Cour de cassation, Chambre sociale, 17 janvier 2024, 22-23.382
Cour de cassation; que les manquements commis par l'employeur dans l'élaboration du plan de sauvegarde de l'emploi, qui ont pour effet de retarder la validation ou l'homologation de ce plan par l'autorité administrative et l'ouverture du dispositif de départ volontaire prévu par ce plan, et le refus de l'employeur d'accéder aux demandes du salarié tendant à lui permettre de rejoindre un nouvel emploi sans avoir à démissionner, ne sont pas de nature à empêcher la poursuite de l'exécution du contrat des salariés potentiellement concernés par ce plan ; qu'en retenant, pour dire que la prise d'acte produisait les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, que ''par les fautes commises à l'occasion de son projet de réorganisation économique de l'établissement de Grenoble'', l'employeur ''a retardé de plusieurs mois…