Code du travail
Article L. 1226-4 : texte et décisions associées – page 3
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Article L. 1226-4
Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail. Ces dispositions s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail. En cas de licenciement, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9 . Par dérogation à l'article L. 1234-5 , l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Historique des versions disponibles (4)
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
- L1226-4 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1226-4
Cour d'appel de Montpellier, 1re chambre sociale, 13 novembre 2025, 23/06134
Cour d'appelEn considération de ce qui a été jugé supra, le harcèlement invoqué ne saurait être retenu pour fonder la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail formulée par l'appelant. S'agissant du second moyen invoqué en vue de voir prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail, il convient de rappeler qu'il incombe à l'employeur de verser, en application de l'article L 1226-4 du code du travail, au salarié à l'issue du délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical le salaire correspondant à l'emploi occupé avant la suspension du contrat de travail si celui-ci n'a pas été reclassé ou licencié.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale - Section A, 4 novembre 2025, 23/02901
Cour d'appel27 662,40 euros au titre du rappel conventionnel de salaire, avec les intérêts de droit à compter de la date de la demande en justice. 4000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. La CONDAMNER AUX DEPENS s'i1 y a. L'association EHPHAD [Localité 10] Groupe SOS Seniors s'en est rapportée à des conclusions transmises le 15 janvier 2024 et entend voir : Vu l'article 1315 du code civil Vu les articles L. 1152-1, L. 1154-1, L. 1226-4 et L. 1235-3 du code du travail Vu les pièces produites aux débats, CONFIRMER le jugement du conseil de prud'hommes de Valence rendu le 7 juillet 2023 en toutes ses dispositions.
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 1, 24 octobre 2025, 24/00456
Cour d'appel[J] a interjeté appel de ce jugement. Par ses conclusions reçues le 26 mars 2024 auxquelles il convient de se reporter pour un exposé détaillé des prétentions et moyens, M. [J] demande à la cour de juger que son inaptitude trouve son origine dans une pathologie professionnelle et par conséquent d'annuler le jugement déféré, juger qu'il a droit aux indemnités prévues par l'article L.1226-4 du code du travail et condamner la société Rudant et Fils à lui payer les sommes suivantes : 4 302,06 euros à titre d'indemnité équivalente au préavis 7 494,62 euros au titre du solde d'indemnité de licenciement 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 octobre 2025, 24-17.826
Cour de cassationtravail ; qu'il en résulte que pour le calcul de l'indemnité spéciale de licenciement qui, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, est égale au double de l'indemnité prévue par l'article L. 1234-9 du code du travail, l'ancienneté du salarié n'a pas à être prolongée de la durée du préavis ; qu'en jugeant le contraire, au visa erroné de l'article L. 1226-4 du code du travail, la cour d'appel a violé l'article L. 1226-14 du code du travail, ensemble l'article L. 1226-4 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1226-14 du code du travail : 5. Selon ce texte, la rupture du contrat de travail dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 8, 18 septembre 2025, 23/02771
Cour d'appelEn revanche, il doit être fait droit à la demande de réparation du préjudice moral de l'appelant, discrédité et mis à l'écart avant la suspension de son contrat de travail, à hauteur de 3 000 euros, en l'état des pièces produites à ce sujet. Sur le rappel de salaire: Le mandataire liquidateur s'en remet à justice au sujet du rappel de salaire qui a été accordé en première instance à M. [K] sur le fondement de l'article L. 1226-4 du code du travail, admettant n'avoir pas été en situation de licencier l'intéressé dans le délai d'un mois à compter de l'avis d'inaptitude. Dans la mesure où le salarié ne demande pas la confirmation du jugement sur ce point, il y a lieu de dire que la cour n'est pas saisie d'une demande à ce titre.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 3, 10 septembre 2025, 22/00610
Cour d'appelIl n'est pas contesté que la demande de résiliation a précédé le licenciement de sorte que le conseil et la cour sont tenus de l'examiner, nonobstant la rupture ultérieure par le licenciement. Il n'est pas contesté que l'employeur n'a pas repris le paiement des salaires à l'expiration du délai d'un mois après l'avis d'inaptitude comme exigé par les dispositions de l'article L 1226-4 du code du travail. Ce manquement touchant au salaire et donc au moyen de subsistance de la salariée, est grave, d'autant que la salariée justifie avoir fait un prêt de trésorerie dès septembre 2020 et avoir été hospitalisée en psychiatrie du 15 décembre 2020 au 14 janvier 2021.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 10 septembre 2025, 22/05422
Cour d'appels'appliquent dès lors que l'inaptitude du salarié, quel que soit le moment où elle est constatée ou invoquée, a, au moins partiellement, pour origine cet accident ou cette maladie et que l'employeur avait connaissance de cette origine professionnelle au moment du licenciement (Cass. Soc 18 septembre 2024, n° 22-22.782). Aux termes de l'article L. 1226-4 du code du travail, en cas de licenciement pour cause d'inaptitude consécutive à un accident ou à une maladie non professionnelle, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Par dérogation à l'article L. 1234-5, l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 A, 15 juillet 2025, 23/00006
Cour d'appell'absence de communication des conditions générales et particulières de la prévoyance complémentaire, et la délivrance des bulletins de paye, - le manquement à l'obligation de prévention des risques psychosociaux. A. Sur l'absence de reprise de paiement du salaire du 07 août 2020 jusqu'au licenciement pour inaptitude le 28 mars 2023 Selon l'article L 1226-4 du code du travail lorsque à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise, ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse dès l'expiration de ce délai le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 juillet 2025, 22/05212
Cour d'appelIl n'est surtout pas établi que la proposition de mesures datée du 12 novembre 2018 adressée à l'employeur de l'époque de Mme [L] (qui n'était pas M. [R]) a bien été ensuite portée à la connaissance de M. [R] lui-même. - M. [R] établit que le corps médical a réfuté le lien entre l'accident du travail et l'inaptitude. - Si la cour jugeait qu'il n'y a pas eu de lettre de licenciement, elle ne peut en déduire que le licenciement a été décidé pour inaptitude. - L'article L.1226-4 du code du travail n'est applicable qu'en cas d'inaptitude consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 23 juin 2025, 24/03769
Cour d'appella demande d'expertise est devenue sans objet puisqu'elle a été licenciée à la suite de la procédure de première instance, - elle demande la confirmation de l'ordonnance qui a condamné la SAS AAP Services au paiement des salaires dus à compter du 8 août 2024. Elle rappelle que l'avis d'inaptitude ne suspend pas l'obligation de reprendre le paiement du salaire un mois après le constat d'inaptitude en l'absence de reclassement ou de licenciement (article L. 1226-4 du Code du travail). La SAS AAP Services a cessé le versement de sa rémunération de mauvaise foi. - elle n'a pas été licenciée le 9 juillet 2024 comme prétend l'employeur, mais seulement en décembre 2024, à la suite de la procédure de référé. Elle met en doute la lettre de licenciement produite tardivement par l'employeur en appel.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 juin 2025, 23-16.789
Cour de cassation, qui s'est vu infliger à titre de sanction par son ordre professionnel une interdiction de donner des soins aux assurés sociaux pour une période donnée, ne peut invoquer un congé maladie postérieur recoupant la période de la sanction, pour préserver sa rémunération, y compris lorsqu'il s'agit de calculer le montant du salaire dû en application de l'article L.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 2 juin 2025, 23/02438
Cour d'appels'exercer qu'en suivant la procédure spécifique prévue à cet effet. Par suite, en l'absence de recours exercé devant le conseil de prud'hommes contre l'avis du médecin du travail dans les délais impartis, celui- ci s'impose aux parties et au juge, quelles que soient les circonstances ou les irrégularités formelles de l'avis. Par ailleurs, l'article L 1226-4 du code du travail dispose que lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
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Méthode et périmètre
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