Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 21-20.724

Arrêt du 21 septembre 2022Pourvoi n° 21-20.724

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSE
Solution
Rejet
Décision attaquée
Cour d'appel d'Amiens · 15 septembre 2020
Publication
Non publié
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2022:SO10758

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: SECOND MOYEN DE CASSATION LE POURVOI REPROCHE À L'ARRÊT ATTAQUÉ D'AVOIR débouté l'exposant de sa demande d'annulation des sanctions disciplinaires au sujet du véhicule de fonction et notamment la mise à pied disciplinaire du 16 mars 2017 et de sa demande de restitution du salaire afférent à cette période, et D'AVOIR jugé que son licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse et débouté l'exposant de ses demandes indemnitaires à ce titre.
  • Contexte: Le pourvoi vise l'arrêt rendu le 15 septembre 2020 par la cour d'appel d'Amiens (5e chambre prud'homale), dans le litige l'opposant à la société les Transports personnalisés du Valois, dont le siège est [Adresse 1], défenderesse à la cassation.
  • Solution: Rejet.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Mise à pied faits
  2. Licenciement faits
  3. Arrêt d'appel Cour d'appel d'Amiens
  4. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

33 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

SOC.

CDS

COUR DE CASSATION ______________________

Audience publique du 21 septembre 2022

Rejet non spécialement motivé

M. SCHAMBER, conseiller doyen faisant fonction de président

Décision n° 10758 F

Pourvoi n° K 21-20.724

Aide juridictionnelle totale en demande au profit de M. [K]. Admission du bureau d'aide juridictionnelle près la Cour de cassation en date du 17 juin 2021.

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

_________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________

DÉCISION DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, DU 21 SEPTEMBRE 2022

M. [G] [K], domicilié [Adresse 2], a formé le pourvoi n° K 21-20.724 contre l'arrêt rendu le 15 septembre 2020 par la cour d'appel d'Amiens (5e chambre prud'homale), dans le litige l'opposant à la société les Transports personnalisés du Valois, dont le siège est [Adresse 1], défenderesse à la cassation.

Le dossier a été communiqué au procureur général.

Sur le rapport de Mme Techer, conseiller référendaire, les observations écrites de la SCP Bouzidi et Bouhanna, avocat de M. [K], de la SCP Waquet, Farge et Hazan, avocat de la société les Transports personnalisés du Valois, après débats en l'audience publique du 22 juin 2022 où étaient présents M. Schamber, conseiller doyen faisant fonction de président, Mme Techer, conseiller référendaire rapporteur, Mme Monge, conseiller, et Mme Lavigne, greffier de chambre,

la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu la présente décision.

1. Les moyens de cassation annexés, qui sont invoqués à l'encontre de la décision attaquée, ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation.

2. En application de l'article 1014, alinéa 1er, du code de procédure civile, il n'y a donc pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce pourvoi.

EN CONSÉQUENCE, la Cour :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne M. [K] aux dépens ;

En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par M. [K] ;

Ainsi décidé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt et un septembre deux mille vingt-deux. MOYENS ANNEXES à la présente décision

Moyens produits par la SCP Bouzidi et Bouhanna, avocat aux Conseils, pour M. [K]

PREMIER MOYEN DE CASSATION

LE POURVOI REPROCHE À L'ARRÊT ATTAQUÉ D'AVOIR rejeté les demandes de l'exposant en paiement d'heures supplémentaires outre congés payés y afférents, au titre du repos compensatoire obligatoire, outre congés payés y afférents, à titre de dommages et intérêts pour non-respect de la durée légale du travail et D'AVOIR rejeté la demande du salarié en résiliation judiciaire de son contrat de travail devant produire les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de ses demandes indemnitaires à ce titre et jugé que son licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse ;

1°) ALORS QUE tout jugement doit être motivé ; que la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles ; que l'exposant avait fait valoir que c'est à tort que, se prévalant des dispositions de la convention collective, l'employeur décomptait chaque jour un nombre important de coupures et de « microcoupures » qu'il rémunérait à hauteur de 50 % du salaire dès lors que pendant ces périodes de quelques minutes l'exposant qui devait demeurer dans son véhicule ou à proximité immédiate restait à la disposition de son employeur et ne pouvait vaquer librement à ses occupations personnelles ; qu'en se bornant à écarter « au vu des éléments soumis à son appréciation » que les temps de coupure ainsi décomptés par l'employeur correspondaient à du temps où le salarié devait demeurer à la disposition de son employeur, sans nullement identifier ni analyser même succinctement « les éléments soumis à son appréciation » sur lesquels elle se serait ainsi fondée pour procéder à cette affirmation, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile ;

2°) ALORS QUE la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles ; que l'exposant avait fait valoir que c'est à tort que, se prévalant des dispositions de la convention collective, l'employeur décomptait chaque jour un nombre important de coupures et de « microcoupures » qu'il rémunérait à hauteur de 50 % du salaire dès lors que pendant ces périodes de quelques minutes l'exposant qui devait demeurer dans son véhicule ou à proximité immédiate ne pouvait vaquer librement à ses occupations personnelles ; qu'en se bornant à écarter « au vu des éléments soumis à son appréciation » que les temps de coupure ainsi décomptés par l'employeur correspondaient à du temps où le salarié devait demeurer à la disposition de son employeur, sans rechercher si en l'espèce, l'exposant pouvait pendant ces temps dit de coupure, vaquer librement à ses occupations personnelles, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L 3121-1 du code du travail ;

3°) ALORS QUE l'exposant avait fait valoir le non-respect par l'employeur des temps de pause et produit à cet égard des plannings datés du 4 décembre 2016 et du 19 février 2017 ; qu'en ne répondant pas à ce moyen la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile ;

SECOND MOYEN DE CASSATION

LE POURVOI REPROCHE À L'ARRÊT ATTAQUÉ D'AVOIR débouté l'exposant de sa demande d'annulation des sanctions disciplinaires au sujet du véhicule de fonction et notamment la mise à pied disciplinaire du 16 mars 2017 et de sa demande de restitution du salaire afférent à cette période, et D'AVOIR jugé que son licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse et débouté l'exposant de ses demandes indemnitaires à ce titre ;

ALORS QUE le seul refus par un salarié d'une modification de son contrat de travail telle que proposée par son employeur ne constitue pas une cause réelle et sérieuse de licenciement ; que l'employeur qui sollicite l'accord du salarié pour une modification de son contrat de travail en lui indiquant qu'en cas de refus son licenciement pour motif économique pourrait être envisagé, ne peut, par la suite, prononcer son licenciement pour faute en raison du refus persistant du salarié de se conformer à la mesure objet de la modification de son contrat de travail précédemment refusée; qu'ayant constaté que l'employeur avait le 10 avril 2015 soumis à l'accord de l'exposant un avenant à son contrat de travail portant sur la fin du remisage à domicile de son véhicule professionnel en prévoyant la possibilité d'un licenciement économique en cas de refus de cet avenant et que l'exposant avait refusé cette proposition de modification de son contrat de travail, la cour d'appel qui juge que le licenciement du salarié pour faute grave notifié le 16 mai 2017 et exclusivement motivé par « votre refus persistant d'appliquer cette consigne, puisque vous avez persisté à remiser votre véhicule à votre domicile en fin de service » en dépit d'un premier avertissement et d'une mise à pied disciplinaire, repose sur une cause réelle et sérieuse a violé les articles 1134 du code civil dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance du 10 février 2016 et L 1233-3 du code du travail, ensemble les articles L 1232-1 et L 1235-1 du code du travail ;

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSEFaute graveDiscipline / sanctionsRésiliation judiciaire

Identifiants et source

Décision attaquée
Cour d'appel d'Amiens · 15 septembre 2020
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2022:SO10758
Identifiant source
632bff3c6ed81805da0b03ad
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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus JURINET — identifiant 632bff3c6ed81805da0b03ad.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 27 février 2024.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.