Code du travail
Article L. 1235-2 : texte et décisions associées – page 14
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Article L. 1235-2
Les motifs énoncés dans la lettre de licenciement prévue aux articles L. 1232-6 , L. 1233-16 et L. 1233-42 peuvent, après la notification de celle-ci, être précisés par l'employeur, soit à son initiative soit à la demande du salarié, dans des délais et conditions fixés par décret en Conseil d'Etat. La lettre de licenciement, précisée le cas échéant par l'employeur, fixe les limites du litige en ce qui concerne les motifs de licenciement. A défaut pour le salarié d'avoir formé auprès de l'employeur une demande en application de l'alinéa premier, l'irrégularité que constitue une insuffisance de motivation de la lettre de licenciement ne prive pas, à elle seule, le licenciement de cause réelle et sérieuse et ouvre droit à une indemnité qui ne peut excéder un mois de salaire. En l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement, le préjudice résultant du vice de motivation de la lettre de rupture est réparé par l'indemnité allouée conformément aux dispositions de l' article L. 1235-3 . Lorsqu'une irrégularité a été commise au cours de la procédure, notamment si le licenciement d'un salarié intervient sans que la procédure requise aux articles L. 1232-2, L. 1232-3, L. 1232-4 , L. 1233-11 , L. 1233-12 et L. 1233-13 ait été observée ou sans que la procédure conventionnelle ou statutaire de consultation préalable au licenciement ait été respectée, mais pour une cause réelle et sérieuse, le juge accorde au salarié, à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire.
Historique des versions disponibles (4)
- L1235-2 — 1 mai 2008
- L1235-2 — 1 mai 2008
- L1235-2 — 1 mai 2008
- L1235-2 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-2
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 25 mai 2023, 22/07119
Cour d'appelsomme de 3 000 euros. En conséquence, et en infirmant le jugement, la cour condamne la société à payer à la salariée la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cour d'appel de Caen, 1ère chambre sociale, 17 mai 2023, 22/00631
Cour d'appelCompte tenu de ce renseignement, des autres éléments connus : son âge (33 ans), son ancienneté (5 ans et 8 mois), son salaire (2 026,33€ en moyenne de janvier à septembre 2019) au moment de son licenciement, la somme réclamée par Mme [L] (10 400€) est adaptée et sera retenue. Le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, Mme [L] n'est pas fondée, en application de l'article L1235-2 du code du travail, à obtenir cumulativement des dommages et intérêts à raison de l'irrégularité de la procédure. Elle sera donc déboutée de sa demande à ce titre.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 5, 11 mai 2023, 21/04660
Cour d'appel[T] le fait lui-même observer, une telle irrégularité si elle avait été établie, aurait privé le licenciement de cause réelle et sérieuse. Contrairement à ce qu'il soutient ensuite, elle ne lui aurait pas ouvert le droit de percevoir une indemnité distincte de celle pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. A cet égard, l'indemnité prévue par l'article L. 1235-2 du code du travail pour sanctionner une irrégularité intervenue en cours de procédure n'est pas cumulable avec l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Par conséquent, M. [T] sera débouté de sa demande d'indemnité pour licenciement irrégulier et la décision des premiers juges sera confirmée à ce titre. * sur la remise des documents La société devra remettre à M.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-4, 4 mai 2023, 19/19833
Cour d'appelde ses moyens et prétentions conformément à l'article 455 du code de procédure civile, la salariée demande à la cour de: CONSTATER l'inexécution du jugement de lere instance par Monsieur [G], appelant et en tirer toutes conséquence de droit , CONFIRMER LE JUGEMENT rendu le 3 décembre 2019 par le Conseil de Prud'homme de Nice Vu les articles L. 1232-2, L. 1235-2 , L. 1235-3 du code du travail, Vu la convention collective applicable Dire et juger que la procédure de licenciement est irrégulière au regard des dispositions relatives à la tenue de l'entretien préalable à licenciement. Dire et juger que la rupture de la relation de travail est entièrement imputable à l'employeur et produit les effets d'un licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse.
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 avril 2023, 21-18.636
Cour de cassationIl résulte des articles L. 1235-2 du code du travail, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, et R. 1233-2-2 du même code, que lorsque la rupture du contrat de travail résulte de l'acceptation par le salarié d'un contrat de sécurisation professionnelle, le document par lequel l'employeur informe celui-ci du motif économique de la rupture envisagée, peut être précisé par l'employeur, soit à son initiative, soit à la demande du salarié, dans le délai de quinze jours suivant l'adhésion de ce dernier au dispositif
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 22 mars 2023, 21/09012
Cour d'appella décision sans le consulter. Le règlement prévoit cependant que le directeur peut toujours demander la comparution du salarié devant un conseil de discipline. Ainsi la saisine de la commission de discipline était possible et n'affecte pas la procédure. La procédure disciplinaire est régulière. En outre, en application du dernier alinéa de l'article L. 1235-2 du code du travail, en sa rédaction applicable, l'irrégularité de procédure n'aurait pas eu pour conséquence de rendre le licenciement sans cause réelle et sérieuse mais aurait permis une indemnité à la charge de l'employeur, qui n'est pas demandée en l'espèce, M. [M] ne demandant que celle prévue par l'article L. 1235-3 aux termes de ses conclusions. Le moyen aurait ainsi été inopérant sur le caractère réel et sérieux du licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 mars 2023, 21-10.160
Cour de cassation; que dans ses conclusions d'appel, le mandataire liquidateur indiquait qu'il existait un débat entre les parties quant à l'interprétation de la clause litigieuse et que l'employeur avait agi en toute bonne foi ; qu'en ne tenant pas compte de ces explications, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1231-1, L. 1232-1, L. 1235-2 et L. 1237-1 du code du travail. Moyen produit par la SCP Delamarre et Jehannin, avocat au Conseils pour M. [D], ès qualités, demandeur au pourvoi incident M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 février 2023, 21-12.648
Cour de cassationl'entretien préalable ne prive pas le licenciement de cause réelle et sérieuse, mais constitue une simple irrégularité de procédure ; que dès lors, en affirmant que constituait une garantie de fond la consultation des délégués du personnel avant la convocation à l'entretien préalable, peu important qu'il n'ait pas eu lieu, la cour d'appel a violé l'article L. 1235-2 du code du travail dans sa version issue de l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 ;
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 27 janvier 2023, 19/04842
Cour d'appelPar conclusions notifiées le 9 juillet 2019, l'association Les Dames de la Providence a FORM2 appel incident du jugement en ce qu'elle a été débouté de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Dans ses dernières conclusions notifiées au greffe par voie électronique le 23 novembre 2022, Madame [Y] [E], appelante, demande à la cour, au visa des articles L.1235-1, L.1235-2, L1242-12, L.1245-1, L.31231 et suivants, L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 10 janvier 2023, 20/08250
Cour d'appelElle a de nouveau perçu les indemnités chômage à compter du 26 juillet 2020. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, c'est à juste titre que les premiers juges lui ont alloué la somme de 3.000 euros au titre du licenciement abusif en application de l'article L. 1235-5 du code du travail. La décision sera confirmée de ce chef.
Cour d'appel de Toulouse, 4eme Chambre Section 2, 16 décembre 2022, 21/01942
Cour d'appelCompte tenu de votre ancienneté dons l'entreprise vous bénéficiez d'un préavis de 8 jours dont nous vous dispensons'. En l'espèce, M. [D] conteste les faits reprochés, et indique que ceux-ci sont totalement imprécis et non datés, alors même qu'il a vainement sollicité par courrier du 7 mars 2018 des précisions de son employeur sur les griefs reprochés, conformément aux dispositions de l'article L1235-2 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 décembre 2022, 20-22.863
Cour de cassationà l'exercice de son mandat social (conclusions de Monsieur [N], p. 18 à 23) ; Qu'en disant cependant que ces faits justifieraient son licenciement pour faute grave (arrêt, p. 25), sans s'expliquer sur leur rattachement à l'exercice du mandat social, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1234-1, L. 1234-5, L. 1234-9 et L. 1235-2 du code du travail ; 2°) ALORS QUE la faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise ; Que Monsieur [N] rappelait qu'il était salarié du groupe Apavou depuis le 15 avril 1991, et qu'il avait pleinement donné satisfaction à son employeur, ayant bénéficié de plusieurs promotions professionnelles (cf. conclusions de Monsieur [N], p.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-2
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Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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