, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-6, L. 1152-2 et L. 1152-3 du code du travail ; 5°) ET ALORS QU'en statuant comme elle a fait, sans caractériser en quoi le salarié aurait été licencié pour avoir subi ou refusé de subir un harcèlement moral, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1152-2 et L. 1152-3 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2019, 18-18.890
Cour de cassationtravail d'une importance telle qu'elle rend impossible le maintien du salarie dans l'entreprise même pendant la durée du préavis ; que l'employeur qui invoque la faute grave pour licencier doit en rapporter la preuve qui doit reposer sur des faits précis et matériellement vérifiables, qu'il doit reprendre dans la lettre de licenciement prévue par l'article L. 1232-6 du code du travail, cette lettre fixant ainsi les limites du litige ; que le jugement déféré a considéré que M. Y... avait persisté pendant des années à méconnaitre les règles en vigueur au sein de la SCP S... et C...
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 septembre 2019, 18-13.913
Cour de cassation'un certain nombre des faits reprochés ; que le jugement entrepris doit être confirmé en ce qu'il a rejeté les moyens de nullité du licenciement invoqués par Monsieur Y... et l'a débouté de sa demande de réintégration ainsi que de sa demande indemnitaire pour « défaut de procédure » ; Sur le fond du licenciement : qu'aux termes des dispositions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 septembre 2019, 17-27.094
Cour de cassationentendu faire reposer le licenciement sur un motif tiré de la dénonciation d'agissements de harcèlement moral au sens de l'article L. 1152-1 du code du travail ; qu'en décidant le contraire et en prononçant la nullité du licenciement pour dénonciation d'agissements de harcèlement moral, la cour d'appel a violé les articles L. 1152-1, L. 1152-2, L. 1152-3 et L. 1232-6 du code du travail ; 2°/ que le bénéfice de la protection prévue par les articles L. 1152-2 et L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
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