Code du travail
Article L. 3253-8 : texte et décisions associées – page 20
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Article L. 3253-8
L'assurance mentionnée à l'article L. 3253-6 couvre :
1° Les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, ainsi que les contributions dues par l'employeur dans le cadre du contrat de sécurisation professionnelle ;
2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant :
a) Pendant la période d'observation ;
b) Dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de sauvegarde, de redressement ou de cession ;
c) Dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ;
d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire et dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité ;
3° Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des salariés auxquels a été proposé le contrat de sécurisation professionnelle, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé ce contrat aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées au 2°, y compris les contributions dues par l'employeur dans le cadre de ce contrat et les salaires dus pendant le délai de réponse du salarié ;
4° Les mesures d'accompagnement résultant d'un plan de sauvegarde de l'emploi déterminé par un accord collectif majoritaire ou par un document élaboré par l'employeur, conformément aux articles L. 1233-24-1 à L. 1233-24-4, dès lors qu'il a été validé ou homologué dans les conditions prévues à l'article L. 1233-58 avant ou après l'ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ;
5° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues :
a) Au cours de la période d'observation ;
b) Au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ;
c) Au cours du mois suivant le jugement de liquidation pour les représentants des salariés prévus par les articles L. 621-4 et L. 631-9 du code de commerce ;
d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation et au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité.
La garantie des sommes et créances mentionnées aux 1°, 2° et 5° inclut les cotisations et contributions sociales et salariales d'origine légale, ou d'origine conventionnelle imposée par la loi, ainsi que la retenue à la source prévue à l'article 204 A du code général des impôts.
Historique des versions disponibles (2)
- L3253-8 — 1 janvier 2019
- L3253-8 — 1 juillet 2013
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 3253-8
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 30 mai 2024, 22/01054
Cour d'appel26 013,60 euros à titre d'indemnité spéciale de licenciement, Déboute M.[T] de sa demande relative aux intérêts légaux et à la capitalisation des intérêts ; Déclare le présent arrêt opposable à l'AGS intervenant par l'UNEDIC-CGEA d'[Localité 8] et dit qu'elle ne sera tenue à garantir les sommes allouées dans les limites et plafonds définis aux articles L.3253-8 à L.3253-17 du code du travail, et D.3253-2 à D.3263-5 du code du travail; Dit n'y avoir lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile; Dit que les dépens de première instance et d'appel seront mis au passif de la liquidation judiciaire de la société TRM Espaces Verts. Et le présent arrêt a été signé par le président de chambre, président de la collégialité, et par le greffier Fanny ANDREJEWSKI-PICARD Laurence DUVALLET
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 30 mai 2024, 21/02826
Cour d'appelFixer la date de résiliation judiciaire au 13 novembre 2018 date du licenciement de Monsieur [Z] par la société ICEA INGENIERIE ET CONSEIL ENVIRONNEMENT ET AMENAGEMENT ; Constater que les demandes au titre de la rupture des relations contractuelles sont dirigées, à juste titre, uniquement contre la société ICEA et ne concernent pas la liquidation Judiciaire du Cabinet [T]; Vu les dispositions de l'article L 3253-8-2° du Code du Travail.
Cour d'appel de Caen, 1ère chambre sociale, 30 mai 2024, 22/03203
Cour d'appel; - confirmer le jugement en ce qu'il a fixé à la somme de 3 618€ bruts outre les congés payés afférents l'indemnité compensatrice de préavis. - en tout état de cause : - déclarer le jugement à intervenir opposable à l'AGS CGEA dans les seules limites de la garantie légale et des plafonds applicables selon les dispositions des articles L.3253-6 et L.3253-8 et suivants du code du travail et des articles D.3253-4, D.3253-2 et D.3253-5 du code du travail, les seules créances garanties étant celles découlant de l'exécution du contrat de travail. Par conclusions n°2 remises au greffe le 13 février 2024et auxquelles il est renvoyé pour l'exposé détaillé des prétentions et moyens présentés en cause d'appel, M.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 28 mai 2024, 22/05639
Cour d'appel5 000 euros au titre de la liquidation de l'astreinte prononcée le 28 janvier 2021 ; DÉBOUTE Mme [L] [O] de sa demande de fixation de l'indemnité forfaitaire au titre du travail dissimulé ; DIT le présent arrêt opposable à l'AGS dont la garantie s'exercera dans les limites légales et réglementaires en l'absence de fonds disponibles en application des articles L.3253-8 et suivants du code du travail ; FIXE les entiers dépens au passif de la liquidation de la SARL Gedimo ; DÉBOUTE Mme [A] es qualités de mandataire judiciaire de la SARL Gedimo de sa demande d'indemnité en application de l'article 700 du code de procédure civile. La greffière, La présidente.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 7, 23 mai 2024, 21/06010
Cour d'appelDans ses dernières conclusions transmises par la voie électronique le 27 août 2021, l'UNEDIC Délégation AGS CGEA IDF OUEST (ci-après désignée l'AGS) demande à la cour de : Confirmer le jugement entrepris, Débouter M. [W] de l'ensemble de ses demandes, fins et prétentions, Fixer au passif de la liquidation les créances retenues, Dire que le jugement lui est opposable dans les termes et conditions de l'article L. 3253-19 du code du travail, Vu les articles L.3253-6, L.3253-8 et L.3253-17 du code du travail.
Cour d'appel de Montpellier, 1re chambre sociale, 3 mai 2024, 21/04947
Cour d'appeldéboute les parties de toutes les autres demandes, fins et conclusions, - dit que l'AGS CGEA devra exercer sa garantie dans les limites légales et réglementaires, - dit n'y avoir lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile, - dit que toute créance sera fixée en brut et sous réserve des cotisations sociales et contributions éventuellement applicables conformément aux dispositions de l'article L3253-8 in fine du code du travail, - donné acte au CGEA de ce qu'il revendique le bénéficie exprés et d'ordre public des textes légaux réglementaires applicables tant au plan des conditions de la mise en 'uvre du régime d'assurance de créances des salariés que de l'étendue de ladite garantie, - mis les dépens au passif de ACCENT PIANOS GARY PONS.
Cour d'appel de Rennes, 7ème Ch Prud'homale, 18 avril 2024, 23/04073
Cour d'appeldu 8 mars 2023, laquelle fondait la demande initiale de liquidation de l'astreinte présentée par Madame [O], et ayant donné lieu à l'ordonnance contestée dans le cadre de la présente instance, aux motifs que : Pour permettre la mise en oeuvre de l'assurance relative à la garantie des salaires, le mandataire liquidateur doit, en application de l'article L 3253-8 al 2 du code du travail, procéder au licenciement pour motif économique des salariés d'une entreprise placée en liquidation judiciaire dans un délai de 15 jours à compter du jugement prononçant cette mesure. En l'espèce, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de la société Tweede Leven le 7 décembre 2022.
Cour d'appel de Toulouse, 4eme Chambre Section 2, 5 avril 2024, 22/04071
Cour d'appelprenant en considération les pièces et conclusions produites par la SELARL AEGIS ès qualités de mandataire liquidateur de la société Correctnet et plus particulièrement la lettre de licenciement pour motif économique, confirmer le jugement entrepris en ce qu'il l'a déclaré opposable à l'AGS, - dire et juger que le montant des salaires est garanti jusqu'au prononcé de la liquidation judiciaire en application de l'article L 3253-8 du code du travail, - dire et juger que l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L 3253-8 et suivants du code du travail que dans les termes et conditions résultants des dispositions des articles L 3253-19, L 3253-17 et D 3253-5 du code du travail, étant précisé que le plafond applicable en l'espèce s'élève, toutes créances avancées pour le compte des…
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mars 2024, 22-10.332
Cour de cassationpour insuffisance d'actif de la procédure de liquidation judiciaire ouverte à l'égard de la société Coif Hair avait mis fin à la procédure de liquidation judiciaire ouverte à l'égard de l'employeur, de sorte que l'AGS-CGEA de Rouen n'était pas tenue de garantir les condamnations prononcées à l'encontre de la société Coif Hair dans les termes des articles L. 3253-8 et suivants du code du travail, en l'absence de fonds disponibles, la cour d'appel a violé les dispositions des articles L. 625-1 et L. 625-6 du code de commerce et des articles, L. 3253-8 et L. 3253-15 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 3253-8 1° et L. 3253-15 du code du travail et l'article L. 625-6 du code de commerce : 7. En application du premier de ces textes, l'assurance mentionnée à l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mars 2024, 21-22.190
Cour de cassation; qu'en décidant qu'il y avait lieu de débouter le salarié de ses demandes pour la période allant du mois de mars 2012 (date d'éviction) à octobre 2017 (date du licenciement) et de mettre hors de cause l'AGS aux motifs qu'il n'apparaissait aucun maintien autorisé de l'activité de l'entreprise EGPSP par le jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire, de sorte que les créances salariales du salarié ne pouvaient persister au-delà des limites de l'article L.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-1, 15 mars 2024, 20/09736
Cour d'appelOrdonner qu'il soit fait défense d'exécuter le jugement rendu le 19 septembre 2019 (RG 2019/00014) par le conseil de Prud'hommes de Digne les Bains en son intégralité à l'encontre de l'AGS CGEA [Localité 4], Débouter Madame [I] de l'ensemble de ses demandes, En tout état de cause : Juger que l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L3253-8 et suivants du code du travail que dans les termes et les conditions résultant des dispositions des articles L3253-17, L3253-19 et L 3253-20 du code du travail et que la garantie de l'AGS est plafonnée, toutes créances avancées pour le compte du salarié, à un des trois plafonds définis à l'article D 3253-5 du code du travail, Juger que l'obligation du CGEA de faire l'avance de la somme à laquelle serait évalué le montant total des créances…
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 février 2024, 22-15.178
Cour de cassation; que lors d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, le recours subrogatoire de l'AGS est limité aux créances salariales superprivilégiées visées par les articles L. 3253-2, L. 3253-4 et L. 7313-8 et aux créances résultant de la rupture du contrat de travail dans le cadre d'un contrat de sécurisation professionnelle visées par l'article L.
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Guides expliquant l'article L. 3253-8
Méthode et périmètre
Source et précautions
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