Code du travail
Article L. 121-1 : texte et décisions associées – page 206
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 121-1
Le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun. Il peut être constaté dans les formes qu'il convient aux parties contractantes d'adopter.
Toutefois, le contrat de travail à durée déterminée doit être constaté par écrit. Le contrat qui n'est pas constaté par écrit est présumé conclu pour une durée indéterminée.
Le contrat de travail constaté par écrit et à exécuter sur le territoire français est rédigé en français. Il ne peut contenir ni terme étranger ni expression étrangère lorsqu'il existe une expression ou un terme approuvés dans les conditions prévues par le décret n° 72-19 du 7 janvier 1972 relatif à l'enrichissement de la langue française.
Lorsque l'emploi qui fait l'objet du contrat ne peut être désigné que par un terme étranger sans correspondant en français, le contrat de travail doit comporter une explication, en français, du terme étranger.
Lorsque le salarié est étranger et le contrat constaté par écrit, une traduction du contrat est rédigé, à la demande du salarié, dans la langue de ce dernier ; les deux textes font également foi en justice. En cas de discordance entre les deux textes, seul le texte rédigé dans la langue du salarié étranger peut être invoqué contre ce dernier.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 121-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 février 1991, 88-43.445
Cour de cassationl'existence d'un quelconque lien de subordination vis-à-vis de la société en nom collectif "Le Parisien libéré", lien qu'il avait constamment dénié après la rupture, et que la cour d'appel n'a pu conclure à l'existence d'un contrat de travail entre M. A... et la société en nom collectif "Le Parisien libéré" qu'en violation des articles 1134 du Code civil et L. 121-1 et L. 122-1 et suivants du Code du travail ; Mais attendu que la cour d'appel ayant retenu que la société en nom collectif "Le Parisien libéré", à qui il appartenait de rapporter la preuve qu'il avait été mis fin au contrat de travail de M. A..., ne produisait aucun élément de nature à établir que les attributions de gestionnaire de M. A...
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 février 1991, 88-45.783
Cour de cassationses activités de directeur artistique dont l'arrêt reconnaît qu'elles impliquaient une indépendance quasi totale dans l'exécution même de la prestation de travail ; qu'en effet, aucune de ces circonstances n'est de nature à exclure l'existence d'un lien de subordination et à établir que le contrat de travail dont l'existence et l'exécution ont été constatées, était simulé ; qu'ainsi, l'arrêt manque de base légale au regard des articles L. 121-1 du Code du travail et 1134 du Code civil ; Mais attendu que la cour d'appel a relevé que M. C...
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 février 1991, 87-45.222
Cour de cassationGraziani, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Laurent-Atthalin, conseiller référendaire, les observations de la SCP Peignot et Garreau, avocat de M. X..., de Me Choucroy, avocat de la société Imprimerie et éditions Braun, les conclusions de M. Graziani, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l'article L. 121-1 du Code du travail ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... est entré en 1960 au service de la société des Etablissements Braun et Cie en qualité de directeur salarié et a été nommé en outre en 1970 directeur général ; qu'à la suite de la reprise de cette société par la société anonyme Imprimerie et éditions Braun, M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 30 janvier 1991, 87-45.512
Cour de cassationLaurent-Atthalin, Mme Pams-Tatu, conseillers référendaires, M. Dorwling-Carter, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Lecante, les observations de la SCP Lemaître et Monod, avocat de M. X..., les conclusions de M. Dorwling-Carter, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu les articles 1134 du Code civil et L. 121-1 du Code du travail ; Attendu que M. X... a exploité du 1er septembre au 17 octobre 1986 un magasin d'alimentation appartenant à la société Landaise d'achats directs ; que faisant valoir, après son départ, qu'il avait été lié à cette société par un contrat de travail il a saisi la juridiction prud'homale afin d'obtenir des rappels de salaires ainsi que des dommages-intérêts ; Attendu que pour débouter M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 30 janvier 1991, 87-45.511
Cour de cassationBonnet, Laurent-Atthalin, Mme Pams-Tatu, conseillers référendaires, M. Dorwling-Carter, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Lecante, les observations de la SCP Lemaître et Monod, avocat de Mme X..., les conclusions de M. Dorwling-Carter, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; ! Sur le moyen unique : Vu les articles 1134 du Code civil et L. 121-1 du Code du travail ; Attendu que Mme X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 30 janvier 1991, 87-45.082
Cour de cassationMonboisse, conseiller rapporteur, M. Lecante, conseiller, MM. Blaser, Laurent-Atthalin, conseillers référendaires, M. Ecoutin, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Monboisse, les conclusions de M. Ecoutin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l'article L. 121-1 du Code du travail ; Attendu, selon le jugement attaqué et la procédure, que M. X... a fait connaissance de M. Z... lié par un contrat de courtage avec la société à responsabilité limitée ABIC ; qu'il a été mis en relation avec cette société par M. Z...
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 janvier 1991, 89-40.179
Cour de cassationétait intervenu sans cause réelle et sérieuse, alors selon le moyen, que d'une part, hors le cas d'accident du travail, l'employeur n'est pas tenu de proposer un autre emploi au salarié devenu inapte au poste pour lequel il a été engagé ; qu'en conséquence, la cour d'appel ne pouvait exiger de la société qu'elle rapporte la preuve de son impossibilité de reclasser le salarié ; qu'en fondant sa décision sur de telles considérations, la cour d'appel a violé les articles L. 121-1, L. 122-14-3 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 janvier 1991, 88-40.072
Cour de cassation1966, le conseil d'administration peut donner mandat à une personne physique d'assister le président à titre de directeur général ; qu'en l'espèce, l'arrêt attaqué constate que M. X... n'a pas exercé la direction générale de la SMAG ; qu'en lui imputant néanmoins les responsabilités qui incombent à la direction générale, l'arrêt attaqué a violé l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 décembre 1990, 88-40.029
Cour de cassationavait été affecté au service de Mme Y... pour qu'il en résulte qu'elle ait été l'employeur de M. X... ; qu'en ne s'expliquant pas sur les éléments ayant pu lui permettre de caractériser entre Mme Y... à titre personnel et M. X... un contrat particulier sur lequel elle se fonde cependant la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 décembre 1990, 87-42.432
Cour de cassationBonnet, Laurent-Atthalin, Mme Charruault, conseillers référendaires, M. Graziani, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Boittiaux, les observations de la SCP Boré et Xavier, avocat de la société SESIT-ITAB, de Me Cossa, avocat de M. X..., les conclusions de M. Graziani, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; ! Sur le moyen unique : Vu les articles L. 121-1 du Code du travail et les articles 93, 107 et 110 de la loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales ; Attendu que M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 décembre 1990, 88-42.650
Cour de cassation; qu'ainsi, il résultait des constatations de fait de la cause, relevées par l'arrêt, que M. Y... exerçait son activité pour le compte et au profit de la société Nutral, selon ses directives strictes, et dans le cadre d'un service organisé ; que dès lors en se déterminant comme elle l'a fait, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles L. 121-1 du Code du travail, et 1134 du Code civil ; Mais attendu que la cour d'appel a relevé , que les séminaires et causeries qu'animait M. Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 décembre 1990, 87-40.596
Cour de cassationLe directeur commercial devenu président du conseil d'administration et qui a reçu tous les pouvoirs nécessaires pour assurer la direction de la société avec notamment les pouvoirs de nommer et révoquer tous directeurs n'est plus uni à la société par un lien de subordination.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 121-1
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.