Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 30
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Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 24/02958
Cour d'appelà la salariée. Cette rupture est donc advenue au terme du contrat à son initiative et s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse qui ouvre droit au profit de la salariée au paiement des indemnités de rupture et de dommages-intérêts. Le jugement sera confirmé de ce chef. Sur les conséquences pécuniaires de la rupture. L'article L 1235-3 du code du travail, dans sa rédaction en vigueur à compter du 1er avril 2018, prévoit que l'indemnisation du licenciement sans cause réelle et sérieuse d'un salarié totalisant moins d'une année d'ancienneté dans une entreprise employant habituellement au moins onze salariés, ne peut dépasser un mois de salaire brut.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 24/02956
Cour d'appelà la salariée. Cette rupture est donc advenue au terme du contrat à son initiative et s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse qui ouvre droit au profit de la salariée au paiement des indemnités de rupture et de dommages-intérêts. Le jugement sera confirmé de ce chef. Sur les conséquences pécuniaires de la rupture. L'article L 1235-3 du code du travail, dans sa rédaction en vigueur à compter du 1er avril 2018, prévoit que l'indemnisation du licenciement sans cause réelle et sérieuse d'un salarié totalisant moins d'une année d'ancienneté dans une entreprise employant habituellement au moins onze salariés, ne peut dépasser un mois de salaire brut.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/03968
Cour d'appel[D] [S] ne peut solliciter une indemnité supérieure à deux mois de salaire. Il n'est pas contesté que le salaire de référence de M. [D] [S] était de 2 221,60 euros brut. Le salarié avait au moment de son licenciement 2 ans et 6 mois d'ancienneté. La société n'établit pas que son effectif était inférieur à onze salariés. En application des dispositions de l'article L. 1235-3 du code du travail, M. [B] [S] peut prétendre à une indemnité variant de 3 à 3,5 mois de salaire. Il justifie s'être inscrit à pôle emploi en octobre 2021 et avoir perçu jusqu'en février 2022 une allocation de 1 271,31 euros. En l'état de ces éléments, le jugement sera confirmé en ce qu'il a fixé le montant de son indemnité à 6 665,88 euros.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/03883
Cour d'appel[R] au titre de son indemnité légale de licenciement et son indemnité de préavis, le jugement sera confirmé de ces chefs. M. [R] sollicite que son indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse soit portée à 11 700 euros au motif qu'il avait 5 années d'ancienneté et qu'il n'a pas à ce jour retrouvé un emploi alors que son épouse ne travaille pas et qu'ils ont 4 enfants à charge. En application des dispositions de l'article L.1235-3 du code du travail M. [R] peut percevoir une indemnité comprise entre 1,5 et 6 mois de salaire. Si M.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/03824
Cour d'appelIl fait valoir que pendant 16 ans il a eu un comportement irréprochable ainsi qu'en attestent ses évaluations, que plusieurs de ses collègues témoignent de ses qualités professionnelles et de son attitude respectueuse. Le salarié bénéficiait de 16 années d'ancienneté dans l'entreprise au moment de son licenciement. En application des dispositions de l'article L.1235-3 du code du travail, il peut solliciter une indemnité variant de 3 à 13,5 mois de salaire brut moyen. Il n'est pas contesté que le salaire brut de M. [Y] s'élevait à 1 935,10 euros. M. [Y] était en arrêt maladie du 17 janvier 2020 au 10 novembre 2020, et justifie que sur la période de décembre 2019 à septembre 2021 son médecin généraliste lui a prescrit tous les quatres mois un anti-dépresseur (Paroxétine).
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/03725
Cour d'appelsalarié a été privé de son droit de rétractation. En conséquence la convention de rupture est nulle, et la rupture du contrat produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Sur les conséquences de la rupture du contrat de travail : Sur l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : En application de l'article L.1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, et que la réintégration du salarié n'est pas possible, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur comprise entre un minimum et un maximum qui varie en fonction du montant du salaire, de l'ancienneté du salarié et de l'effectif de l'entreprise. En l'espèce, le salaire de M.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/02992
Cour d'appelconformément à l'ancienneté et à sa rémunération d'un montant brut de 3 261,20 euros, ne sont pas discutées de sorte que la décision sera confirmée en ce qu'elle lui a accordé à ce titre la somme de 6 522 euros outre 652 euros au titre des congés payés. Sur l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : En application de l'article L.1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, et que la réintégration du salarié n'est pas possible, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur comprise entre un minimum et un maximum qui varie en fonction du montant du salaire, de l'ancienneté du salarié et de l'effectif de l'entreprise.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 23/02987
Cour d'appeldu travail, de sorte qu'un lien est établi entre ce manquement à l'obligation de sécurité et l'inaptitude du salarié cause du licenciement, privant ce dernier de cause réelle et sérieuse. Le jugement sera infirmé de ce chef. Sur les conséquences de la rupture du contrat de travail : Sur les dommages et intérêts : En application de l'article L.1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, et que la réintégration du salarié n'est pas possible, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur comprise entre un minimum et un maximum qui varie en fonction du montant du salaire, de l'ancienneté du salarié et de l'effectif de l'entreprise. En l'espèce, lors du licenciement, M.
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 20 mai 2026, 22/05532
Cour d'appelDit qu'il n'y a pas lieu à condamner au titre de l'article 700 du code de procédure civile, Ce faisant votre Cour devra : À titre principal, Débouter M. [A] de l'ensemble de ses demandes, fins et conclusions. À titre subsidiaire, Limiter le quantum de la demande de rappel de salaire à la somme de 25 363,38 euros bruts ; Limiter le montant des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse au plancher de l'article L.1235-3 du code du travail. En tout état de cause, Rappeler que la garantie de l'AGS : - ne peut être mise en cause que pour les sommes dues en exécution du contrat de travail, dans les limites et conditions légales prévues par les articles L.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 20 mai 2026, 23/02714
Cour d'appel[N] de l'ensemble de ses demandes financières à ce titre ; - débouter M. [N] de sa demande de dommages et intérêts au titre d'une prétendue discrimination syndicale ; A titre reconventionnel - condamner M. [N] à lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens ; A titre subsidiaire, limiter l'indemnité au titre de l'article L.1235-3 du code du travail à la somme de 7 749,99 euros ; - débouter M. [N] de sa demande de condamnation au titre de l'article 700 du code de procédure civile et des dépens ; - débouter M. [N] de sa demande de voir condamner la société à rembourser à pôle emploi la somme de 8 806,98 euros ; - débouter M. [N] de sa demande au titre de l'exécution provisoire ; - débouter M.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 20 mai 2026, 22/16091
Cour d'appelCompte tenu d'une ancienneté comprenant le délai de préavis d'un mois pour le calcul de l'indemnité de licenciement, soit 8 mois et 12 jours, la salariée ouvre droit à une indemnité de licenciement calculée comme suit : (1.628,13€ x 1/4) x (8mois/12) =407,03 x 2/3 = 271,35 euros Sur la demande de dommages et intérêts pour licenciement nul 19. L'article L. 1235-3-1 du code du travail écarte l'application de l'article L. 1235-3 du code du travail lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités prévues en son deuxième alinéa.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mai 2026, 24-21.270
Cour de cassationces moyens qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation. Mais sur le premier moyen relevé d'office 5. Après avis donné aux parties conformément à l'article 1015 du code de procédure civile, il est fait application de l'article 620, alinéa 2, du même code. Vu les articles L. 1221-1, L. 1231-1, L. 1237-1, L. 1237-2, L. 1235-1 et L. 1235-3 du code du travail : 6. Il résulte des cinq premiers textes que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-3
Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, l’article L1235-3 encadre l’indemnité entre un minimum et un maximum exprimés en…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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