Thème de droit social

Inspection du travail : décisions et repères – page 684

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles inspection du travail constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées8 365
Dernière décision affichée9 mars 1977
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Jurisprudence

Décisions récentes sur inspection du travail

8 365 décisions
8197

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 1977, 75-40.465

Cour de cassation

Le licenciement collectif de salariés, annoncé par l'employeur dès qu'il a connu la décision d'arrêt de travail du personnel concerné, nonobstant la circonstance que le comité d'entreprise ait été consulté trois jours plus tard, et que la notification du congédiement soit intervenue trois jours après l'autorisation partielle donnée par l'inspecteur du travail, constitue une réponse à cette interruption du travail pour sanctionner l'exercice du droit de grève et pour nuire aux salariés qui en ont usé.

8198

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 février 1977, 76-40.225

Cour de cassation

A l'égard de l'employeur, la désignation du délégué syndical n'est valable que losqu'elle a été portée à sa connaissance dans les formes prescrites par les articles L 412-4 et D 412-1 du Code du travail. A défaut d'accomplissement de ces formalités, un salarié ne peut se voir reconnaître par l'employeur la qualité de délégué syndical et la protection personnelle en découlant au seul motif qu'il avait été, au nom du syndicat qu'il avait créé dans l'entreprise et dont il était président, un intermédiaire habituel entre la direction et le personnel, une activité syndicale ne pouvant être confondue avec l'exercice du mandat syndical.

8199

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 février 1977, 76-60.193

Cour de cassation

Est dépourvu d'intérêt le moyen faisant grief à un tribunal d'avoir refusé d'annuler le premier tour d'élections de délégués du personnel au cours duquel les bulletins des délégués titulaires et des délégués suppléants avaient été placés sous une même enveloppe, ce qui était contraire tant au protocole d'accord qu'au texte et à l'esprit de l'article L 420-14 du code du travail, alors qu'il résulte des constatations des juges du fond qu'il n'y avait pas eu lieu à dépouillement du scrutin en raison de l'insuffisance du nombre des votants.

8200

Cour de cassation, Chambre sociale, 15 décembre 1976, 76-60.165

Cour de cassation

C'est à bon droit que le juge du fond décide que la Compagnie Internationale des wagons-lits constitue un établissement unique pour l'élection des délégués du personnel, en relevant que les inspections et sections de cette société n'ont aucune autonomie sur le plan régional et local, en ce qui concerne spécialement la gestion du personnel et l'exécution du service, que les élections litigieuses effectuées dans le cadre de cet établissement unique, avaient eu lieu dans les conditions prévues par l'accord collectif et qu'elles assuraient une véritable représentation du personnel en raison de l'instabilité de celui-ci constamment muté d'une section à l'autre et de la diversification de ses tâches, ce qui rendait normale la représentation de chaque catégorie de personnel par un délégué au courant des problèmes…

Syndicat / organisation syndicaleRejet+2
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8201

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 décembre 1976, 76-60.185

Cour de cassation

C'est à bon droit que le juge du fond décide que pour les élections des délégués du personnel d'une société, les soixante-deux cadres travaillant au sein des directions générales et du centre de formation permanente de celle-ci doivent être réunis en collège au sein de chacun de leurs établissements respectifs et non compris dans un seul collège pour toute l'entreprise, dès lors qu'il constate qu'en raison de leur dispersion géographique, de leur importance, de leur stabilité et de leur relative autonomie, les directions régionales et le centre de formation constituent des établissements distincts dans lesquels il n'était d'ailleurs pas contesté que dussent être organisées des élections séparées pour les délégués du personnel élus par les ouvriers et employés ; qu'en outre la représentation des soixante-deux…

Élections professionnellesRejet+3
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8202

Cour de cassation, Chambre sociale, 1 décembre 1976, 76-60.182

Cour de cassation

Le nombre des collèges électoraux pour l'élection des comités d'entreprise, fixé à deux (et parfois à trois) par l'article L 433-2 du code du travail ne peut, aux termes de ce texte, être modifié que par un accord conclu entre le chef d'entreprise et l'ensemble des organisations syndicales représentatives et obligatoirement transmis à l'inspecteur du travail.

Syndicat / organisation syndicaleRejet+1
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8203

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 novembre 1976, 75-40.274

Cour de cassation

Les manquements d'un salarié qui a commis des erreurs, des retards et des négligences dans les tâches administratives qui lui ont été confiées et qui est responsable de la rédaction inexacte d'un procès-verbal du conseil d'administration de la société qui l'emploie, s'ils ne présentent pas le caractère d'une faute grave privative des indemnités de rupture, suffisent à constituer un motif réel et sérieux de congédiement dès lors qu'ils provoquent un état de tension rendant impossible la bonne marche du service.

8204

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 octobre 1976, 75-40.546

Cour de cassation

La société qui a remis en cause les conditions de rémunération de ses employés, ce qui a provoqué des arrêts de travail ayant entraîné quelque retard dans la production, et qui a pris la décision de fermer son usine de manière soudaine et inopinée afin de tenter par ce moyen de pression de contraindre les salariés à renoncer à leurs revendications au moins momentanément, ne peut se prévaloir ni de la force majeure ni de l'inexécution par le personnel de ses obligations, pour s'exonérer de sa propre obligation de verser le salaire à des ouvriers empêchés de travailler et dont il n'est pas établi qu'ils aient personnellement et directement participé aux opérations de blocage des expéditions alléguées par l'employeur, ni concouru à la décision de les déclencher, aucune collusion entre ces derniers et les…

8205

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 1976, 76-60.125

Cour de cassation

Le délai de contestation de la désignation d'un délégué syndical court vis-à-vis de l'employeur du jour où il a reçu la lettre recommandée l'informant de cette désignation en conformité des dispositions de l'article D 412-1 du Code du Travail, peu important à cet égard que les autres intéressés puissent la critiquer à compter de la date où ils en ont eu connaissance par une mesure de publicité Encourt donc la cassation l'arrêt qui déclare irrecevable une contestation formée après l'expiration de ce délai, au motif que la désignation n'avait pas été affichée dans l'entreprise et que le salarié qui en était l'objet ne s'était pas prévalu de sa qualité de délégué lors de l'entretien préalable à son licenciement.

8206

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 1976, 76-60.115

Cour de cassation

Relevant qu'un salarié, qui après avoir déjà fait l'objet de plusieurs avertissements, avait été convoqué vainement à trois reprises par son employeur pour l'entretien préalable au licenciement, et n'avait été désigné comme délégué syndical que le lendemain de la dernière convocation, le tribunal a pu déduire de ces constatations qu'une telle désignation à la fois tardive et précipitée avait eu pour but exclusif d'assurer la protection individuelle de ce salarié afin de faire échec à la procédure de licenciement et non de lui conférer des fonctions à exercer dans l'intérêt de l'ensemble des salariés, la demande d'autorisation de licenciement adressée à toutes fins utiles par l'employeur à l'inspecteur du travail, en même temps qu'il saisissait le tribunal d'instance d'une requête aux fins d'annulation de la…

8207

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 juin 1976, 74-40.577

Cour de cassation

Ayant constaté que si un salarié avait reçu une indemnité de licenciement égale au double du montant prévu par la convention collective, aucune confusion n'avait été possible entre l'excédent dont la restitution était réclamée au salarié et l'indemnité spéciale créée par l'article 4 de l'ordonnance du 13 juillet 1967, et qu'au surplus le salarié faisait valoir que le montant de l'indemnité qui lui avait été allouée était la contrepartie de son départ volontaire, les juges du fond ont pu estimer que l'employeur qui avait effectué le payement contre reçu pour solde de tout compte, n'apportait pas la preuve, dont il avait la charge, que le montant de l'indemnité versée au salarié était la conséquence d'une erreur de sa part.

8208

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 1976, 76-60.197

Cour de cassation

Le tribunal d'instance est compétent pour toutes les contestations relatives à l'électorat et à la régularité des opérations électorales concernant les comités d'entreprise. Si, lorsque des difficultés relatives au nombre d'établissements et à la répartition des sièges et du personnel sont soulevées devant lui, il doit surseoir à statuer sur la demande en annulation de l'organisation d'élections envisagées jusqu'à intervention d'un protocole d'accord ou, à défaut d'une décision de l'inspecteur du travail, et non rejeter la demande, il doit en revanche, annuler les élections quand elles ont été irrégulièrement organisées.

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