Code du travail
Article L. 1226-4 : texte et décisions associées – page 5
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Article L. 1226-4
Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail. Ces dispositions s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail. En cas de licenciement, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9 . Par dérogation à l'article L. 1234-5 , l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Historique des versions disponibles (4)
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1226-4
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 27 janvier 2025, 24/02482
Cour d'appelde la question prioritaire de constitutionnalité dont elle a été saisie le 28 octobre 2024 dans le cadre d'un autre litige, et, le cas échéant, du Conseil constitutionnel. Sur la demande de rappel de salaire dû en raison de l'obligation de reprise de versement du salaire à compter du mois suivant la déclaration d'inaptitude Au visa de l'article L.1226-4 du code du travail qui dispose que : « Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail» M.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 24 janvier 2025, 21/05640
Cour d'appelinaptitude « d'origine professionnelle» dans les documents des 8 et 22 octobre 2018 résulte d'une simple erreur matérielle. De plus, l'employeur a versé à la salariée une indemnité de préavis, alors qu'un salarié licencié dans le cadre d'une inaptitude consécutive à une maladie ou un accident non professionnel n'y a pas droit en application de l'article L1226-4 du code du travail. L'article L5213-9 du même code, invoqué par l'employeur pour expliquer le versement d'une indemnité de préavis, ne concerne que le calcul de sa durée, doublée pour les travailleurs handicapés, mais pas le principe de son allocation. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que l'employeur avait bien connaissance au moment du licenciement de l'origine au moins partiellement professionnelle de l'inaptitude.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 16 janvier 2025, 24/03734
Cour d'appelLa compétence de la formation de référé est déterminée notamment par l'article R.1455-5 du code du travail qui dispose que dans tous les cas d'urgence, la formation de référé peut, dans la limite de la compétence des conseils de prud'hommes, ordonner toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. Aux termes de l'article L.1226-4 du code du travail, lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 14 janvier 2025, 23/01939
Cour d'appelet dirigée contre son employeur, la SARL AAVM Services a été réceptionnée le 18 mai 2021, et qu'un délai supérieur à deux ans s'est écoulé depuis la notification de la lettre de licenciement comme l'a justement retenu le juge départiteur. Le jugement entrepris sera donc confirmé sur ce point. Sur la demande de rappel de salaires : Selon l'article L1226-4 du code du travail, lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 décembre 2024, 23-11.507
Cour de cassation; qu'en jugeant que ce manquement, ayant privé la salariée d'une somme à caractère alimentaire particulièrement conséquente, était à lui seul insuffisant à justifier la résiliation judiciaire du contrat de travail, la cour d'appel a violé les articles 1124 à 1230 du code civil dans leur rédaction postérieure à l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 et l'article L. 1231-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1231-1 et L. 1226-4, alinéa 1, du code du travail : 7. Selon le premier de ces textes, le contrat de travail à durée indéterminée peut être rompu à l'initiative de l'employeur ou du salarié, ou d'un commun accord. 8.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 11 décembre 2024, 22/03395
Cour d'appelde tickets restaurant - de dommages et intérêts pour sanction abusives - Limité à 36 000 l'indemnité pour licenciement nul, En conséquence, - Condamner la Société Marceau 9201 à verser à Mme [K] : - 78 000 euros à titre d'indemnité pour licenciement nul et subsiairement sans cause réelle et sérieuse - 42 692 euros à titre de d'indemnité de licenciement L 1226-4 du code du travail - 15 000 euros de dommages pour harcèlement moral et abus de droit - 10 000 euros de dommages et intérêts pour retard et défaut de remise des documents sociaux conformes - 1 059, 44 euros congés 2016/2017 déduits à tort en juin 2018 - 2 046 euros à titre de tickets restaurant - 5 000 euros de dommages et intérêts au titre de la nullité de l'avertissement du 16 janvier 2018 En tout état de cause - Débouter les intimées de leurs…
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 11 décembre 2024, 22/03393
Cour d'appelde tickets restaurant - de dommages et intérêts pour sanction abusives - Limité à 23000 l'indemnité pour licenciement nul, En conséquence, - Condamner la Société Marceau 9201 à verser à M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 décembre 2024, 23-20.595
Cour de cassation; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé les articles 3.41.0 et 3.42 de la convention collective nationale métropolitaine des entreprises de la maintenance, distribution et location de matériels agricoles, de travaux publics, de bâtiment, de manutention, de motoculture de plaisance et activités connexes, dite SDLM du 23 avril 2012, ensemble l'article L. 1226-4, alinéa 3, du code du travail, dans sa rédaction modifiée par la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1226-4, alinéa 3, du code du travail : 26. Selon ce texte en cas de licenciement pour inaptitude, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9 du code du travail.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 28 novembre 2024, 23/00392
Cour d'appelL'association AGC Alliance Centre soutient que les dispositions conventionnelles afférentes au préavis ne sont pas applicables à l'indemnité équivalente à l'indemnité de préavis prévue par l'article L.1226-14 du code du travail, qui doit être équivalente à l'indemnité légale de licenciement. En effet, l'indemnité réclamée par Mme [L] ne peut, selon l'article L.1226-4 du code du travail, qu'être égale au double de l'indemnité compensatrice de préavis prévue par l'article L.1234-5 du code du travail, à savoir, par référence à l'article L.1234-1, à deux mois de salaire pour une salariée justifiant, comme elle, d'au moins deux ans d'ancienneté (Soc,. 24 octobre 2018, pourvoi n°17-18.149).
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 17 octobre 2024, 23/01699
Cour d'appelEnfin au jour du rendez-vous avec le Dr [G], le statut de travailleur handicapé de Mme [B] dont il est fait état avait expiré (15 septembre 2023). Mme [B] soutient pour sa part que l'employeur s'est empressé de la licencier alors qu'elle avait contesté l'avis d'inaptitude et que l'affaire était en délibéré devant le conseil des prud'hommes. En application de l'article L.1226-4 du code du travail, l'employeur aurait pu reprendre le paiement des salaires et s'est affranchie de cette obligation. Elle fait valoir que l'inaptitude à son poste a été confirmée par le Dr [G] mais l'impossibilité de reclassement contestée, constatant l'existence de capacités de travail et une aptitude à occuper d'autres postes de nature sédentaire dans l'entreprise.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 octobre 2024, 23-12.702
Cour de cassationLe salarié ne peut prétendre au paiement d'une indemnité pour un préavis qu'il est dans l'impossibilité d'exécuter. Viole, par fausse interprétation, l'article 69 de la convention commune La Poste France Télécom, la décision qui alloue au salarié une indemnité de préavis alors que cet article ne prévoit pas le versement d'une telle indemnité dans le cas de la rupture du contrat de travail en raison de l'inaptitude du salarié consécutive à une maladie ou un accident non professionnel
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 26 septembre 2024, 20/12235
Cour d'appelDébouter la société SFR prise en la personne de son représentant légal en exercice de toutes ses demandes, fins et conclusions dirigées à l'encontre de Monsieur Ordonner l'exécution provisoire de la décision à intervenir. L'ordonnance de clôture de la procédure a été rendue le 13 mai 2024. MOTIFS 1 - Sur le rappel de salaire Il appartient à l'employeur de justifier le fondement des retenues opérées sur le salaire.
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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