Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 105
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Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 16 novembre 2022, 22/00533
Cour d'appelsommes déjà versées à ce titre au salarié en vertu dudit contrat. Dès lors que l'employeur ne prétend pas avoir versé une quelconque somme à ce titre au salarié, l'indemnité réclamée est due. Le salarié peut également prétendre à des dommages et intérêts en réparation des préjudices subis du fait du licenciement abusif sur le fondement de l'article L 1235-3 du Code du travail. Compte tenu de son ancienneté, l'indemnité correspondante doit être comprise entre 3 mois et 20 mois. Compte tenu de l'âge du salarié, de son ancienneté, de son niveau de salaire, des justificatifs de sa situation après la rupture du contrat de travail, la somme de 14 000,00 euros est de nature à réparer entièrement les préjudices subis.
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 16 novembre 2022, 22/00535
Cour d'appelsommes déjà versées à ce titre au salarié en vertu dudit contrat. Dès lors que l'employeur ne prétend pas avoir versé une quelconque somme à ce titre au salarié, l'indemnité réclamée est due. Le salarié peut également prétendre à des dommages et intérêts en réparation des préjudices subis du fait du licenciement abusif sur le fondement de l'article L 1235-3 du Code du travail. Compte tenu de son ancienneté, l'indemnité correspondante doit être comprise entre 3 mois et 5 mois. Compte tenu de l'âge du salarié, de son ancienneté, de son niveau de salaire, des justificatifs de sa situation après la rupture du contrat de travail, la somme de 7 000,00 euros est de nature à réparer entièrement les préjudices subis.
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 16 novembre 2022, 22/00547
Cour d'appelsommes déjà versées à ce titre au salarié en vertu dudit contrat. Dès lors que l'employeur ne prétend pas avoir versé une quelconque somme à ce titre au salarié, l'indemnité réclamée est due. Le salarié peut également prétendre à des dommages et intérêts en réparation des préjudices subis du fait du licenciement abusif sur le fondement de l'article L 1235-3 du Code du travail. Compte tenu de son ancienneté, l'indemnité correspondante doit être comprise entre 3 mois et 19 mois. Compte tenu de l'âge du salarié, de son ancienneté, de son niveau de salaire, des justificatifs de sa situation après la rupture du contrat de travail, la somme de 18 000,00 euros est de nature à réparer entièrement les préjudices subis.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 novembre 2022, 21-13.121
Cour de cassation[R] avait reconnu, lors de l'audience devant le juge départiteur, avoir retrouvé un emploi 3 mois après son licenciement et pour un salaire supérieur à celui qu'il percevait antérieurement (conclusions d'appel, p. 16) ; qu'en accordant au salarié une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse représentant plus de 14 mois de salaire, sans tenir compte de ces éléments, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1235-3 du code du travail dans sa version antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 9 novembre 2022, 19/12383
Cour d'appelLe jugement entrepris qui l'a débouté de sa demande sera infirmé de ce chef. Sur les dommages et intérêts Il résulte de la formulation des demandes de M. [M] et des développements qui précèdent qu'il ne peut être fait application des dispositions de l'article L.1226-15 du code du travail à l'espèce et que seule la demande de dommages et intérêts fondée sur l'article L.1235-3 du code du travail, applicable à un licenciement sans cause réelle et sérieuse résultant d'un manquement de l'employeur à l'origine de la rupture du contrat de travail, doit être examinée. Dans ce contexte, le barème prévu par l'article L.1235-3 est applicable à l'espèce, puisque les dispositions de l'article L.1235-3-1 ne sont applicables que par renvoi de l'article L.1226-15.
Cour d'appel de Riom, Chambre Sociale, 8 novembre 2022, 20/00660
Cour d'appeldébouter Madame [L] de sa demande de requalification du licenciement pour inaptitude en licenciement sans cause réelle et sérieuse ; - débouter Madame [L] de ses demandes au titre de l'indemnité spéciale de licenciement et de l'indemnité compensatrice de préavis ; - débouter Madame [L] de sa demande indemnitaire pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; subsidiairement, appliquer le barème de l'article L. 1235-3 du Code du travail et allouer l'indemnité minimale ; En toute hypothèse : - condamner Madame [L] au paiement d'une somme de 3.000 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux entiers dépens. La société AGRIPHARM soutient tout d'abord que les demandes additionnelles de la salariée sont irrecevables.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 8 novembre 2022, 21/01544
Cour d'appel[G] [Z] a quitté la société après avoir cédé ses parts et détourné des fonds, il a été révoqué par assemblée générale extraordinaire le 12 décembre 2019. Il a rédigé la lettre de licenciement mais n'a pas documenté les éléments de preuve. La société ne dispose donc pas des éléments permettant de justifier la réalité des motifs du licenciement de Mme [B] [Z]. L'article L.1235-3 du code du travail fixe l'indemnisation à un mois de salaire pour les salariés dont l'ancienneté est inférieure à un an. Le Conseil constitutionnel précise que le juge prend en compte tous les éléments déterminant le préjudice subi par le salarié licencié lorsqu'il fixe le montant de l'indemnité due par l'employeur. La salariée ne démontre pas l'existence du préjudice subi.
Cour d'appel de Dijon, Chambre sociale, 3 novembre 2022, 20/00335
Cour d'appel[M] se trouve privé de cause par l'effet de l'annulation rétroactive de l'avis d'inaptitude au vu duquel la rupture du contrat a été prononcée. Il convient en conséquence, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le moyen subsidiaire tenant au non-respect de l'obligation de reclassement, d'infirmer le jugement et de dire le licenciement de M. [M] dépourvu de cause. Le salarié est de ce fait en droit d'obtenir l'indemnité prévue à l'article L.1235-3 du code du travail, dans sa version applicable au présent litige, qui ne saurait être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 3 novembre 2022, 22/03314
Cour d'appelDÉBOUTER Monsieur [T] de ses demandes, celles-ci étant particulièrement mal fondées et se heurtant à l'existence d'une contestation sérieuse ; - CONDAMNER Monsieur [T] au versement de la somme de 1.000 euros sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile, - CONDAMNER Monsieur [T] aux entiers dépens ». Par dernières conclusions transmises par RPVA le 5 septembre 2022, M. [T] demande à la cour de : « Sur le fondement des articles L1226-11, L1226-14 et L1235-3 du code du travail, de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ; A. Monsieur [L] [T] sollicite de la Cour d'appel de PARIS qu'elle statue sur les demandes suivantes : 1. Débouter la SARL SO'FUN de toutes ses demandes ; 2.
Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 27 octobre 2022, 20/00826
Cour d'appelIl résulte de l'ensemble de ces éléments que la société Ceobus ne justifie pas avoir effectué une recherche sérieuse et loyale en vue d'une tentative de reclassement de M. [Y]. Le jugement sera confirmé en ce que les premiers juges ont considéré que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. b- sur les dommages intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse Aux termes de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa version applicable à la présente espèce, 'si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 7, 27 octobre 2022, 19/11682
Cour d'appelLes créances indemnitaires sont productives d'intérêts au taux légal à compter du présent arrêt. Il convient d'ordonner la capitalisation des intérêts dans les conditions de l'article 1154 devenu 1343-2, du code civil. Sur la remise des documents Il y a lieu d'ordonner à la société Linkeo la remise des documents sociaux conformes au présent arrêt sans qu'il y ait lieu à astreinte. Sur les indemnités chômage L' application de L.1235-3 appelle celle de l'article L.1235-4 du code du travail, qui prévoit que, le juge ordonne le remboursement par l'employeur fautif à Pôle Emploi de tout ou partie des indemnités de chômage versées au salarié licencié, du jour de son licenciement au jour du jugement prononcé, dans la limite de six mois d'indemnités de chômage.
Cour de cassation, Chambre sociale, 26 octobre 2022, 21-20.480
Cour de cassationdes congés payés y afférents, de 1 234,45 € au titre du complément de l'indemnité légale de licenciement en application des dispositions des articles L. 1234-9, R. 1234-1 et L. 1226-14 du code du travail, 17 599,80 € au titre de l'indemnité pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse en application des dispositions des articles L. 1226-15 et L. 1235-3 du code du travail ; 1°) ALORS QUE lorsque l'inaptitude du salarié est d'origine professionnelle, l'employeur doit respecter la procédure visée à l'article L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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