Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 117
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 19 mai 2022, 21/02953
Cour d'appelrappel de salaire sur 3 ans à compter de la rupture du contrat de travail : 58 975,98 euros, - subsidiairement, appliquer le code du travail tunisien, - rappel de salaire sur 1 an : 19 658,66 euros, - congés payés afférents : 1 965,86 euros, - licenciement sans cause réelle et sérieuse dommages-intérêts en application de l'article 23 bis du code du travail tunisien : 180 029,50 euros, - subsidiairement, en application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mai 2022, 21-10.118
Cour de cassationIl résulte des articles L. 2411-1 et L. 1235-3, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017, du code du travail que le salarié protégé dont le licenciement est nul, qui ne demande pas sa réintégration ou dont la réintégration est impossible, est en droit d'obtenir, outre l'indemnité pour méconnaissance du statut protecteur, les indemnités de rupture ainsi qu'une indemnité réparant l'intégralité du préjudice résultant du caractère illicite du licenciement et au moins égale à celle prévue par l'article L. 1235-3 du code du travail, sans que le juge ait à se prononcer sur l'existence d'une cause réelle et sérieuse de licenciement
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mai 2022, 20-19.524
Cour de cassation3°/ qu'en statuant ainsi, sans préciser en quoi la surcharge de travail de Mme [E], que la cour d'appel n'a pas quantifiée, aurait empêché la salariée d'exercer ses fonctions de supervision de l'équipe Apollonia, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1235-1 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 et L.
Cour d'appel de Versailles, 17e chambre, 18 mai 2022, 19/03557
Cour d'appelIl s'en déduit qu'à défaut de précision sur le caractère net ou brut d'une condamnation par le conseil de prud'hommes à des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la condamnation doit s'entendre d'une somme brute. Au surplus, il n'est pas contesté que la somme de 150 000 euros bruts est supérieure au montant total des six derniers mois de salaire du salarié, plancher imposé par l'article L.1235-3 du code du travail dans sa version applicable au litige, compte-tenu de l'ancienneté du salarié et de l'effectif de l'entreprise. Le jugement sera de ce chef confirmé.
Cour d'appel de Versailles, 21e chambre, 12 mai 2022, 20/00554
Cour d'appel[Y] la somme de 2 997 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis. M. [Y] est également bien fondé en sa demande d'allocation de la somme de 749,25 euros à titre d'indemnité de licenciement, dans les limites de sa demande, dont la société ne critique pas utilement ni le calcul ni le montant. Comme l'indique à juste titre le salarié, il n'est pas soumis au barème de l'article L.1235-3 du code du travail, issu de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 dès lors que la rupture est imputable au harcèlement moral de l'employeur, la perte injustifiée de son emploi sera justement indemnisée par l'allocation de la somme de 8 991 euros, soit six mois de salaire à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale-2ème sect, 12 mai 2022, 21/01057
Cour d'appelMonsieur [P] [C] réclame la somme de 24612,70 euros, faisant valoir son ancienneté et le fait qu'il n'a pas retrouvé d'emploi. L'employeur fait valoir à titre subsidiaire que le salarié n'apporte aucun élément justifiant sa situation professionnelle depuis son licenciement en novembre 2018 ni un quelconque préjudice et indique qu'il ne peut prétendre qu'à la somme de 5274,21 euros représentant 3 mois de salaire. Motivation : Il résulte de l'article L. 1235-3 du code du travail que la perte injustifiée de son emploi par le salarié lui cause un préjudice dont il appartient au juge d'apprécier l'étendue, le montant des dommages et intérêts qu'il peut décider étant compris entre les montants minimaux et maximaux fixés par l'article visé ci-dessus.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 12 mai 2022, 21/10105
Cour d'appelconstater que les demandes relatives à l'indemnité compensatrice de préavis et l'indemnité de congés payés afférentes sont calculées de manière erronées par M. [P] [I] et les limiter aux montants tels qu'évalués selon les dispositions légales, à savoir une indemnité de préavis limitée à deux mois de salaires, soit 35 200 euros ; - limiter l'éventuelle condamnation à des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuses au minimum prévu par l'article L.1235-3 du code du travail, soit ¿ mois de salaire (soit 9 410,50 euros bruts) ; - dire et juger que, les éventuelles condamnations prononcées à l'encontre de la Société sont allouées à M. [P] [I] avant précompte des éventuelles cotisations et contributions sociales applicables ; en tout état de cause : - condamner M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 21-14.490
Cour de cassationLes stipulations de l'article 10 de la Convention n° 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui créent des droits dont les particuliers peuvent se prévaloir à l'encontre d'autres particuliers et qui, eu égard à l'intention exprimée des parties et à l'économie générale de la convention, ainsi qu'à son contenu et à ses termes, n'ont pas pour objet exclusif de régir les relations entre Etats et ne requièrent l'intervention d'aucun acte complémentaire, sont d'effet direct en droit interne. Aux termes de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la loi doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Les dispositions des articles L. 1235-3, L. 1235-3-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 21-15.247
Cour de cassationSous réserve des cas où est en cause un traité international pour lequel la Cour de justice de l'Union européenne dispose d'une compétence exclusive pour déterminer s'il est d'effet direct, les stipulations d'un traité international, régulièrement introduit dans l'ordre juridique interne conformément à l'article 55 de la Constitution, sont d'effet direct dès lors qu'elles créent des droits dont les particuliers peuvent se prévaloir et que, eu égard à l'intention exprimée des parties et à l'économie générale du traité invoqué, ainsi qu'à son contenu et à ses termes, elles n'ont pas pour objet exclusif de régir les relations entre Etats et ne requièrent l'intervention d'aucun acte complémentaire pour produire des effets à l'égard des particuliers.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 21-15.249
Cour de cassation1233-4 du code du travail dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017. SECOND MOYEN DE CASSATION, SUBSIDIAIRE La société Fives Stein Manufacturing (aujourd'hui dénommée FSM SASU) fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'AVOIR condamné la société Fives Stein Manufacturing à payer à M. [J] 62.000 euros de dommages et intérêts au titre du licenciement sans cause réelle et sérieuse ; ALORS QUE selon l'article L. 1235-3 du code du travail, le salarié dont le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse a droit à une indemnité comprise entre 3 et 20 mois de salaire ; que dans ses conclusions d'appel, M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 21-15.250
Cour de cassationou à une autre réparation appropriée » ; que ce texte est d'effet direct en droit interne dans les litiges entre particuliers pour accorder un droit aux individus et ne requérir l'intervention d'aucun acte complémentaire pour produire effet à l'égard des autres particuliers ; qu'en jugeant au contraire, pour faire application du barème prévu par l'article L. 1235-3 du code du travail en sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et, ainsi, limiter l'indemnisation accordée à M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 21-10.807
Cour de cassation1224-1 du code du travail, la société Servair Retail Fort-de-France avait commis un manquement grave empêchant la poursuite du contrat de travail et justifiant sa rupture, laquelle produisait les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ; qu'en n'allouant cependant au salarié aucune indemnité pour licenciement abusif, elle a violé les articles L. 1224-1 et L. 1235-3 du code du travail.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-3
Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, l’article L1235-3 encadre l’indemnité entre un minimum et un maximum exprimés en…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.