Code du travail
Article L. 3253-19 : texte et décisions associées – page 27
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Article L. 3253-19
Le mandataire judiciaire établit les relevés des créances dans les conditions suivantes :
1° Pour les créances mentionnées aux articles L. 3253-2 et L. 3253-4 , dans les dix jours suivant le prononcé du jugement d'ouverture de la procédure ;
2° Pour les autres créances également exigibles à la date du jugement d'ouverture de la procédure, dans les trois mois suivant le prononcé du jugement ;
3° Pour les salaires et les indemnités de congés payés couvertes en application du 3° de l'article L. 3253-8 et les salaires couverts en application du dernier alinéa de ce même article, dans les dix jours suivant l'expiration des périodes de garantie prévues à ce 3° et ce, jusqu'à concurrence du plafond mentionné aux articles L. 3253-2, L. 3253-4 et L. 7313-8 ;
4° Pour les autres créances, dans les trois mois suivant l'expiration de la période de garantie.
Les relevés des créances précisent le montant des cotisations et contributions mentionnées au dernier alinéa de l'article L. 3253-8 dues au titre de chacun des salariés intéressés.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 3253-19
Cour d'appel de Metz, 14 mai 2014, 12/00725
Cour d'appelA titre subsidiaire : Dire et juger que l'AGS ne pourra être tenue que dans les limites de sa garantie fixées aux articles L3253-6 et suivants du code du travail. Dire et juger que l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L3253-6 et suivants du Code du Travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles L. 3253-19 et suivants et L. 3253-17 du Code du Travail. Dire et juger que l'obligation du CGEA de faire l'avance des créances garanties ne pourra s'exécuter que sur présentation d'un relevé établi par le mandataire judiciaire et justification par ce dernier de l'absence de fonds disponibles entre ses mains.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 9e Chambre C, 21 juin 2013, 11/13500
Cour d'appelaux articles L. 3253-6 et suivants du code du travail, compte tenu du plafond applicable (articles L. 3253-17 et D. 3253-5), ne pourra s'exécuter que sur présentation d'un relevé de créances par le mandataire judiciaire, et sur justification par ce celui-ci de l'absence de fonds disponibles entre ses mains pour procéder à leur paiement en vertu de l'article L. 3253-19 du code du travail, - mettre hors de cause le concluant pour le surplus des créances, - dire et juger que le jugement d'ouverture de la procédure collective opère arrêt des intérêts légaux et conventionnels, - débouter Monsieur [H] [V] de toute demande contraire.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 novembre 2012, 11-18.923
Cour de cassationLa prescription quinquennale ne peut être opposée au salarié dont la créance figure sur le relevé des créances qui a été porté sur l'état des créances déposé au greffe du tribunal de commerce et cette admission au passif de la liquidation judiciaire revêt un caractère irrévocable entraînant substitution de la prescription trentenaire à la prescription quinquennale. Viole en conséquence les articles 2262 du code civil et L. 143-14 du code du travail devenu L. 3245-1 du même code, la cour d'appel qui déclare prescrites les demandes au motif que le visa du juge-commissaire sur le relevé des créances ne lui confère pas le caractère de titre exécutoire et que les salariés ne peuvent dès lors prétendre que le régime de prescription applicable est celui de la prescription trentenaire
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juillet 2012, 11-21.749
Cour de cassationaux débats par la salariée, la cour d'appel ne peut que faire siens les motifs pertinents des premiers juges ayant conduit à l'allocation d'une somme provisionnelle ; Qu'en statuant ainsi, sans répondre au moyen soutenu par la société tiré de la forclusion de l'action de la salariée pour la période antérieure au 20 avril 2005, fondé sur les articles L. 3253-19 du code du travail et L. 625-1 du code de commerce, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; Et sur le second moyen : Vu l'article R.
Cour d'appel de Versailles, 13 juin 2012, 06/906
Cour d'appelde mettre hors de cause l'AGS s'agissant des frais irrépétibles de la procédure, - de fixer l'éventuelle créance allouée au salarié au passif de la société, - de dire que le CGEA, en sa qualité de représentant de l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L 3253-6, L 3253-8 et suivants du code du travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles L 3253-15 , L 3253-19 à 21 et L 3253-17 du code du travail, en tout état de cause, de dire et juger que l'obligation du CGEA de faire l'avance de la somme à laquelle serait évalué le montant total des créances garanties, compte tenu du plafond applicable, ne pourra s'exécuter que sur présentation d'un relevé par le mandataire judiciaire et justification par celui-ci de l'absence de fonds disponibles entre ses…
Cour d'appel de Basse-Terre, 4 juin 2012, 06/00190
Cour d'appel; qu'elle a immédiatement interjeté appel de cette décision le 16 janvier 2004 et a obtenu parallèlement, par ordonnance du premier président du 31 mars 2004, l'arrêt de l'exécution provisoire du jugement du 8 janvier ; qu'ainsi, elle n'était plus considérée comme étant en période d'observation à compter de cette date et que de surcroît, il lui est rappelé que c'est le mandataire judiciaire qui établit un relevé des créances conformément aux dispositions de l'article L. 3253-19 nouveau du code du travail à ce stade de la procédure collective, et non le salarié comme prétend l'avoir fait M. X... par une pseudo-déclaration du 20 mars 2004 qui n'a aucune valeur légale. Elle affirme que les sommes réclamées par M. X...
Cour d'appel de Versailles, 2 mai 2012, 08/00351
Cour d'appelL'UNEDIC AGS CGEA IDF OUEST s'associant à la demande du mandataire liquidateur sollicite également la confirmation du jugement et le débouté des demandes de Mr X.... A défaut, elle demande de fixer les créances retenues au passif de la liquidation judiciaire de la société RENOUX-BOURCIER, dire le " jugement " opposable à l'AGS dans les termes et conditions de l'article L 3253-19 du code du travail, en exclure la créance éventuelle au titre des frais irrépétibles, dire n'y avoir lieu à exécution provisoire, rejeter la demande d'intérêts légaux et dire ce que de droit sur les dépens sans qu'ils puissent être mis à sa charge. SUR CE Il est expressément fait référence aux explications et conclusions des parties visées à l'audience du 21 février 2012 et développées oralement.
Cour d'appel de Versailles, 12 octobre 2011, 07/1309
Cour d'appelMettre hors de cause l'AGS en ce qui concerne les frais irrépétibles ; Fixer l'éventuelle créance allouée au salarié au passif de la société ; Dire que la CGEA, en sa qualité de représentant de l'AGS, ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L 3253-6 et L 3253-8 et suivants du Code du Travail que dans les termes et conditions fixées par les articles L 3253-15, L 3253-19 à 21 du même code. Dire et juger que l'obligation du CGEA de faire l'avance de la somme à laquelle serait évalué le montant total des créances garanties ne pourra s'exécuter que sur présentation d'un relevé établi par le mandataire liquidateur et justification par celui-ci de l'absence de fonds disponibles entre ses mains pour procéder à leur paiement.
Cour d'appel de Versailles, 4 mai 2011, 09/00619
Cour d'appeldispositions de l'article 700 du code de procédure civile, de dire que les intérêts ont été interrompus au jour d'ouverture de la procédure collective, de dire qu'elle ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L. 3253-6 et suivants du code du travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles L. 3253-15, L. 3253-19 à 21 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2010, 09-40.950
Cour de cassation; que l'article L 1235-1 du Code du Travail dispose qu' «en cas de litige, le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Si un doute subsiste, il profite au salarié »; qu'aux termes de l'article L 3253-19 du Code du Travail : "Le mandataire judiciaire établit les relevés des créances dans les conditions suivantes 1 "Pour les créances mentionnées aux articles L. 3253-2 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2010, 09-40.951
Cour de cassation; que l'article L 1235-1 du Code du Travail dispose qu' «en cas de litige, le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Si un doute subsiste, il profite au salarié »; qu'aux termes de l'article L 3253-19 du Code du Travail: "Le mandataire judiciaire établit les relevés des créances dans les conditions suivantes 1 "Pour les créances mentionnées aux articles L. 3253-2 et L.
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