Code du travail
Article L. 1226-4 : texte et décisions associées – page 3
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Article L. 1226-4
Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Ces dispositions s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail.
En cas de licenciement, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9. Par dérogation à l'article L. 1234-5, l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1226-4
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 21 janvier 2026, 22/02907
Cour d'appel. 1226-2-1 du Code du travail dans sa rédaction issue de la loi du 8 août 2016. Nous vous avons dûment informé de l'impossibilité d'un reclassement. Compte tenu de votre inaptitude à votre poste et de cette impossibilité de reclassement à laquelle nous sommes confrontés, nous sommes donc dans l'obligation de vous licencier. En application de l'article L. 1226-4 du Code du travail, votre préavis d'une durée de 2 mois ne sera pas exécuté et votre licenciement prendra effet à la date d'envoi de la présente lettre. Si votre préavis est pris en compte pour le calcul de votre indemnité de licenciement, son inexécution, ne donnera en revanche, pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice. Nous vous adresserons dans les prochains jours vos certificat de travail, solde de tout compte et attestation [12].
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 décembre 2025, 24-11.751
Cour de cassationSelon l'article L. 1211-1 du code du travail, les dispositions du livre II de la première partie de ce code sont applicables au personnel des personnes publiques employé dans les conditions du droit privé, sous réserve des dispositions particulières ayant le même objet résultant du statut qui régit ce personnel.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 18 novembre 2025, 25/01500
Cour d'appelS'agissant d'une indemnisation au moins partielle du préavis, M. [K] s'appuie sur une jurisprudence de la Cour de cassation du 28 septembre 2004 (Soc., 02-40-471). Or, cette décision, non-publiée, sanctionne justement une cour d'appel qui a accordé un préavis à une salariée dont l'inaptitude d'origine non-professionnelle a été reconnue. Elle ne saurait donc permettre de déroger aux termes clairs de l'article L.1226-4 du code du travail. 3/ Sur la demande de rectification des documents de fin de contrat Cette demande est sans objet dès lors que le présent arrêt ne modifie pas les droits de M. [K]. Elle sera rejetée par confirmation du jugement.
Cour d'appel de Montpellier, 1re chambre sociale, 13 novembre 2025, 23/06134
Cour d'appelEn considération de ce qui a été jugé supra, le harcèlement invoqué ne saurait être retenu pour fonder la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail formulée par l'appelant. S'agissant du second moyen invoqué en vue de voir prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail, il convient de rappeler qu'il incombe à l'employeur de verser, en application de l'article L 1226-4 du code du travail, au salarié à l'issue du délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical le salaire correspondant à l'emploi occupé avant la suspension du contrat de travail si celui-ci n'a pas été reclassé ou licencié.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale - Section A, 4 novembre 2025, 23/02901
Cour d'appel27 662,40 euros au titre du rappel conventionnel de salaire, avec les intérêts de droit à compter de la date de la demande en justice. 4000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. La CONDAMNER AUX DEPENS s'i1 y a. L'association EHPHAD [Localité 10] Groupe SOS Seniors s'en est rapportée à des conclusions transmises le 15 janvier 2024 et entend voir : Vu l'article 1315 du code civil Vu les articles L. 1152-1, L. 1154-1, L. 1226-4 et L. 1235-3 du code du travail Vu les pièces produites aux débats, CONFIRMER le jugement du conseil de prud'hommes de Valence rendu le 7 juillet 2023 en toutes ses dispositions.
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 1, 24 octobre 2025, 24/00456
Cour d'appel[J] a interjeté appel de ce jugement. Par ses conclusions reçues le 26 mars 2024 auxquelles il convient de se reporter pour un exposé détaillé des prétentions et moyens, M. [J] demande à la cour de juger que son inaptitude trouve son origine dans une pathologie professionnelle et par conséquent d'annuler le jugement déféré, juger qu'il a droit aux indemnités prévues par l'article L.1226-4 du code du travail et condamner la société Rudant et Fils à lui payer les sommes suivantes : 4 302,06 euros à titre d'indemnité équivalente au préavis 7 494,62 euros au titre du solde d'indemnité de licenciement 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 octobre 2025, 24-17.826
Cour de cassationtravail ; qu'il en résulte que pour le calcul de l'indemnité spéciale de licenciement qui, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, est égale au double de l'indemnité prévue par l'article L. 1234-9 du code du travail, l'ancienneté du salarié n'a pas à être prolongée de la durée du préavis ; qu'en jugeant le contraire, au visa erroné de l'article L. 1226-4 du code du travail, la cour d'appel a violé l'article L. 1226-14 du code du travail, ensemble l'article L. 1226-4 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1226-14 du code du travail : 5. Selon ce texte, la rupture du contrat de travail dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 8, 18 septembre 2025, 23/02771
Cour d'appelEn revanche, il doit être fait droit à la demande de réparation du préjudice moral de l'appelant, discrédité et mis à l'écart avant la suspension de son contrat de travail, à hauteur de 3 000 euros, en l'état des pièces produites à ce sujet. Sur le rappel de salaire: Le mandataire liquidateur s'en remet à justice au sujet du rappel de salaire qui a été accordé en première instance à M. [K] sur le fondement de l'article L. 1226-4 du code du travail, admettant n'avoir pas été en situation de licencier l'intéressé dans le délai d'un mois à compter de l'avis d'inaptitude. Dans la mesure où le salarié ne demande pas la confirmation du jugement sur ce point, il y a lieu de dire que la cour n'est pas saisie d'une demande à ce titre.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 3, 10 septembre 2025, 22/00610
Cour d'appelIl n'est pas contesté que la demande de résiliation a précédé le licenciement de sorte que le conseil et la cour sont tenus de l'examiner, nonobstant la rupture ultérieure par le licenciement. Il n'est pas contesté que l'employeur n'a pas repris le paiement des salaires à l'expiration du délai d'un mois après l'avis d'inaptitude comme exigé par les dispositions de l'article L 1226-4 du code du travail. Ce manquement touchant au salaire et donc au moyen de subsistance de la salariée, est grave, d'autant que la salariée justifie avoir fait un prêt de trésorerie dès septembre 2020 et avoir été hospitalisée en psychiatrie du 15 décembre 2020 au 14 janvier 2021.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 10 septembre 2025, 22/05422
Cour d'appels'appliquent dès lors que l'inaptitude du salarié, quel que soit le moment où elle est constatée ou invoquée, a, au moins partiellement, pour origine cet accident ou cette maladie et que l'employeur avait connaissance de cette origine professionnelle au moment du licenciement (Cass. Soc 18 septembre 2024, n° 22-22.782). Aux termes de l'article L. 1226-4 du code du travail, en cas de licenciement pour cause d'inaptitude consécutive à un accident ou à une maladie non professionnelle, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Par dérogation à l'article L. 1234-5, l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 A, 15 juillet 2025, 23/00006
Cour d'appell'absence de communication des conditions générales et particulières de la prévoyance complémentaire, et la délivrance des bulletins de paye, - le manquement à l'obligation de prévention des risques psychosociaux. A. Sur l'absence de reprise de paiement du salaire du 07 août 2020 jusqu'au licenciement pour inaptitude le 28 mars 2023 Selon l'article L 1226-4 du code du travail lorsque à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise, ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse dès l'expiration de ce délai le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 10 juillet 2025, 22/05212
Cour d'appelIl n'est surtout pas établi que la proposition de mesures datée du 12 novembre 2018 adressée à l'employeur de l'époque de Mme [L] (qui n'était pas M. [R]) a bien été ensuite portée à la connaissance de M. [R] lui-même. - M. [R] établit que le corps médical a réfuté le lien entre l'accident du travail et l'inaptitude. - Si la cour jugeait qu'il n'y a pas eu de lettre de licenciement, elle ne peut en déduire que le licenciement a été décidé pour inaptitude. - L'article L.1226-4 du code du travail n'est applicable qu'en cas d'inaptitude consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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