Cour d'appel
Cour d'appel de Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 6 mai 2026, 22/13938
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: Celui-ci m'indique avoir été engagé par votre société selon contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel à compter du 6 janvier 2020 en qualité de comptable, sous le statut de cadre, au coefficient hiérarchique de position 2.2, coefficient 130.
- Solution: Confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions. Déboute M. [G] [H] de l'ensemble de ses demandes. Y ajoutant.
- Analyse: Par conséquent, en application de l'article L. 1232-2 du code du travail, nous vous notifions votre licenciement pour cause réelle et sérieuse pour les motifs suivants': Il convient de rappeler qu'initialement, nous avions recours aux services d'un expert-comptable externe.
Lire la synthèse complète
- Analyse: Je trouve votre décision, de résilier l'abonnement aux services paie, prématurée et confirme bien votre intention de me pousser vers la porte de sortie depuis mon retour de maladie début septembre.'» L'employeur répondait le 29 janvier 2021 en ces termes': «'J'ai eu Sage One Paie au téléphone concernant ce problème de connexion'; l'abonnement est toujours actif, aucune résiliation en cour.
Conclusion : LA COUR, Confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Licenciement licencié pour cause réelle et sérieuse par lettre du 19 février 2021
- Saisine prud'homale a saisi le 23 juin 2021 le conseil de prud'hommes
- Jugement prud'homal Formation paritaire · Conseil de prud'hommes de Toulon
- Appel formé a interjeté appel suivant déclaration du 20 octobre 2022
- Arrêt d'appel Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Voir 2 dates supplémentaires
- Conclusions notifiées aux termes desquelles la SASU [1] (société / employeur probable) · Date à vérifier · conclusions déposées et notifiées le 13 février 2026 aux termes desquelles la SASU [1] demande à la cour de':
- Conclusions notifiées aux termes desquelles M. [G] [H] · conclusions déposées et notifiées le 17 février 2026 aux termes desquelles M. [G] [H] demande à la cour de':
Texte de la décision
A.S.U. [1] Copie exécutoire délivrée le : 06/05/2026 à : - Me Jérémy VIDAL, avocat au barreau de TOULON - Me Anthony DUNAN, avocat au barreau de TOULON Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de TOULON en date du 07 Octobre 2022 enregistré au répertoire général sous le n° F 21/00378.
APPELANT Monsieur [G] [H], demeurant [Adresse 1] représenté par Me Jérémy VIDAL, avocat au barreau de TOULON INTIMEE S.A.S.U. [1], sise [Adresse 2] représentée par Me Anthony DUNAN, avocat au barreau de TOULON *-*-*-*-* COMPOSITION DE LA COUR L'affaire a été débattue le 03 Mars 2026, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Pascal MATHIS, Président de chambre, chargé du rapport, qui a fait un rapport oral à l'audience, avant les plaidoiries.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de : Monsieur Pascal MATHIS, Président de chambre Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseillère Madame Audrey BOITAUD, Conseillère Greffier lors des débats : Mme Pascale ROCK.
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 06 Mai 2026.
ARRÊT Contradictoire, Prononcé par mise à disposition au greffe le 06 Mai 2026 Signé par Monsieur Pascal MATHIS, Président de chambre et Mme Pascale ROCK, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. *** EXPOSÉ DU LITIGE [1] La SASU [1] a embauché M. [G] [H] en qualité de comptable suivant contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel du 13'décembre 2019 avec reprise d'ancienneté au 1er'mai'2018.
La durée du travail était fixée à 50,70'h par mois soit les lundi, mercredi et vendredi de 8h30 à 12h30.
Le salarié a été hospitalisé du 12 au 29 juin 2020 pour subir une intervention chirurgicale puis il a été maintenu en arrêt maladie jusqu'au 31 août 2020. [2] Le conseil du salarié écrivait à l'employeur en ces termes le 11 décembre 2020': «'Je viens vers vous en ma qualité de conseil de M. [G] [H].
Celui-ci m'indique avoir été engagé par votre société selon contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel à compter du 6 janvier 2020 en qualité de comptable, sous le statut de cadre, au coefficient hiérarchique de position 2.2, coefficient 130.
Ce contrat a fait suite à deux contrats initialement conclus avec les sociétés SAS [2] et SAS [3] le 1er mai 2018.
M. [H] me fait part des difficultés suivantes.
Il s'avère qu'à la suite de son embauche, M. [H] vous avait proposé de recourir aux services de M. [Y] [X], commissaire aux comptes réputé, ce qui aurait permis à la société de bénéficier de la certification des comptes, même si les conditions légales impératives n'étaient pas remplies.
Vous avez finalement décliné les services de ce commissaire aux comptes, ce qui était néanmoins votre droit.
Vous avez ainsi préféré avoir recours aux services d'un expert-comptable, en la personne de M. [D] [E].
Depuis l'entrée en fonction de M. [D] [E], les fonctions de M. [H] ont considérablement été réduites.
Ainsi, M. [H] n'occupe plus concrètement qu'un rôle consistant à procéder à des opérations de saisies.
Les codes de connexion étant désormais à la disposition de l'expert-comptable, M. [H] considère que ses nouvelles conditions de travail impactent la nature de ses tâches de sorte que son emploi correspond à une coquille pratiquement vide.
Mots-clés droit social
Licenciement • Cause réelle et sérieuse • Nullité du licenciement • Préavis / indemnités de rupture • Rupture conventionnelle • Contrat de travail • Requalification • Salaire / rémunération • Congés payés • Temps de travail • Télétravail • Discrimination • Inaptitude / reclassement • Handicap / aménagement • Procédure prud'homale
Textes cités
Code du travailInformations détaillées
- Juridiction
- Cour d'appel
- Chambre
- Chambre 4-6
- Date
- 06/05/2026
- Numéro d'affaire
- 22/13938
Résumé source
[1] La SASU [1] a embauché M. [G] [H] en qualité de comptable suivant contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel du 13'décembre 2019 avec reprise d'ancienneté au 1er'mai'2018. La durée du travail était fixée à 50,70'h par mois soit les lundi, mercredi et vendredi de 8h30 à 12h30. Le salarié a été hospitalisé du 12 au 29 juin 2020 pour subir une intervention chirurgicale puis il a été maintenu en arrêt maladie jusqu'au 31 août 2020. [2] Le conseil du salarié écrivait à l'employeur en ces termes le 11 décembre 2020': «'Je viens vers vous en ma qualité de conseil de M. [G] [H]. Celui-ci m'indique avoir été engagé par votre société selon contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel à compter du 6 janvier 2020 en qualité de comptable, sous le statut de cadre, au coefficient hiérarchique de position 2.2, coefficient 130. Ce contrat a fait suite à deux contrats…