Thème de droit social

Faute grave : décisions et repères – page 129

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles faute grave constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées20 463
Dernière décision affichée12 mars 2025
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Le classement « Faute grave » facilite la recherche dans le corpus de prudhommes.org. Il permet d'identifier les formulations, solutions et circonstances rencontrées dans les décisions, sans remplacer l'analyse de la règle applicable à une situation particulière.

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Les volumes évoluent avec les décisions publiques ajoutées quotidiennement et ne représentent pas l'intégralité des litiges jugés.

Jurisprudence

Décisions récentes sur faute grave

20 463 décisions
1537

Cour de cassation, Chambre sociale, 12 mars 2025, 24-12.059

Cour de cassation

2. Par lettre du 9 mars 2020, il a été convoqué à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé au 17 mars 2020, qui a été reporté compte tenu de la situation sanitaire liée à la propagation de l'épidémie de covid-19. Par lettre du 15 mai 2020, il a de nouveau été convoqué à un entretien préalable, qui a eu lieu le 25 mai 2020. 3. Licencié pour faute grave par lettre du 4 juin 2020, il a saisi la juridiction prud'homale en contestation de cette rupture. Sur le moyen, pris en ses deuxième et troisième branches Enoncé du moyen 4.

1539

Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 6 mars 2025, 21/12675

Cour d'appel

Le 18 décembre 2018, Mme [K] a saisi le conseil de prud'hommes de Cannes de demandes de même nature à l'encontre de la société IFR. Par requête du même jour, Mme [K] a saisi le conseil de prud'hommes de Nice pour présenter des demandes de même nature à l'encontre de la société Form@zur avec laquelle elle a soutenu être liée par un contrat de travail. Par courrier du 20 mars 2019, la société IFR a notifié à Mme [K] son licenciement pour faute grave au motif d'un comportement déplacé le 18 septembre 2018 à l'égard de M.[T] et de la responsable des ressources humaines consistant en des propos diffamatoires et violents. Par courrier du 20 mars 2019, la société Form@zur a notifié à Mme [K] son licenciement pour faute grave en des termes identiques à ceux du courrier notifié par la société IFR.

Condamnation : 72 €Licenciement+18
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1540

Cour d'appel de Bordeaux, CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 5 mars 2025, 22/03764

Cour d'appel

La Poste près de son domicile. 4- Par courrier recommandé du 2 mai 2019, la société Thom a demandé à Mme [T] de justifier de son absence depuis le 20 avril 2019 ou de reprendre son poste. 5- Par lettre datée du 10 mai 2019, Mme [T] a été convoquée à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé au 20 mai 2019 et a ensuite été licenciée pour faute grave par lettre datée du 4 juin 2019, motifs pris de l'abandon de son poste ayant désorganisé le service. 6- Le 27 juillet 2020, Mme [T] a saisi le conseil de prud'hommes de Bordeaux contestant la légitimité de son licenciement et réclamant diverses indemnités ainsi que des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail.

Condamnation : 15 798 €Licenciement+17
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1541

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 2025, 23-20.172

Cour de cassation

Il résulte de la combinaison de l'article L. 1132-1 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, et des articles L. 1234-9 et R. 1234-4 du même code que lorsque le salarié se trouve en arrêt maladie à la date de son licenciement, cet arrêt faisant suite à une période de temps partiel thérapeutique, le salaire de référence à prendre en considération pour le calcul de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, celui des douze ou des trois derniers mois précédant le temps partiel thérapeutique

1542

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 2025, 23-50.022

Cour de cassation

2. Le salarié a fait l'objet de plusieurs arrêts de travail pour dépression. 3. Il a été mis à pied à titre conservatoire le 1er mars 2019 et convoqué à un entretien préalable au licenciement, fixé au 15 mars, puis reporté au 25 mars 2019. 4. Le 17 mars 2019, il a été hospitalisé à la suite d'une décompensation psychotique. 5. Il a été licencié pour faute grave le 29 mars 2019, l'employeur lui reprochant d'avoir adressé à une collègue des messages menaçants et insultants, de manière répétée, le 28 février 2019. Examen du moyen Sur le moyen, pris en ses quatre premières branches 6. En application de l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ces griefs qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation.

1543

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 2025, 23-17.314

Cour de cassation

Selon l'arrêt attaqué (Nouméa, 8 septembre 2022), Mme [E] a été engagée en qualité d'animatrice le 1er juin 2015 par la société Cordyline Holding (la société). 2. La salariée a été victime le 25 janvier 2016 d'un accident du travail. 3. Mise à pied à titre conservatoire le 8 décembre 2016, la salariée, qui a fait l'objet d'un arrêt de travail du 9 décembre 2016 au 23 décembre 2016, a été licenciée pour faute grave le 20 décembre 2016. Elle a contesté ce licenciement devant le tribunal du travail. 4. Le 26 janvier 2023, une procédure de sauvegarde a été ouverte au profit de la société et par jugement du 14 décembre 2023, un plan de sauvegarde a été arrêté, la société [B] [V] étant désignée en qualité de commissaire à l'exécution du plan.

1545

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 2025, 23-23.308

Cour de cassation

Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Poitiers, 30 novembre 2023), M. [I] a été engagé le 1er juin 2007 en qualité de responsable commercial par la société Agri 86, dont il est devenu président le 6 septembre 2012 et aux droits de laquelle est venue la société Agriteam Ouest. 2. Il a été révoqué de son mandat social le 12 décembre 2014 et licencié pour faute grave le 9 janvier 2015. Examen des moyens Sur les premier, deuxième et troisième moyens du pourvoi principal de l'employeur 3. En application de l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ces moyens qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation. Mais sur le moyen du pourvoi incident du salarié Enoncé du moyen 4.

1546

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 2025, 22-21.359

Cour de cassation

la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt. Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Douai, 24 juin 2022), M. [E] a été engagé en qualité d'employé, le 11 juin 2002, par la société Chamlys. En dernier lieu, il était manager de rayon. 2. Licencié pour faute grave le 17 juin 2017, il a saisi la juridiction prud'homale de demandes au titre de l'exécution et de la rupture de son contrat de travail. Examen des moyens Sur les premier et troisième moyens du pourvoi principal de l'employeur 3.

1547

Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 3 mars 2025, 23/01870

Cour d'appel

Toutefois, si les investigations que nous allons diligenter venaient à révéler de nouveaux manquements à vos obligations contractuelles et/ou un comportement incompatible avec la nature de vos fonctions et les responsabilités qui vous sont confiées, nous serons amenés à envisager à votre égard une sanction plus grave pouvant aller jusqu'à la notification de votre licenciement pour faute grave. En tout état de cause, nous attendons dès maintenant un changement radical et significatif de votre comportement, devant s'inscrire en adéquation totale avec votre statut, vos responsabilités, ainsi qu'avec les valeurs humaines et morales de notre Association, que nous vous demandons strictement de respecter.

Condamnation : 31 500 €Licenciement+16
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1548

Cour d'appel de Douai, Sociale A salle 1, 28 février 2025, 23/00541

Cour d'appel

Il est indifférent que le poste qu'occupait Mme [F] ait pu par la suite être supprimé. Compte tenu des faits reprochés, le véritable motif de licenciement est bien celui qui est visé dans la lettre de licenciement en ce qu'il apparaît dépourvu de tout caractère artificiel. L'inexpérience alléguée n'est pas une excuse puisque Mme [F] venait notamment d'être promue. La société a choisi le licenciement pour faute simple, et non pour faute grave, permettant ainsi à la salariée de percevoir un préavis de deux mois et l'indemnité de licenciement, ce qui constitue un juste équilibre. C'est, pour le surplus, par des motifs précis et circonstanciés que le conseil de prud'hommes a écarté la contestation de la salariée. Le jugement sera confirmé.

LicenciementCause réelle et sérieuse+9
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