Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 19
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour d'appel de Metz, Chambre Sociale-Section 1, 27 août 2025, 23/00537
Cour d'appel[X] à payer à Mme [S] la somme de'379,80 euros brut au titre de la rémunération pour son travail fourni du 3 au 5 octobre 2018, outre 37,98 euros brut à titre d'indemnité compensatrice de congés payés. Sur la rupture du contrat de travail A défaut d'écrit, le contrat de travail est présumé conclu pour une durée indéterminée. En vertu de l'article L.1232-6 du code du travail lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, sa décision lui est notifiée par lettre recommandée avec avis de réception qui comporte l'énoncé du ou des motifs de la rupture. En l'absence d'énonciation des motifs, le licenciement est nécessairement sans cause réelle et sérieuse. En l'espèce, M.
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 3, 11 juillet 2025, 23/01107
Cour d'appelL'intimée répond qu'il s'agit d'une argumentation nouvelle, qu'aucune annonce publique n'a été faite, que Mme [U] a été licenciée, sa contestation ayant été rejetée par le conseil de prud'hommes, son attestation étant partiale, que son attestation contredit celle de Mme [D], que l'attestation de Mme [W] ne peut pas plus établir le licenciement verbal. Il résulte de l'article L. 1232-6 du code du travail que la rupture du contrat de travail, en l'absence de lettre de licenciement, ne peut résulter que d'un acte de l'employeur par lequel il manifeste au salarié ou publiquement sa volonté de mettre fin au contrat de travail. Un licenciement intervenu dans ces conditions est nécessairement sans cause réelle et sérieuse.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 juillet 2025, 22/05212
Cour d'appelSi la cour jugeait qu'il n'y a pas eu de lettre de licenciement, elle ne peut en déduire que le licenciement a été décidé pour inaptitude. - L'article L.1226-4 du code du travail n'est applicable qu'en cas d'inaptitude consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. MOTIFS Sur la demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse Aux termes de l'article L.1232-6 du code du travail : "Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 juillet 2025, 24-13.770
Cour de cassationvie privée et le droit à la preuve de l'employeur pour déterminer si, pris dans leur ensemble, ces éléments étaient de nature à caractériser les manoeuvres déloyales reprochées à Mme [X], a violé les articles 6 et 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ensemble les articles L. 1232-1, L. 1235-1, L. 1235-2 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 juillet 2025, 23-21.497
Cour de cassationdéficitaires obligeant à une réorganisation pour sauvegarder la compétitivité de l'entreprise'', après avoir apprécié ces difficultés économiques à la seule échelle du secteur d'activité de l'entreprise et non de son groupe, la cour d'appel a renversé la charge de la preuve et violé l'article 1353 du code civil. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1232-6 et L. 1233-3 du code du travail, dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, et 1353 du code civil : 4. Aux termes du dernier de ces textes, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. 5.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 juin 2025, 23-22.432
Cour de cassationIl résulte, d'une part de l'article L. 1242-14 du code du travail que les dispositions des articles L. 1232-2 et L. 1235-6 du même code ne sont applicables qu'à la procédure de licenciement et non à celle de la rupture du contrat de travail à durée déterminée laquelle, lorsqu'elle est prononcée pour faute grave, est soumise aux seules prescriptions des articles L. 1332-1 à L. 1332-3 du code du travail, d'autre part de l'article R.1332-2 que la sanction prévue à l'article L. 1332-2 fait l'objet d'une décision écrite et motivée et que la décision est notifiée au salarié soit par lettre remise contre récépissé, soit par lettre recommandée, dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 1332-2.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 juin 2025, 24-13.207
Cour de cassation[C] [W] avait obtenu d'être engagé par l'entreprise utilisatrice en contrat à durée indéterminée dès le lendemain du terme du dernier contrat de mission, quand elle ne constatait pas que la société Adecco France avait notifié, par une lettre de licenciement, son licenciement à M. [C] [W] au moment de l'absence de poursuite du dernier des contrats de mission qu'elle avait conclus avec M. [C] [W], la cour d'appel a violé les dispositions des articles L. 1232-6 et L. 1235-3 du code du travail. » Réponse de la Cour 7. Le salarié temporaire, dont le contrat de mission est requalifié en contrat à durée indéterminée, tant à l'égard de la société de travail temporaire qu'à l'égard de l'entreprise utilisatrice, ne peut prétendre qu'à leur condamnation in solidum au titre de la rupture du contrat. 8.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 juin 2025, 23-21.819
Cour de cassationà son salarié toute activité et tout moyen d'accès à l'entreprise ; qu'en jugeant que le fait que le salarié ait remis à l'employeur son véhicule de fonction, les clés et badges de l'entreprise et que les dossiers lui aient été repris ne saurait manifester la volonté par l'employeur de licencier oralement le salarié, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1232-6 du code du travail : 7. Il résulte de ce texte que lorsque l'employeur manifeste la décision irrévocable de rompre le contrat de travail d'un salarié avant l'envoi de la lettre de licenciement, le licenciement est nécessairement sans cause réelle et sérieuse. 8.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 5 juin 2025, 22/05124
Cour d'appelLe jugement sera infirmé sur le quantum. Sur la rupture du contrat de travail La société Le Palais [Localité 3] demande à la cour d'infirmer le jugement du conseil de prud'hommes en ce qu'il a retenu l'existence d'un licenciement verbal dénué de cause réelle et sérieuse. Mme [E] sollicite la confirmation du jugement sur ce point. Il résulte de l'article L.1232-6 du code du travail que la rupture du contrat de travail, en l'absence de lettre de licenciement, ne peut résulter que d'un acte de l'employeur par lequel il manifeste au salarié ou publiquement sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juin 2025, 23-17.945
Cour de cassationéconomique, bien qu'à supposer que la cause réelle du licenciement, prononcé pour faute grave, ait été un motif économique, il n'était pas pour autant nul, mais dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-1, L. 1235-3, L. 1234-1 et L. 1234-9 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1232-1 et L. 1232-6 du code du travail : 13.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juin 2025, 23-20.977
Cour de cassationde licenciement", s'est bornée à examiner l'attitude de Monsieur [L] à l'égard de Madame [Y] le 6 janvier 2017 et à l'égard de Madame [I] ; qu'en se déterminant ainsi, sans se prononcer sur l'ensemble des éléments avancés par l'employeur pour justifier le licenciement, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1232-1, L. 1232-6 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 mai 2025, 23-12.622
Cour de cassation; qu'il devait donc saisir la juridiction prud'homale au plus tard le 8 juillet 2019 ; que l'action introduite postérieurement à cette date était nécessairement prescrite ; qu'en disant le contraire, la cour d'appel a violé les articles L. 1471-1 du code du travail tel qu'issus de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et de l'article 40-II de ladite ordonnance portant dispositions transitoires, ensemble l'article L. 1232-6 du code du travail. » Réponse de la Cour 5. Selon l'article L. 1232-6 du code du travail lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception. 6. Aux termes de l'article L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.