Code du travail
Article L. 2422-1 : texte et décisions associées
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 2422-1
Lorsque le ministre compétent annule, sur recours hiérarchique, la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié investi de l'un des mandats énumérés ci-après, ou lorsque le juge administratif annule la décision d'autorisation de l'inspecteur du travail ou du ministre compétent, le salarié concerné a le droit, s'il le demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision, d'être réintégré dans son emploi ou dans un emploi équivalent. Cette disposition s'applique aux salariés investis d'un des mandats suivants : 1° Délégué syndical ou ancien délégué syndical ; 2° Membre de la délégation du personnel du comité social et économique, titulaire ou suppléant, représentant syndical au comité social et économique, ancien membre ou candidat aux fonctions de membre de la délégation du personnel du comité social et économique, salarié ayant demandé à l'employeur l'organisation des élections au comité social et économique ; 3° Représentant de proximité, ancien représentant de proximité ou candidat aux fonctions de représentant de proximité, 4° Membre ou ancien membre de la délégation du personnel du comité social et économique interentreprises, ou candidat à ces fonctions ; 5° Membre du groupe spécial de négociation, pour la mise en place d'un comité d'entreprise européen ou d'une instance de consultation, et membre du comité d'entreprise européen ; 6° Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société européenne ; 6° bis Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société coopérative européenne ; 6° ter Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société issue de la fusion transfrontalière ; 7° Représentant des salariés au conseil de surveillance ou d'administration des entreprises du secteur public ; 8° Membre de la commission mentionnée à l'article L. 23-111-1 , ancien membre ou salarié figurant sur la propagande électorale en vue de la constitution de cette commission.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 2422-1
Cour d'appel de Saint-Denis-De-La-Réunion, Chambre sociale, 4 juin 2026, 25/00152
Cour d'appelcelles soumises au premier juge même si leur fondement juridique est différent. En l'espèce, il n'est pas contesté que Madame [D] a soutenu à titre principal en première instance que son licenciement était nul, mais qu'elle ne formait alors qu'une demande en condamnation de l'employeur au paiement d'indemnités. En outre, hors le cas prévu à l'article L. 2422-1 du code du travail concernant l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié investi d'un mandat, aucun délai n'est imparti au salarié pour demander sa réintégration en suite de la nullité de son licenciement. Seule une impossibilité matérielle est de nature à faire obstacle à la réintégration du salarié dont le licenciement est annulé.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 20 mai 2026, 24/00830
Cour d'appelIle de France et de l'établissement de [Localité 4] et des déductions à opérer des sommes qu'il a perçues pendant la période du 22 mars 2013 au 9 septembre 2020. ** Aux termes de l'article L.2422-4 du code du travail, lorsque l'annulation d'une décision d'autorisation est devenue définitive, le salarié investi d'un des mandats mentionnés à l'article L. 2422-1 a droit au paiement d'une indemnité correspondant à la totalité du préjudice subi au cours de la période écoulée entre son licenciement et sa réintégration, s'il en a formulé la demande dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision. L'indemnité correspond à la totalité du préjudice subi au cours de la période écoulée entre son licenciement et l'expiration du délai de deux mois s'il n'a pas demandé sa réintégration.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 2026, 24-19.815
Cour de cassationpar le salarié quand celui-ci indiquait qu'il était prêt à être réintégré sur un poste de niveau inférieur situé en Ile de France et qu'il résultait de ses constatations que de tels emplois étaient disponibles, la cour d'appel a statué par un motif impropre à caractériser une impossibilité absolue de réintégrer le salarié et violé les articles L. 2411-1 et L. 2422-1 du code du travail dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017. » Réponse de la Cour 5. En application de l'article L. 2422-1 du code du travail, le salarié protégé dont le licenciement est nul en raison de l'annulation de l'autorisation administrative doit être, s'il le demande, réintégré dans son emploi ou un emploi équivalent.
Cour d'appel de Paris, Pôle 4 - Chambre 13, 12 mai 2026, 22/17911
Cour d'appeld'y faire droit. L'avocat, agissant sur mandat de représentation, est tenu à une obligation de diligence, à une obligation d'information et à un devoir de conseil envers son client. Il doit prendre toutes les initiatives utiles et mettre en oeuvre tous les moyens adéquats pour assurer au mieux la défense des intérêts de celui-ci. Selon l'article L.2422-1 du code du travail, dans sa version en vigueur du 5 juillet 2008 au 1er janvier 2016, lorsque le juge administratif annule la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié investi d'un mandat de délégué syndical, le salarié concerné a le droit, s'il le demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision, d'être réintégré dans son emploi ou dans un emploi équivalent. L'avocat de M.
Cour d'appel de Riom, Chambre Sociale, 12 mai 2026, 23/00178
Cour d'appel2411-5 du code du travail (version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2017) : 'Le licenciement d'un délégué du personnel, titulaire ou suppléant, ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail. Cette autorisation est également requise durant les six premiers mois suivant l'expiration du mandat de délégué du personnel ou de la disparition de l'institution.' Selon l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 8, 7 mai 2026, 22/07671
Cour d'appelIl considère que son employeur ne peut déduire les congés payés incidents dans la mesure où l'indemnisation a le caractère d'un complément de salaire et s'estime donc bien fondé à réclamer la somme de 380'000 € à titre d'indemnité d'indemnisation, outre 30'000 € de réparation du caractère illicite de son licenciement sur le fondement de l'article L.2511-1 du code du travail.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 13 janvier 2026, 24/01652
Cour d'appelde salaire et relève de la prescription triennale prévue à l'article L. 3245-1 du code du travail, le délai de trois ans commençant à courir à partir du délai de 2 mois suivant la date du jugement du tribunal administratif. Mme [O] ayant saisi le conseil de prud'hommes le 29 décembre 2022, sa demande est prescrite.
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 décembre 2025, 24-13.172
Cour de cassationet son départ à la retraite à effet du 1er février 2019, la cour d'appel a violé l'article L. 2422-4 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 2422-4 du code du travail : 8. Aux termes de ce texte, lorsque l'annulation d'une décision d'autorisation est devenue définitive, le salarié investi d'un des mandats mentionnés à l'article L. 2422-1 a droit au paiement d'une indemnité correspondant à la totalité du préjudice subi au cours de la période écoulée entre son licenciement et sa réintégration, s'il en a formulé la demande dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision. L'indemnité correspond à la totalité du préjudice subi au cours de la période écoulée entre son licenciement et l'expiration du délai de deux mois s'il n'a pas demandé sa réintégration.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 novembre 2025, 22-24.337
Cour de cassation; qu'en l'espèce, après avoir constaté que le salarié avait formé, sans la fonder en droit, une demande de rappel de salaires durant la mise à pied conservatoire à hauteur de 156 013,84 euros, la cour d'appel a fait droit à cette demande à hauteur de 18 149,59 euros pour la période comprise entre la décision de mise à pied conservatoire le 19 janvier 2018 et le licenciement du 25 avril 2018 et, sous couvert de requalifier la demande sur le fondement de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 9 juillet 2025, 22/00349
Cour d'appelCependant, la Cour de cassation a jugé qu'est recevable en appel la demande en nullité du licenciement qui tend aux mêmes fins que la demande initiale au titre d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, dès lors que ces demandes tendent à obtenir l'indemnisation des conséquences du licenciement qu'un salarié estime injustifié (Soc., 1 décembre 2021, pourvoi n° 20-13.339, B). En outre, hors le cas prévu à l'article L. 2422-1 du code du travail concernant l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié investi d'un mandat, aucun délai n'est imparti au salarié pour demander sa réintégration en suite de la nullité de son licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 janvier 2025, 23-12.574
Cour de cassationproches des lèvres et des caresses dans le dos, ainsi que des remarques marquant l'intérêt qu'il leur portait" ; qu'en s'abstenant de rechercher si l'impossibilité de réintégrer le salariés ne résultait pas d'un risque de harcèlement sexuel, que l'employeur était tenu de prévenir, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 2422-1 du code du travail ; 13°/ que l'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ; que la cour d'appel a retenu, par motifs adoptés, pour estimer que les éléments invoqués par l'employeur ne caractérisaient pas une impossibilité de réintégrer M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2024, 23-10.439
Cour de cassationIl résulte des articles L. 2422-1 et L. 2422-4 du code du travail que seule la demande de réintégration doit être formée, à peine d'irrecevabilité, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement annulant l'autorisation administrative de licenciement. La durée de la prescription étant déterminée par la nature de la créance invoquée, l'indemnité due en application de l'article L. 2422-4 du code du travail qui a, de par la loi, le caractère d'un complément de salaire, a la nature d'une créance salariale, en sorte qu'elle est soumise à la prescription triennale prévue par l'article L. 3245-1 du code du travail. L'indemnisation prévue par l'article L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 2422-1
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.