Thème de droit social

Harcèlement moral : décisions et repères – page 123

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles harcèlement moral constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées7 060
Dernière décision affichée11 septembre 2024
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Jurisprudence

Décisions récentes sur harcèlement moral

7 060 décisions
1465

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2024, 23-15.390

Cour de cassation

à la loi, a rendu le présent arrêt. Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Versailles, 8 mars 2023), M. [V] a été engagé par la société Thyssenkrupp Materials France le 20 juin 2011 en qualité de directeur administratif et financier. 2. A compter du 22 janvier 2018, le salarié a fait l'objet d'arrêts de travail. 3. Soutenant subir un harcèlement moral, il a saisi, le 22 juillet 2019, la juridiction prud'homale d'une demande de dommages-intérêts à ce titre. 4. Dans le cadre d'une visite médicale de reprise, le 31 octobre 2019, le médecin du travail a rendu un avis d'inaptitude précisant que l'état de santé du salarié faisait obstacle à tout reclassement dans l'entreprise. 5. Le 10 janvier 2020, la société a licencié le salarié pour inaptitude et impossibilité de reclassement. 6.

1466

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2024, 23-11.658

Cour de cassation

Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Versailles, 5 janvier 2023), Mme [J] a été engagée le 6 septembre 2011 par la société Flab Prod (la société) en qualité d'assistante comptable. Au dernier état de la relation de travail, elle était assistante de direction. 2. Elle a été licenciée pour faute grave le 27 juillet 2018. 3. Soutenant avoir subi un harcèlement moral et imputant à son employeur un manquement à son obligation de sécurité, elle a saisi la juridiction prud'homale le 28 juin 2019, aux fins de juger son licenciement nul et subsidiairement sans cause réelle et sérieuse et de condamner la société à lui verser diverses sommes à ce titre.

1467

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2024, 22-21.182

Cour de cassation

L'employeur n'a pas fourni de travail au salarié les 30 mars et 1er avril 2015. 4. Par lettre du 30 mars 2015, le salarié a fait l'objet d'une mise à pied disciplinaire de trois jours, qu'il a contestée par lettre du 20 mai 2015. 5. Par requête du 5 juin 2015, le salarié a saisi la juridiction prud'homale aux fins d'obtenir la résiliation judiciaire de son contrat de travail, se plaignant de faits de harcèlement moral et de discrimination syndicale. 6. Après avoir été licencié le 5 novembre 2018 pour inaptitude et impossibilité de reclassement, il a saisi la juridiction prud'homale pour contester cette rupture. Examen des moyens Sur le premier moyen Enoncé du moyen 7.

1469

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2024, 22-10.718

Cour de cassation

la cassation. Mais sur le premier moyen du pourvoi incident, qui est préalable Enoncé du moyen 6. La salariée fait grief à l'arrêt de la débouter de ses demandes au titre de l'annulation de la mise à pied disciplinaire, alors « qu'aucun salarié ne peut faire l'objet de sanction pour avoir, de bonne foi, relaté ou témoigné d'agissements répétés de harcèlement moral ; qu'est nulle de plein droit toute sanction prononcée à l'encontre d'un salarié ayant dénoncé des faits de harcèlement moral, sauf mauvaise foi, laquelle ne peut résulter que de la connaissance par le salarié de la fausseté des faits dénoncés ; qu'en l'espèce, Mme [O] soutenait expressément que, dans son courrier du 5 octobre 2015, elle avait dénoncé à son employeur des tensions avec son supérieur hiérarchique qui caractérisaient une situation de…

1470

Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 A, 10 septembre 2024, 22/00505

Cour d'appel

Pour contester la prescription de son action, M. [N] [J] évoque une renonciation de la société HRT à la soulever, qui résulterait de sa participation à une mesure d'instruction ordonnée par le conseil de prud'hommes, et fait valoir que la lettre de licenciement ne mentionne pas le délai de recours. Quant au fond, M. [N] [J] soutient avoir été victime d'un harcèlement moral de la part du chef de cuisine, qui exigeait d'être servi par lui-même lorsqu'il dînait dans l'établissement mais n'hésitait pas à le dénigrer systématiquement ; M. [N] [J] invoque également son état de santé et la nature de certaines tâches qui lui étaient demandées. Il se réfère à l'enquête menée par le conseil de prud'hommes.

LicenciementCause réelle et sérieuse+7
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1472

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 5 septembre 2024, 24/01894

Cour d'appel

[H] a été licencié au motif d'insuffisance professionnelle et de fautes graves. M. [H] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris le 2 décembre 2022 aux fins : que soit ordonnée à titre principal sa réintégration le versement d'une indemnité correspondant au préjudice subi, à titre subsidiaire de dire et juger que son licenciement ayant pour origine la dénonciation de faits de harcèlement moral et la privation de sa liberté d'expression est dépourvu de cause réelle et sérieuse et de faire droit à l'ensemble de ses demandes relevant tant de la rupture que de l'exécution de son contrat de travail.

LicenciementCause réelle et sérieuse+15
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1473

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 5 septembre 2024, 24/01484

Cour d'appel

Selon dernières écritures du 18 juin 2024, l'appelante demande à la cour de : o Infirmer le jugement du conseil de prud'hommes de Paris du 13 novembre 2023 en ce qu'il s'est déclaré compétent pour entendre l'affaire, o Juger que le conseil de prud'hommes est matériellement incompétent pour connaître des demandes formulées par Madame [X] [G] épouse [B] au titre d'une discrimination syndicale et d'un harcèlement moral et harcèlement discriminatoire, au profit du tribunal administratif de Paris, o Renvoyer Madame [X] [G] épouse [B] à se pourvoir devant le tribunal administratif de Paris, À titre subsidiaire, o Ordonner un sursis à statuer dans l'attente d'une décision administrative définitive, En tout état de cause, o Dire n'y avoir lieu à évoquer le litige au fond, o Débouter Madame [X] [G] épouse [B] de ses…

Condamnation : 3 000 €Licenciement+13
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1474

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 5 septembre 2024, 24/01013

Cour d'appel

' Sur la faculté de la formation des référés du conseil de prud'hommes d'ordonner à un tiers, personne publique, la production d'une pièce : § Le juge des référés peut ordonner à un tiers, personne publique, la production d'une pièce. § Le juge des référés compétent est celui amené à statuer sur le fondement du litige. Le litige au fond relevant de la compétence exclusive du conseil de prud'hommes, en ce qu'il s'agira de faire reconnaître le harcèlement moral dont Madame [L] [D] a fait l'objet de la part de son employeur Mme [V], la formation en référé du conseil de prud'hommes est nécessairement compétente dans le cadre de la présente instance. § Le conseil de prud'hommes a déjà la faculté d'enjoindre à un tiers de produire un document.

LicenciementOrdonnance de référé+7
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1475

Cour d'appel de Rennes, 8ème Ch Prud'homale, 4 septembre 2024, 24/02374

Cour d'appel

' Dire et juger que l'association Groupement Interprofessionnel de Santé au Travail était prescrite en sa demande reconventionnelle de voir condamner M. [O] à lui verser la somme de : - 25.602,96 € bruts perçue à titre d'indemnité compensatrice de préavis, - 21.369,94 € nets au titre du remboursement du doublement de l'indemnité de licenciement, ' Se déclarer compétent sur les demandes de dommages et intérêts au titre du : - harcèlement moral, - non-respect de l'obligation de sécurité, ' Débouter l'association Groupement Interprofessionnel de Santé au Travail de ses demandes d'incompétence, Au fond, A titre principal, ' Dire et juger que : - l'association Groupement Interprofessionnel de Santé au Travail avait procédé à du harcèlement moral, - le licenciement nul ou subsidiairement sans cause réelle et…

LicenciementCause réelle et sérieuse+12
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1476

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 4 septembre 2024, 22/02586

Cour d'appel

déclaré nul ou subsidiairement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que la condamnation de la société Generali Vie à lui payer les sommes suivantes : - indemnité pour licenciement nul : 143 326,17 € ; - à titre subsidiaire, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : 114 660,93 € ; - à titre plus subsidiaire, dommages et intérêts pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de sécurité : 100 000 € ; - indemnité pour frais de procédure : 4 000 € ; - les intérêts au taux légal ; - Monsieur [X] demande également que soit ordonnée la remise d'un certificat de travail et d'une attestation destinée à Pôle emploi, conformes.

Condamnation : 10 500 €Licenciement+11
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