Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 129
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué. Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Historique des versions disponibles (4)
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2017, 16-10.714
Cour de cassationAlors 1°) qu'après avoir rappelé que la lettre de licenciement fixant les limites du litige reprochait à M. Y... E... des retards, manquements à sa mission et l'utilisation du contingent de places d'examen au permis de conduire pour des tiers à l'insu de l'employeur, la cour d'appel, qui lui a reproché le fait qu'il « abrégeait la durée du cours en conséquence », fait non visé dans la lettre de licenciement, a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; Alors 2°) qu' en ayant énoncé qu'il était établi par l'attestation de Mme Z... que M. Y... E... se présentait souvent en retard à ses rendez-vous de conduite et abrégeait la durée du cours en conséquence, la cour d'appel a dénaturé cette attestation qui ne faisait que dénoncer globalement le comportement des « moniteurs », sans indiquer que M. Y... E...
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2017, 16-14.543
Cour de cassationde l'intégralité de ses demandes. ALORS QUE la cassation à intervenir sur les moyens relatifs aux chefs de dispositif concernant la requalification en contrat à durée indéterminée à temps complet s'étendra aux chefs de dispositif relatifs à la prise d'acte de la rupture et au licenciement, en application des articles 1134 et 1184 du code civil, des articles L.1232-1 et L.1232-6, L.1235-3 du code du travail et des articles 624 et 625 du code de procédure civile.
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 septembre 2017, 16-16.069
Cour de cassationse tenait devant l'entrée de l'entrepôt et qu'il a déclaré à 8h30 qu'il refusait que le véhicule quitte l'entrepôt ; qu'en retenant néanmoins que la faute lourde est justifiée alors que l'huissier de justice n'a pas constaté de « forte pression sur les salariés se déclarant non-grévistes » de la part de M. X..., la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision au regard de l'article L. 1232-6 et L. 2511-1 du code du travail ; 7°/ qu'en retenant établi le fait reproché de « forte pression sur les salariés se déclarant non-gréviste » sur la base de l'attestation de M. D... qui a seulement déclaré avoir été incité à faire grève par M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 septembre 2017, 15-23.045
Cour de cassationIl résulte de l'article L. 1152-2 du code du travail, en sa rédaction applicable à la cause, qu'aucun salarié ne peut être licencié pour avoir relaté des agissements de harcèlement moral. Viole ce texte l'arrêt qui, constatant que le salarié n'avait pas dénoncé des faits qualifiés par lui d'agissements de harcèlement moral, déclare le licenciement nul
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 juillet 2017, 16-16.383
Cour de cassationdes formalités ultérieures à intervenir toutes à la diligence de l'employeur, avec leur date ; qu'en déduisant de ces seules mentions que la transaction entièrement écrite le 23 janvier soit antérieurement au licenciement ne pouvait être antidatée, la cour d'appel a statué par un motif inopérant et privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1232-6 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 juillet 2017, 15-29.274
Cour de cassation; qu'en jugeant que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, à défaut d'information dans la lettre de convocation à l'entretien préalable de la possibilité pour le salarié de saisir le conseil de discipline, la cour d'appel a violé l'article 16 de la convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances, ainsi que les articles L. 1232-1 et L. 1232-6 du code du travail ; 2°/ subsidiairement que l'absence de rappel dans la lettre de convocation à un entretien préalable à un licenciement pour faute de la possibilité de réunion du conseil de discipline pour avis est une irrégularité de procédure ; qu'en jugeant dans ce cas le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé les articles 1134 du code civil dans sa rédaction alors applicable, L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 juillet 2017, 16-15.772
Cour de cassation; qu'en jugeant que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, à défaut de rappel dans la lettre de convocation à l'entretien préalable avec mise à pied conservatoire de la possibilité pour le salarié de saisir le conseil de discipline, la cour d'appel a violé l'article 16 de la convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances, ainsi que les articles L. 1232-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 juillet 2017, 16-19.566
Cour de cassationdiscipline sans rechercher si la mise à pied conservatoire assortissant la convocation informait suffisamment le salarié de la nature disciplinaire du licenciement, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 16 de la convention collective nationale des entreprises de courtage d'assurances, ainsi que les articles L. 1232-1 et L. 1232-6 du code du travail ; 2°/ subsidiairement que l'absence de rappel dans la lettre de convocation à un entretien préalable à un licenciement pour faute de la possibilité de réunion du conseil de discipline pour avis ne peut être qu'une irrégularité de procédure ; qu'en jugeant dans ce cas le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a violé les articles 1134 dans sa rédaction alors applicable du code civil, L. 1232- 6, L.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 7 juillet 2017, 16/01466
Cour d'appelsalarié. Ainsi l'administration de la preuve en ce qui concerne le caractère réel et sérieux des motifs du licenciement n'incombe pas spécialement à l'une ou l'autre des parties, l'employeur devant toutefois fonder le licenciement sur des faits précis et matériellement vérifiables, qu'il doit reprendre dans la lettre de licenciement prévue par l'article L1232-6 du code du travail, cette lettre fixant ainsi les limites du litige. En l'espèce, la cour ne peut que constater que la société WILAMED GmbH a mis fin au contrat de travail liant les parties par une décision unilatérale de rupture du prétendu contrat de courtage d'affaires du 1er avril 2013.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 juillet 2017, 16-12.470
Cour de cassationmis en position de disponibilité au sens de l'article 30, c'est-à-dire dont le travail est interrompu pour cause de maladie, peut permettre à l'employeur de constater à tout moment que le contrat de travail a pris fin pour cause de force majeure sous réserve d'en aviser l'intéressé, mais a mis en oeuvre une procédure de licenciement », a violé les articles L. 1232-6 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 juillet 2017, 15-25.825
Cour de cassation; qu'en refusant de constater la nullité du licenciement de M. Karim Y..., dont le contrat de travail était suspendu en suite d'un accident du travail, après avoir constaté que dans la lettre lui notifiant ce licenciement, l'administrateur judiciaire s'était borné à faire état de la suppression de son poste de travail pour motif économique, la cour d'appel a violé les articles L.1232-6 et L.1226-9 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 juillet 2017, 16-16.460
Cour de cassationfaute grave, totalement distinctes l'une de l'autre, puis énonçait que « ce motif » était « constitutif d'une faute grave », ce dont il résultait que la motivation était imprécise et équivalait à une absence de motivation, la Cour d'appel, qui s'est prononcée par un motif inopérant tiré de ce que l'erreur présentait un caractère matériel, a violé l'article L 1232-6 du Code du travail ; 2°) ALORS QUE la faute grave est celle qui, par son importance, rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise pendant la durée même limitée du préavis ; que la mise en oeuvre de la procédure de licenciement doit intervenir dans un délai restreint après que l'employeur a eu connaissance des faits fautifs allégués ; qu'en décidant que le fait, pour Monsieur Y..., d'avoir utilisé son téléphone professionnel à des fins…
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
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