Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 75
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Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 25 juin 2024, 22/00832
Cour d'appel1226-10 du code du travail, l'employeur est tenu de prendre l'avis du CSE dans le cadre de sa recherche de reclassement et que la méconnaissance de cette obligation est sanctionnée par l'indemnité fixée à l'article L. 1226-15, l'employeur justifie de l'absence de CSE par la production d'un procès-verbal de carence du 8 décembre 2020. Sur les conséquences indemnitaires M. [R] [B] n'explique pas en quoi il doit bénéficier du minimum de six mois prévu à l'article L. 1235-3-1 du code du travail. Ceci étant, il expose n'avoir fait valoir ses droits à retraite qu'en 2022, ayant été admis au bénéfice de l'allocation d'aide au retour à l'emploi à compter du 16 avril 2021.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 25 juin 2024, 21/08592
Cour d'appel[V] et de ancienneté, le salarié est en droit de percevoir: - 2 103,62 euros d'indemnité compensatrice de préavis ; - 210,36 euros de congés payés afférents. La cour relève que le conseil de prud'hommes n'a pas statué sur la demande d'indemnité de licenciement mais que le salarié ne sollicite pas d'indemnité de licenciement à hauteur de cour. En application de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n°2008-217 du 29 mars 2018, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 25 juin 2024, 22/01343
Cour d'appelrejeter les prétentions de l'Unedic AGS CGEA de [Localité 7] tendant à réduire les montants parfaitement jugés par les quatre conseillers prud'homaux de la section industrie de Nîmes. Au soutien de ses demandes, M. [T] [H] fait valoir que : - compte-tenu de la reprise d'ancienneté, il présentait une ancienneté de 30 ans au moment de la rupture de son contrat de travail, - l'indemnité allouée par le conseil de prud'hommes est conforme à l'article L 1235-3 du code du travail et tient compte du comportement de l'employeur à son égard, - il a subi le comportement de l'employeur pendant plus d'un an, et n'a notamment plus perçu de salaire à compter de septembre 2019, et n'a ensuite faute de disposer de documents de fin de contrat pu bénéficier des indemnisations auxquelles il pouvait prétendre.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 20 juin 2024, 20/01955
Cour d'appeljuger que son licenciement est nul ; - condamner la société Voxtur à lui payer la somme de 30 351 euros à titre d'indemnité pour licenciement nul, avec intérêts de droit au taux légal à compter de l'arrêt ; A titre subsidiaire, - juger que son licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse ; - juger que doit être écarté le montant maximal d'indemnisation prévu par l'article L.
Cour d'appel de Bordeaux, CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 19 juin 2024, 21/03785
Cour d'appel5.000 euros à titre de dommages intérêts pour manquement à l'obligation de sécurité, * 15.000 euros à titre de dommages intérêts en réparation de la clause de non concurrence illicite, Sur la rupture du contrat * à titre principal, 12.500 euros à titre de dommages intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (L. 1226-15 du code du travail), à titre subsidiaire 5.206,85 euros sur le fondement de l'article L. 1235-3 du code du travail, * 6.248,21 euros à titre d'indemnité compensatrice d'un montant égal à celui de l'indemnité compensatrice de préavis (3 mois, article L. 1234-5 du code du travail L.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section B, 13 juin 2024, 22/02031
Cour d'appelL'employeur reconnait qu'en raison des délais postaux, le délai de cinq jours ouvrables exigé par l'article L. 1232-2 du code du travail dont doit disposer le salarié entre l'entretien préalable et la présentation ou la remise en mains propres antérieures de la convocation n'a pas été respecté. Confirmant le jugement entrepris, il est donc dit que la procédure de licenciement a été irrégulière.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section B, 13 juin 2024, 22/03004
Cour d'appelRAMENER, en cas de condamnation, le quantum de l'indemnité conventionnelle de licenciement au montant de 38 301,99 euros brut ; RAMENER, en cas de condamnation, le quantum de l'indemnité de préavis au montant de 5356,90 € brut ; DIRE ET JUGER que le montant de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse réclamé par Mme [P] est en tout état de cause excessif au regard des dispositions de l'article L 1235-3 du code du travail ; En conséquence, RAMENER, en cas de condamnation, le quantum de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse versée en application de l'article L 1235-3 du code du travail à de plus justes proportions, soit au montant de 8 035,35 euros brut (correspondant à 3 mois de salaire) ; EN TOUT ETAT DE CAUSE, DEBOUTER Mme [P] de son appel incident ; DEBOUTER Mme [P]…
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 23-14.292
Cour de cassationIl résulte des article L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail que l'employeur, tenu d'une obligation de sécurité envers les salariés, doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs et faire cesser notamment les agissements sexistes définis par l'article L. 1142-2-1 du même code comme tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 23-13.975
Cour de cassationIl résulte de la combinaison des article L.1132-1, L.1234-5, L.1235-3, L.1234-9 et R.1234-4 du code du travail que lorsque le salarié en raison de son état de santé travaille selon un temps partiel thérapeutique lorsqu'il est licencié, le salaire de référence à prendre en considération pour le calcul de l'indemnité compensatrice de préavis ainsi que de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est le salaire perçu par le salarié antérieurement au temps partiel thérapeutique et à l'arrêt de travail pour maladie l'ayant, le cas échéant, précédé et que l'assiette de calcul de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, celle des douze ou des trois derniers mois précédant le temps partiel thérapeutique et l'arrêt de travail…
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 23-11.825
Cour de cassationIl résulte de l'article L. 1235-3 du code du travail, dans sa rédaction issue de la loi n° 2018-217 du 29 mars 2018 qu'en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, quel que soit l'effectif de l'entreprise, le salarié dont l'ancienneté dans l'entreprise est de moins d'une année peut prétendre à une indemnité dont il appartient au juge de déterminer le montant, dans la limite maximale d'un mois de salaire
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juin 2024, 23-11.858
Cour de cassation; qu'en retenant qu'en lui imposant d'effectuer un nombre important d'heures supplémentaires, la société SNHA aurait porté atteinte à ce droit au repos et à la santé, de sorte que le licenciement intervenu à la suite de cette violation devait être déclaré nul, sans constater qu'il aurait été prononcé en raison de l'exercice par le salarié dudit droit, la cour d'appel a violé de plus fort l'article L. 1235-3-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1235-3-1 du code du travail : 5. Selon ce texte, l'article L. 1235-3 n'est pas applicable lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités prévues au deuxième alinéa du présent article.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 12 juin 2024, 22/01925
Cour d'appel, dans la limite de la demande du salarié, sur la base des bulletins de paie produits aux débats pour la période de septembre à décembre 2019. La cour ayant retenu la nullité du licenciement, le salarié peut prétendre, en plus des indemnités de rupture, au paiement d'une indemnité pour licenciement nul. L'employeur objecte qu'aux termes de l'article L. 1235-3 du code du travail, il ne pourrait revendiquer qu'une indemnité maximale d'un mois de salaire brut, qu'au regard de son ancienneté de 3 mois à la date de son licenciement, il n'est pas fondé à solliciter la condamnation de la société à lui verser une quelconque indemnité de licenciement, 'et qu'en tout état de cause, le licenciement pour faute grave étant justifié, le salarié sera débouté de sa demande.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-3
Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, l’article L1235-3 encadre l’indemnité entre un minimum et un maximum exprimés en…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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