149 fiches vérifiées

Guides prud’homaux

Démarches, délais, preuves et recours en droit du travail.

Comprendre

Rechercher un guide

Par mot-clé ou situation fréquente.

Thème

Santé, sécurité et égalité

18 fiches
Santé, sécurité et égalitéAccident du travail et maladie professionnelle : droits et démarches

Un accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail et une maladie causée par l’activité peuvent ouvrir une prise en charge renforcée, des indemnités sans carence et une protection du contrat. La victime doit documenter les faits et respecter la procédure CPAM ou MSA. Les recours diffèrent selon qu’ils portent sur la reconnaissance, l’indemnisation sociale ou les obligations de l’employeur.

Santé, sécurité et égalitéÉgalité de traitement au travail : salaires, primes et recours

Des salariés placés dans une situation comparable au regard d’un avantage doivent être traités de la même manière, sauf raison objective et pertinente. La comparaison porte sur le travail réel, les responsabilités et les conditions d’attribution, pas seulement sur le titre du poste. Le salarié présente des faits précis ; l’employeur doit justifier l’écart par des éléments vérifiables.

Santé, sécurité et égalitéHandicap au travail et aménagement du poste : droits et recours

L’employeur doit rechercher les mesures appropriées permettant au salarié handicapé d’accéder à son emploi, de le conserver, de l’exercer et d’y progresser, sauf charge disproportionnée appréciée concrètement après prise en compte des aides. Le médecin du travail peut préconiser un aménagement écrit. Un refus doit être motivé et peut constituer une discrimination.

Santé, sécurité et égalitéHarcèlement sexuel au travail : définition, preuves et recours

Le harcèlement sexuel peut résulter de propos ou comportements répétés à connotation sexuelle ou sexiste qui portent atteinte à la dignité ou créent une situation intimidante, hostile ou offensante. Une pression grave, même unique, visant à obtenir un acte sexuel suffit également. L’employeur doit prévenir, faire cesser et sanctionner les faits. Victimes et témoins de bonne foi sont protégés contre les représailles.

Santé, sécurité et égalitéLanceur d’alerte salarié : procédure, protection et représailles

Un salarié peut bénéficier du statut protecteur de lanceur d’alerte s’il signale de bonne foi, sans contrepartie financière directe, des faits entrant dans le champ de la loi. Depuis 2022, il peut choisir un signalement interne ou saisir directement une autorité externe compétente. La divulgation publique est plus strictement encadrée. Licenciement, sanction, mise à l’écart ou atteinte à la carrière en raison d’une alerte protégée peuvent être annulés et réparés.

Santé, sécurité et égalitéArrêt maladie : obligations, indemnisation et reprise

L’arrêt maladie suspend le contrat : le salarié ne travaille pas et informe rapidement l’employeur, sans devoir révéler son diagnostic. Sous conditions, il perçoit des indemnités journalières et un complément légal ou conventionnel. Il doit respecter les prescriptions, les heures de sortie et l’interdiction d’activité non autorisée. La maladie ne peut justifier une discrimination, mais elle n’interdit pas toute rupture pour un motif distinct.

Santé, sécurité et égalitéObligation de sécurité de l’employeur : règles et preuves

L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Il évalue les risques, les combat à la source, adapte le travail, informe, forme et organise les moyens. Sa responsabilité ne découle pas automatiquement de tout accident : le juge vérifie les risques connus ou prévisibles et les mesures concrètes de prévention et de réaction.

Santé, sécurité et égalitéMédecine du travail : visites, aménagements et droits

Le service de prévention et de santé au travail surveille les effets du travail sur la santé et conseille salarié, employeur et représentants. Le salarié bénéficie de visites d’information ou d’un suivi renforcé et peut demander à tout moment une visite sans être sanctionné. Le médecin du travail peut proposer des aménagements et rendre un avis d’inaptitude, mais il ne prescrit pas l’arrêt maladie ordinaire.

Santé, sécurité et égalitéContester un avis du médecin du travail dans les 15 jours

Le salarié ou l’employeur peut contester les éléments médicaux d’un avis d’aptitude ou d’inaptitude, d’une proposition ou d’une indication du médecin du travail. Il doit saisir le conseil de prud’hommes selon la procédure accélérée au fond dans les quinze jours de la notification. Le médecin est informé mais n’est pas partie. Le conseil peut charger le médecin-inspecteur d’une mesure d’instruction.

Santé, sécurité et égalitéDroit de retrait : conditions, salaire et contestation

Un salarié peut se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, ou lorsqu’il constate une défectuosité d’un système de protection. Il alerte immédiatement l’employeur et ne doit pas créer un nouveau danger grave pour autrui. Si le retrait est légitime, aucune sanction ni retenue de salaire ne peut être appliquée.

Santé, sécurité et égalitéRisques psychosociaux : obligations, alertes et recours

Les risques psychosociaux regroupent notamment stress chronique, surcharge, exigences émotionnelles, manque d’autonomie, conflits de valeurs, insécurité et violences. Ils ne constituent pas une qualification juridique unique, mais relèvent de l’obligation de protéger la santé mentale. L’employeur doit les évaluer dans le DUERP, agir sur l’organisation et répondre aux alertes, au-delà d’un simple soutien individuel.

Santé, sécurité et égalitéBurn-out : faire reconnaître les faits et protéger sa santé

Le burn-out désigne un épuisement professionnel lié à une exposition prolongée à des facteurs de stress au travail. Il n’est pas une qualification juridique autonome ni une preuve automatique de harcèlement. La priorité est médicale et préventive : consulter, cesser l’exposition si nécessaire, alerter et préparer la reprise. Le contentieux exige de distinguer état de santé, facteurs de travail, manquement de l’employeur et préjudices.

Santé, sécurité et égalitéSignaler un harcèlement à l’employeur et se protéger

Un signalement utile décrit des faits datés, leur répétition ou gravité, les témoins, les conséquences et les mesures demandées. Il peut être adressé à l’employeur, aux RH, à un supérieur non impliqué, au référent, au CSE ou au canal d’alerte. Le salarié qui relate ou témoigne de bonne foi est protégé contre les représailles, même si l’enquête ne confirme pas ensuite tous les faits.

Santé, sécurité et égalitéEnquête interne après un signalement de harcèlement

Après une alerte circonstanciée, l’employeur doit protéger la santé, vérifier les faits et faire cesser tout harcèlement. Une enquête interne est souvent le moyen adapté, surtout si les versions divergent, mais elle n’est pas une formalité autonome dont l’absence entraîne toujours condamnation : les juges apprécient l’ensemble des mesures prises. Sa méthode doit être rapide, impartiale, confidentielle et équitable.

Santé, sécurité et égalitéDiscrimination liée à la grossesse et à la maternité

Une employeuse ou un employeur ne peut prendre en considération la grossesse pour refuser une embauche, rompre une période d’essai, modifier la carrière, la rémunération ou rompre le contrat. La salariée n’a pas à révéler sa grossesse, sauf lorsqu’elle demande les droits qui y sont attachés. Des périodes spécifiques limitent fortement ou interdisent le licenciement. Toute mesure discriminatoire peut être annulée et réparée.

Santé, sécurité et égalitéDiscrimination syndicale : preuves, carrière et recours

L’employeur ne peut prendre en considération l’appartenance ou l’activité syndicale pour recruter, répartir le travail, former, évaluer, rémunérer, promouvoir, sanctionner ou rompre le contrat. Le salarié présente des éléments laissant supposer une discrimination, souvent par une chronologie et une comparaison de carrière. L’employeur doit alors justifier ses décisions par des éléments objectifs étrangers au syndicat.

Santé, sécurité et égalitéVisite de reprise et de préreprise : obligations et droits

La visite de reprise est obligatoire après congé maternité, maladie professionnelle quelle que soit sa durée, accident du travail d’au moins 30 jours et maladie ou accident non professionnel d’au moins 60 jours. L’employeur la sollicite et elle a lieu le jour de la reprise effective ou au plus tard dans les huit jours. La préreprise, possible pour une absence de plus de 30 jours, prépare les aménagements sans mettre fin à l’arrêt.

Santé, sécurité et égalitéTemps partiel thérapeutique : démarches, salaire et recours

Le temps partiel thérapeutique permet une reprise ou un maintien progressif lorsque le médecin traitant estime cette organisation favorable à la santé. Il n’a plus à suivre immédiatement un arrêt complet. Il combine salaire correspondant au travail et, si la CPAM l’accepte, indemnités journalières. Sa mise en œuvre nécessite coordination du salarié, de l’employeur, du médecin du travail et de l’assurance maladie.