Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 77
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2020, 18-20.688
Cour de cassationGALEC intervenus en cours d'année et devant permettre que les remises se fassent sur chaque article ; Que, dès lors, en estimant que la preuve d'une faute grave imputable à la salariée n'est pas rapportée et qu'ainsi le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse, sans avoir examiné les deux griefs susvisés, la cour d'appel a violé l'article L 1232-6 du code du travail, ensemble l'article 4 du code de procédure civile. Second moyen de cassation Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR condamné la société SAINT-VALERY DISTRIBUTION à payer à Mme S... la somme de 2 306,66 € à titre de rappel de prime annuelle ; Aux motifs propres que La salariée se contente de soutenir que c'est à bon droit que le conseil de prud'hommes a acquiescé à sa demande.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2020, 18-21.877
Cour de cassation; qu'en jugeant que faute de figurer expressément dans la lettre de rupture, les faits subis par Mme B... ne pouvaient pas venir au soutien du licenciement du salarié, cependant que dès lors que la lettre de licenciement comportait un grief matériellement vérifiable, l'employeur pouvait en préciser la portée par voie de conclusions, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail, dans sa rédaction applicable en la cause. SECOND MOYEN DE CASSATION (SUBSIDIAIRE) IL EST FAIT GRIEF à l'arrêt attaqué d'AVOIR condamné la société Octapharma à payer à M. T...
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2020, 18-25.025
Cour de cassationdes faits incriminés, l'employeur n'avait pas eu une information seulement parcellaire et n'avait pu acquérir une connaissance exacte de la réalité, de la nature et de l'ampleur de ces faits qu'en procédant à un examen sur place des éléments retraçant les évènements litigieux, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision au regard des articles L. 1232-6, L. 1235-3 et L. 1331-1 du code du travail ; SECOND MOYEN DE CASSATION IL EST FAIT GRIEF à l'arrêt d'AVOIR constaté que le licenciement de M. F... était dépourvu de cause réelle et sérieuse par application du principe du non-cumul des sanctions disciplinaires, d'AVOIR condamné la société Clinique Beaulieu Colisée aux droits de laquelle vient la société Colisée Patrimoine Group à payer à M. F...
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-20.689
Cour de cassationune cause réelle et sérieuse de licenciement ; qu'en l'espèce, la cour d'appel s'est contentée (p.5 al.8 et 9) de déduire l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement de Madame P... de son refus d'admettre, par ailleurs, la preuve de l'existence d'une faute grave et a, de ce fait, privé sa décision de toute base légale au regard des articles L.1232-6, L.1232-1 et L.1235-1 du code du travail ; 2°) ALORS, D'AUTRE PART, QUE la cour d'appel ayant déclaré indiscutable « l'existence de relations tendues au sein de la pharmacie » de la polyclinique, il importait peu que Madame P...
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-26.700
Cour de cassationd'autres collaborateurs auxquels vous témoigniez le plus grand mépris » ; que les faits reprochés par l'employeur à M. M... dans la lettre de licenciement sont donc des faits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral à l'encontre de collaboratrices, ce qui constituent des griefs matériellement vérifiables et une motivation suffisante, au vu de l'article L. 1232-6 du code du travail ; que l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mars 2020, 18-25.389
Cour de cassation; que toutefois la lettre de licenciement ne reprochait pas au salarié une insuffisance de résultats mais invoquait un défaut de contrôle des procédures de conformité qui avait conduit à une augmentation des non-conformités dans son service entre 2013 et 2014, alors qu'en tant que responsable de la filière texte il était garant de la qualité et du contrôle ; qu'en statuant de la sorte la cour d'appel a méconnu les termes du litige et ainsi a violé l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mars 2020, 18-25.639
Cour de cassation; qu'en relevant à la charge de la salariée, pour retenir l'existence d'une cause réelle et sérieuse de licenciement, le fait d'avoir réalisé cinq fiches techniques entre janvier et juillet 2013 contre six fiches techniques en 2012, cependant que la lettre de licenciement lui reprochait d'avoir réalisé une seule note technique entre janvier et juillet 2013, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; ALORS, 2°), QUE dans ses conclusions d'appel (p. 8), Mme P...
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mars 2020, 18-24.982
Cour de cassationLorsque l'étranger employé sans titre de travail l'a été dans le cadre d'un travail dissimulé, il bénéficie soit des dispositions de l'article L. 8223-1 du code du travail, soit des dispositions des articles L. 8252-1 à L. 8252-4 du même code si celles-ci lui sont plus favorables. Est approuvée la cour d'appel qui a estimé que le cumul des sommes allouées par elle à titre de rappel de salaire et d'indemnité forfaitaire de rupture en application de l'article L. 8252-2 du code du travail était plus favorable au travailleur étranger que l'indemnité forfaitaire de travail dissimulé prévue à l'article L. 8223-1 du même code
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mars 2020, 18-26.349
Cour de cassationla procédure, d'AVOIR condamné à verser à l'organisme concerné le montant des indemnités chômage versées à M. F... depuis son licenciement dans la limite de 3 mois de prestations, et d'AVOIR condamné la société N... aux entiers dépens d'appel AUX MOTIFS QUE « Sur le bien fondé du licenciement : pour satisfaire à l'exigence de motivation posée par l'article L.1232-6 du code du travail, la lettre de licenciement doit comporter l'énoncé de faits précis et contrôlables ; qu'aux termes de l'article L.1332-4 du code du travail aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné lieu dans le même délai à l'exercice de poursuites pénales.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 19-10.380
Cour de cassationde rondes ne correspondant pas à la réalité, la cour d'appel, qui avait retenu par ailleurs pour écarter la faute grave que n'étaient pas établies les consignes assignées au salarié et donc son obligation d'effectuer les rondes litigieuses, a retenu un grief qui n'était pas visé dans la lettre de licenciement et a violé les articles L.1235-1, L.1235-3 et L.1232-6 du code du travail ; ALORS D'AUTRE PART, et en tout état de cause, QUE tout jugement doit être motivé et que le défaut de réponse à conclusions équivaut à un défaut de motifs ; qu'en se bornant à affirmer, pour statuer comme elle l'a fait, que le salarié avait fourni des informations inexactes à son employeur en mentionnant sur le registre d'évènements un nombre de rondes effectuées erroné, sans répondre aux écritures de M. M...
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 18-18.130
Cour de cassation(lire : S...) en date du 2 octobre 2014 demandant au salarié de respecter systématiquement la procédure NRO, s'est ensuite bornée à écarter le grief tenant à l'accomplissement d'un temps de travail effectif inférieur aux 35 heures requises ; qu'en s'abstenant de vérifier si le salarié avait respecté la procédure de câblage/dé-câblage, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; 2.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 17-27.166
Cour de cassationEn tout état de cause, la date de première présentation de cette lettre marque le point de départ de ton préavis, d'une durée de 3 mois, que je te demande d'exécuter. Conformément à l'article L 321-14 du code du travail, tu bénéficieras, durant l'année qui suivra la fin du préavis, d'une priorité de réembauchage à condition d'en faire la demande.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.