Code du travail
Article L. 1234-1 : texte et décisions associées – page 26
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1234-1
Lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave, le salarié a droit :
1° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus inférieure à six mois, à un préavis dont la durée est déterminée par la loi, la convention ou l'accord collectif de travail ou, à défaut, par les usages pratiqués dans la localité et la profession ;
2° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus comprise entre six mois et moins de deux ans, à un préavis d'un mois ;
3° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus d'au moins deux ans, à un préavis de deux mois.
Toutefois, les dispositions des 2° et 3° ne sont applicables que si la loi, la convention ou l'accord collectif de travail, le contrat de travail ou les usages ne prévoient pas un préavis ou une condition d'ancienneté de services plus favorable pour le salarié.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1234-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 janvier 2025, 23-12.245
Cour de cassation; qu'en statuant ainsi, quand il n'était pas reproché au salarié d'avoir manqué à une quelconque obligation en matière de refacturation, mais d'avoir fait preuve d'un comportement déloyal, favorisant indûment une société tierce en faisant prendre en charge par son employeur une prestation dont cette société était seule bénéficiaire, la cour d'appel a statué par un motif inopérant et a violé les articles L. 1232-6, L. 1234-1, L. 1234-5 et L. 1234-9 du code du travail, ensemble ses articles L. 1235-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 janvier 2025, 23-18.124
Cour de cassation'', puisqu'ils faisaient clairement état d'une relation sexuelle prétendue entre lui et la salariée, qu'il entendait de plus rétribuer par des bouteilles de vin, propos qui étaient ainsi de nature à rendre impossible le maintien de M. [D] dans l'entreprise, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations, a violé les articles L. 1234-1 et L. 1234-9 du code du travail. » Réponse de la Cour 6.
Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 A, 14 janvier 2025, 22/02388
Cour d'appelElle ne justifie pas d'un préjudice nécessitant une indemnisation de 20.000 € nettement supérieurs aux six derniers mois de salaire. Son préjudice, compte tenu de son âge, de son ancienneté, de sa capacité à retrouver un emploi, et des circonstances du licenciement sera justement indemnisé par l'allocation d'une somme de 11 500 € net.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 9 janvier 2025, 22/02127
Cour d'appel, leur nature, leur ampleur et leur imputabilité que moins de deux mois avant la date de cet engagement. C'est à l'employeur et à lui seul qu'incombe la preuve de la date à laquelle il a eu connaissance des faits fautifs si cette date est antérieure de plus de deux mois à l'engagement de la procédure disciplinaire. Par ailleurs, il résulte des articles L. 1234-1 et L. 1234-5 du code du travail que la faute grave étant celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, la mise en oeuvre de la rupture du contrat de travail doit intervenir dans un délai restreint après que l'employeur a eu connaissance des faits allégués dès lors qu'aucune vérification n'est nécessaire. En l'espèce, la procédure de licenciement a été engagée par courrier du 28 décembre 2020.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 décembre 2024, 23-15.897
Cour de cassationEn application de l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce moyen qui n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation. Mais sur le deuxième moyen Enoncé du moyen 5. L'employeur fait grief à l'arrêt de le condamner à verser au salarié une somme à titre d'indemnité égale à l'indemnité compensatrice de préavis, alors « qu'il résulte des articles L. 1226-10, L. 1226-14, L. 1234-1 et L.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 13 décembre 2024, 21/04918
Cour d'appelréelle et sérieuse. Sur les demandes indemnitaires Madame [F] [G] est en droit de prétendre aux indemnités de rupture ( indemnité compensatrice de préavis augmentée des congés payés afférents, indemnité de licenciement) ainsi qu'à des dommages et intérêts au titre de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement. En application de l'article L1234-1 du code du travail et 8.1 de la convention collective applicable, Madame [F] [G] a droit à un préavis d'un mois ; l'indemnité compensatrice correspond aux salaire et avantages qu'elle aurait perçus si elle avait travaillé pendant cette période, indemnité de congés payés comprise. L'employeur ne conteste pas le calcul effectué par la salariée, et retenu par le conseil de prud'hommes.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2024, 23-18.815
Cour de cassationd'obtenir un acte de nature sexuelle à son profit ou à celui d'un tiers ou d'exercer sur ses collaborateurs une pression relevant de faits d'agissements de harcèlement moral, a ajouté au texte une condition qu'il ne prévoit pas et violé l'article L. 1153-1 du code du travail en sa rédaction issue de la loi n° 2012-954 du 6 août 2012, ensemble les articles L. 1234-1, L. 1234-5 et L. 1234-9 du code du travail ; 2°/ qu'en écartant la qualification de harcèlement sexuel, cependant qu'elle constatait expressément que les propos tenus de manière répétée par M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2024, 22-18.362
Cour de cassation; qu'en statuant ainsi, cependant que travaillant à temps partiel, la salariée était en droit, sans manquer à l'obligation de loyauté, d'exercer une autre activité professionnelle dans le même secteur d'activité que son employeur, lequel ne pouvait lui interdire de travailler dans le domaine de sa compétence et d'exercer son métier, la cour d'appel a violé les articles L. 1234-1, L. 1234-5 et L.
Cour d'appel de Rennes, 7ème Ch Prud'homale, 5 décembre 2024, 21/06902
Cour d'appelque l'employeur ne discute pas. Le jugement ayant rejeté la demande d'indemnité spéciale de licenciement sera donc infirmé de ce chef. Sur l'indemnité compensatrice de préavis L'article L.1226-14 du code du travail prévoit en outre une indemnité compensatrice qui est égale à l'indemnité compensatrice de préavis de droit commun , fixée à l'article L. 1234-1 du code du travail. Dans ces conditions, la société Armor industrie sera condamnée à payer à M. [L] une indemnité compensatrice de préavis correspondant à deux mois de salaire brut soit la somme de 2 x 2 547,81 euros = 5 095,32 euros, par voie d'infirmation du jugement.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 29 novembre 2024, 21/08423
Cour d'appel1235-3-1 du code du travail, soit, s'agissant des salaires de mai à octobre 2017, 26 708 euros (salaire et accessoires compris, exprimés en brut). En considération de son ancienneté (2 ans) et de son âge (30 ans au moment du licenciement) et du fait qu'elle a retrouvé un emploi en septembre 2018 (pièce n° 25 de l'intimée), son préjudice sera justement indemnisé par le versement de la somme de 30 000 euros de dommages et intérêts. ' Au visa de l'article L. 1234-1 du code du travail, lorsque le licenciement est nul, le salarié a droit, même s'il est dans l'impossibilité physique d'exécuter son préavis, à l'indemnité compensatrice de préavis (en ce sens : Cass. Soc., 5 juin 2011, n° 99-41.186).
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 28 novembre 2024, 23/00392
Cour d'appelpar l'article L.1226-14 du code du travail, qui doit être équivalente à l'indemnité légale de licenciement. En effet, l'indemnité réclamée par Mme [L] ne peut, selon l'article L.1226-4 du code du travail, qu'être égale au double de l'indemnité compensatrice de préavis prévue par l'article L.1234-5 du code du travail, à savoir, par référence à l'article L.1234-1, à deux mois de salaire pour une salariée justifiant, comme elle, d'au moins deux ans d'ancienneté (Soc,. 24 octobre 2018, pourvoi n°17-18.149). C'est pourquoi le jugement entrepris sera confirmé en ce qu'il a condamné l'employeur à payer à Mme [L] la somme de 10 296,62 euros au titre de l'indemnité prévue par l'article L.1226-4 du code du travail.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 28 novembre 2024, 22/02708
Cour d'appelAu regard de son ancienneté de trente-et-une années, il y a lieu de fixer l'indemnité de licenciement à laquelle pouvait prétendre [F] [W] à 20 156,76 euros net. Le jugement est confirmé de ce chef, la somme allouée par le conseil de prud'hommes revenant à Mme [Y] [W], M. [M] [W] et M. [E] [W], ayants droit d'[F] [W]. Sur l'indemnité de préavis En application de l'article L.1234-1 du code du travail, [F] [W] avait droit à une indemnité compensatrice de préavis qu'il y a lieu de fixer en considération de la rémunération qu'il aurait perçue s'il avait travaillé durant le préavis d'une durée de deux mois, soit à 5 997,10 euros brut outre 599,71 euros brut au titre des congés payés afférents. Le jugement est confirmé de ce chef, la somme allouée par le conseil de prud'hommes revenant à Mme [Y] [W], M.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1234-1
Lorsqu’une opération transfère une entité économique autonome qui conserve son identité, les contrats de travail en cours se poursuivent de plein droit avec le nouvel employeur.…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.