Code du travail
Article L. 1226-4 : texte et décisions associées – page 23
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Article L. 1226-4
Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Ces dispositions s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail.
En cas de licenciement, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9. Par dérogation à l'article L. 1234-5, l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1226-4
Cour de cassation, Chambre sociale, 31 janvier 2018, 16-15.234
Cour de cassation; que compte tenu d'un salaire d'un montant de 2571,36 €, la salariée qui s'est vue imposer cette rémunération ainsi qualifiée, est en droit d'obtenir pour la période du 9 août 2014 jusqu'au 4 octobre 2014, un montant total de salaires de 4799, 87 €, outre les congés payés afférents à hauteur de 479,98 € ainsi qu'en complément pour la période qualifiée de congés payé, une somme de 410,42 ; ALORS QU'il résulte de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 31 janvier 2018, 16-22.458
Cour de cassation; que la salariée a démontré par ses courriers sa volonté initiale de retrouver un poste dans l'entreprise ; que son état de santé ne le lui a pas permis, ce qui ne peut pas être reproché à son employeur ; que Sonya Y... ne démontre pas la négligence fautive de l'association Procilia ni le préjudice particulier qui n'aurait pas été déjà réparé ; que la décision critiquée sera réformée sur ce point ; que les dispositions de l'article L1226-4 du code du travail ne trouvent application que dans le cas de l'inaptitude du salarié ; que Sonya Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 janvier 2018, 16-16.365
Cour de cassation; de sorte qu'en présupposant que la pratique de l'hongrois, chinois ou hindi était nécessaire pour envisager une affectation au sein du groupe Maike alors pourtant que l'employeur n'avait effectué aucune recherche concrète au sein de ce groupe, la cour d'appel, qui a statué par des motifs inopérants, n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles L. 1226-2 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 décembre 2017, 16-15.868
Cour de cassation; qu'en l'espèce, il résulte des propres constatations de l'arrêt que la société Décopassion n'a pas pris l'initiative de la seconde visite médicale de reprise ; que dès lors, faute de constater que la société Décopassion avait été avisée du second examen médical ayant conclu à l'inaptitude définitive de M. Jean-Pierre Z... à tout poste dans l'entreprise, la cour d'appel ne pouvait la condamner à payer des salaires sur le fondement de l'article L. 1226-4 du code du travail ; qu'en jugeant le contraire au motif inopérant que l'exposante aurait dû assurer l'organisation du second examen, la cour d'appel a violé l'article L. 4624-31 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 décembre 2017, 16-21.980
Cour de cassation; qu'en affirmant que la recherche de reclassement avait été trop rapide, cependant qu'il résultait de ses constatations que la société exposante avait, avant de prononcer le licenciement, recherché les possibilités de reclassement pendant un délai supérieur à un mois, s'exposant ainsi à reprendre le paiement des salaires sans contrepartie, la cour d'appel a méconnu les conséquences légales de ses constatations et a violé les articles L. 1226-2, L. 1226-4, L. 1226-10, L. 1232-1 et L. 1235-1 du Code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 décembre 2017, 16-22.276
Cour de cassationLe salarié inapte dont le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse en raison d'un manquement de l'employeur à l'obligation de reclassement a droit à l'indemnité de préavis prévue par l'article L. 1234-5 du code du travail
Cour d'appel de Basse-Terre, 27 novembre 2017, 16/014691
Cour d'appelqu'elle aurait dû mettre en place en l'absence de solution de reclassement. Elle expose qu'elle a également considéré à tort que la saisine du conseil de prud'hommes rendait sans objet la procédure de licenciement qui aurait du être engagée. Dès lors, L'Eurl BOULANGERIE LE LEVAIN ne s'oppose pas à la résiliation judiciaire du contrat de travail. L'article L1226-4 du code du travail dispose que « lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail ».
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 novembre 2017, 16-21.440
Cour de cassationVu les articles L. 4121-1 et R. 4624-22 du code du travail en sa version applicable au litige ; Attendu que dès lors que le salarié informe son employeur de son classement en invalidité deuxième catégorie sans manifester la volonté de ne pas reprendre le travail, il appartient à celui-ci de prendre l'initiative de faire procéder à une visite de reprise laquelle met fin à la suspension du contrat de travail ; Attendu que pour débouter la salariée de sa demande de résiliation du contrat de travail, l'arrêt retient que celle-ci, qui a notifié le 27 janvier 2012 à son employeur son classement en invalidité 2e catégorie à compter du 1er février 2012, ne l'a pas informé de sa volonté de reprendre le travail ; Qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 novembre 2017, 16-21.894
Cour de cassationdes entités était possible. Bien que reposant sur une inaptitude physique d'origine non professionnelle régulièrement constatée par le médecin du travail, le licenciement ne sera légitime que pour autant que l'employeur aura préalablement satisfait à l'obligation de reclassement mise à sa charge par l'article L. 1226-2 du code du travail. Selon l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 novembre 2017, 16-13.883
Cour de cassation; que le 18 juin suivant, il a été licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement ; Sur les premier, deuxième, quatrième et cinquième moyens : Attendu qu'il n'y pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur les moyens annexés, qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation ; Mais sur le troisième moyen, lequel est recevable : Vu l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 novembre 2017, 16-21.594
Cour de cassation1226-2 du code du travail. SECOND MOYEN DE CASSATION Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR condamné l'association ASSADHAD TOURAINE à verser à Madame Y... une somme de 500 € de dommagesintérêts pour un préjudice consécutif au retard de paiement de salaires ; AUX MOTIFS QUE : « Sur l'absence de paiement régulier de salaire à compter du 19 octobre 2013. L'article L. 1226-4 du code du travail dispose que lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 octobre 2017, 16-19.359
Cour de cassationque la CPAM des Bouches du Rhône lui avait indiqué dans un courrier du 18 septembre 2012 qu'après examen des éléments médico-administratifs, et les conclusions du service médical, « le taux d'IPP était fixé à 0 % à compter du 16 juillet 2012, les douleurs du genou droit sans limitation articulaire, résultant d'un état antérieur indépendant » - qu'en raison de l'inaptitude non professionnelle, l'employeur a servi à Malika Y... Z... les indemnités prescrites par l'article L 1226-4 du code du travail ; - qu'il n'existe aucune violation du secret médical, le médecin ayant agi dans le cadre de la compétence qui est la sienne, et l'employeur étant tenu de tenir compte de ses préconisations ; - que s'agissant de la demande d'expertise, il y a lieu de constater que Malika Y... Z...
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
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Méthode et périmètre
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