Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 164
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Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 18 novembre 2020, 18/08896
Cour d'appelCompte tenu de la rémunération perçue, sur la base d'une note identique, la somme de 6 951,06 euros doit être allouée à M.[M] au titre du bonus 2015. La société Eurobio Scientific doit être condamnée à verser à M.[M] la somme de 11 339 euros au titre des bonus 2014 et 2015. Le jugement sera infirmé de ce chef. Sur l'indemnité pour licenciement nul L'indemnité pour licenciement nul ne peut être inférieure à celle prévue par l'article L. 1235-3 du code du travail. M.[M] justifie ne pas avoir retrouvé d'emploi stable jusqu'au mois d'avril 2018 et avoir été indemnisé par Pôle Emploi.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 8, 18 novembre 2020, 17/10317
Cour d'appel175,90 euros brut correspondant aux sommes retenues sur les bulletins de salaires de juillet 2014 et d'août 2014. La société Metatis est en conséquence condamnée à payer cette somme. Concernant les dommages et intérêts pour licenciement nul Du fait de la nullité de son licenciement, M. [B] a droit à une indemnité qui, en application de l'article L 1235-3 du code du travail, ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 17 novembre 2020, 18/10574
Cour d'appel[B], de son âge, de son ancienneté, de sa capacité à trouver un nouvel emploi eu égard à sa formation et à son expérience professionnelle et des conséquences du licenciement à son égard, dans la limite des pièces et des explications fournies, le préjudice subi par le salarié a été justement évalué à la somme de 40.000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, en application de l'article L.1235-3 du code du travail. En application des dispositions de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 17 novembre 2020, 18/12691
Cour d'appelun nouvel emploi eu égard à sa formation et à son expérience professionnelle et des conséquences du licenciement à son égard, tels qu'ils résultent des pièces et des explications fournies, la cour est en mesure de lui allouer la somme de 155.000 € à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, en application de l'article L.1235-3 du code du travail. En application des dispositions de l'article L. 1235-4 du code du travail, il sera ordonné le remboursement par l'employeur à Pôle Emploi des indemnités de chômage éventuellement versées à la salariée depuis son licenciement dans la limite de 6 mois d'indemnités.
Cour d'appel de Rennes, 8ème Ch Prud'homale, 13 novembre 2020, 18/00058
Cour d'appel, l'employeur a manqué à ses obligations contractuelles dans des conditions de nature à faire obstacle à la poursuite du contrat de travail de M. [E] [R]. Il y a lieu par conséquent d'infirmer le jugement entrepris et de prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail de M. [E] [R] aux torts de l'employeur. En application de l'article L.1235-3 du code du travail, si un licenciement intervient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse et qu'il n'y a pas réintégration du salarié dans l'entreprise, il est octroyé au salarié à la charge de l'employeur une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 13 novembre 2020, 18/03739
Cour d'appelDe ce fait, et contrairement à ce que soutient l'association l'ADAPEI de l'Ain, la salariée peut prétendre à une indemnité compensatrice de préavis et aux congés payés afférents dont les montants non contestés de 3034,62 euros et de 303,46 euros, lui seront accordés. Ces sommes seront assorties d'intérêts au taux légal à compter du 8 février 2017.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 novembre 2020, 19-14.083
Cour de cassationayant plus de deux ans d'ancienneté, il a droit à une indemnité compensatrice de préavis égale à deux mois de salaire soit 6.118,18 euros brut et 611,81 euros brut de congés payés y afférents ; qu'au moment de la rupture de son contrat de travail G... R... comptait au moins deux années d'ancienneté et la SNC Teyssedre et Cie employait habituellement au moins onze salariés ; qu'en application de l'article L. 1235-3 du code du travail, G... R...
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 novembre 2020, 18-18.294
Cour de cassationLes dispositions de l'article L. 1251-40 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, qui sanctionnent l'inobservation par l'entreprise utilisatrice des dispositions des articles L. 1251-5 à L.1251-7, L. 1251-10 à L. 1251-12, L. 1251-30 et L. 1251-35 du même code, n'excluent pas la possibilité pour le salarié d'agir contre l'entreprise de travail temporaire lorsque les conditions à défaut desquelles toute opération de prêt de main-d'oeuvre est interdite n'ont pas été respectées. Par ailleurs, il résulte de l'article L. 1251-36 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2015-994 du 17 août 2015, et de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 12 novembre 2020, 18/10464
Cour d'appel. Il ne mentionne de surcroît pas la suppression du poste de la salariée, la 'lettre de licenciement' adressée postérieurement à l'acceptation du CSP ne pouvant suppléer sa carence sur ce point. Dès lors, la cour retient, par infirmation du jugement, que le licenciement de la salariée est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Conformément à l'article L.1235-3 du code du travail, dans sa rédaction alors applicable, la salariée peut prétendre à une indemnité qui ne peut être inférieure au salaire des six derniers mois. Au regard de son ancienneté (presque 37 ans), de son âge lors de la rupture (60 ans), de sa rémunération et de sa situation personnelle (justifie avoir recherché un emploi avant sa retraite effective au 1er mars 2015), la cour lui alloue la somme de 60 000 euros à titre de dommages-intérêts.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 12 novembre 2020, 18/10802
Cour d'appelLa période de calcul correspondant au début des relations contractuelles jusqu'à la date d'envoi de la lettre de licenciement; Il sera alloué, dans la limite de la demande, une indemnité légale de licenciement de 15 105 euros. Justifiant d'une ancienneté supérieure à deux ans dans une entreprise occupant habituellement au moins onze salariés, M. [G] peut prétendre à l'indemnisation de l'absence de cause réelle et sérieuse sur le fondement de l'article L.1235-3 du code du travail dans sa version alors en vigueur. Il lui sera alloué, par infirmation du jugement entrepris, en considération de sa situation particulière et eu égard notamment à son âge (né en 1963), à l'ancienneté de ses services, à sa formation et à ses capacités démontrées à retrouver un nouvel emploi, la somme de 80 000 euros.
Cour d'appel de Rennes, 7ème Ch Prud'homale, 12 novembre 2020, 17/06963
Cour d'appel[Adresse 6] [Localité 3] ni comparante ni représentée EXPOSE DU LITIGE Vu le jugement du conseil de prud'hommes de Rennes du 18 septembre 2017 ayant : -condamné la Sas BETOM INGENIERIE LOIRE BRETAGNE à régler à M. [V] [F] les sommes de = 41 000 € à titre de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse sur le fondement de l'article L. 1235-3 du code du travail (10 mois de salaires) .12 300 € d'indemnité compensatrice conventionnelle de préavis (3 mois de salaires), et 123 € de congés payés afférents .11 835,27 € d'indemnité conventionnelle de licenciement .2 017,59 € de rappel de salaire afférent à la période de mise à pied conservatoire, et 201,75 € d'incidence congés payés .1 500 € en application de l'article 700 du code de procédure civile -ordonné, au visa de l'article L.
Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 5 novembre 2020, 17/04840
Cour d'appelAu vu du bulletin de salaire du mois de décembre 2014, M. [L] bénéficie d'un solde de congés payés de 7,88 jours. M. [L] est bien fondé à solliciter la somme de 507 euros à titre d'indemnité de congés payés acquis par confirmation du jugement entrepris. Dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse En application des dispositions de l'article L. 1235-3 du code du travail, dans sa version applicable au litige, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge octroie une indemnité au salarié. Cette indemnité, à la charge de l'employeur, ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. Elle est due sans préjudice, le cas échéant, de l'indemnité de licenciement prévue à l'article L.1234-9.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-3
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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