Code du travail
Article L. 1232-2 : texte et décisions associées – page 12
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1232-2
L'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable. La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation. L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
Historique des versions disponibles (4)
- L1232-2 — 1 mai 2008
- L1232-2 — 1 mai 2008
- L1232-2 — 1 mai 2008
- L1232-2 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-2
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-5, 10 décembre 2020, 17/19884
Cour d'appelau 30 janvier 2015, la prescription étant acquise. Sur les demandes relatives à la rupture du contrat de travail : Sur le licenciement verbal En application de l'article L. 1232-1 tout licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse. Les règles régissant la matière sont définies aux articles L1232-2 et suivants du code du travail, l'article L. 1232-6 prévoyant ainsi que lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception, cette lettre comportant l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Il est constant que la charge de la preuve du licenciement verbal incombe à celui qui en invoque l'existence.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 5, 3 décembre 2020, 18/04402
Cour d'appel7 672,50 euros au titre de la prime conventionnelle d'ancienneté en application de l'article 25 de la convention collective, * 3 733,68 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis en application de l'article 4 de la convention collective, * 5 600,52 euros au titre de l'indemnité pour non-respect de la procédure de licenciement en application des articles L. 1232-2 du code du travail, * 11 201,05 au titre de l'indemnité de départ à la retraite en application de l'article 8 de la convention collective, * 115 536,24 euros au titre des dommages et intérêts en réparation de la perte des droits à la retraite au taux plein, * condamner conjointement et solidairement la société Comatec et la société d'assurance AG2R Réunica Prévoyance à lui payer les sommes suivantes : .
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 11, 1 décembre 2020, 18/11222
Cour d'appelNéanmoins, il soutient que la salariée ne verse aux débats aucune pièce justifiant du préjudice subi du fait de l'absence d'entretien préalable. Il demande donc à la cour d'infirmer le jugement entrepris et statuant à nouveau d'allouer à Mme [J] la somme de 1 euro à titre de dommages et intérêts pour non-respect de la procédure de licenciement. En application des dispositions de l'article L. 1232-2 du code du travail, l'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable. La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 5, 26 novembre 2020, 19/03997
Cour d'appelalors qu'il est démontré par des photographies et une attestation qu'il était présent le jour fixé pour l'entretien à une cérémonie de mariage en Tunisie. La société intimée répond que le salarié ne peut se prévaloir d'une telle irrégularité alors que lui-même ne s'est pas présenté à l'entretien préalable. Conformément aux dispositions de l'article L. 1232-2 du code du travail, la société intimée a convoqué le salarié à un entretien préalable auquel le salarié ne s'est pas présenté ce qui ne lui permet plus de contester les conditions d'un entretien qui ne pouvait pas avoir lieu. En conséquence, le salarié est débouté de sa demande d'indemnité au titre de la nullité de la procédure de licenciement.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 novembre 2020, 19-17.618
Cour de cassationde première instance et d'appel, AUX MOTIFS QUE « sur le fondement de l'article L. 1235-2 du code du travail, dès lors que la lettre du 7 décembre 2011 portant convocation de M. H... à un entretien ne comporte pas l'énonciation de son objet qui doit être sans équivoque le licenciement envisagé et ne respecte ni les conditions de délais prévus à l'article L. 1232-2 ni celles relatives aux mentions de l'assistance du salarié, il sera alloué à M. H... une indemnité pour irrégularité de la procédure de licenciement d'un montant de 1 758,89 €, soit un mois de salaire » ; 1. ALORS QUE les juges ne peuvent modifier les termes du litige ; qu'en l'espèce, dans ses conclusions d'appel (p. 6) oralement soutenues (arrêt, p.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 novembre 2020, 19-20.695
Cour de cassation; que, pour dire que l'employeur avait manqué de loyauté dans ses recherches de reclassement et que le licenciement était dénué de cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a aussi retenu que l'exposante avait, durant les congés de la salariée qu'elle savait de nationalité marocaine, convoqué cette dernière à un entretien préalable et que cet entretien devait se tenir pendant ces congés ; qu'en statuant ainsi, elle a violé les articles L. 1232-2, L. 1235-2 et L. 1235-3 du code du travail dans leur rédaction applicable ; 3. ALORS en toute hypothèse QUE l'employeur peut convoquer le salarié à un entretien préalable devant se tenir durant ses congés ; qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-2, L. 1235-2 et L. 1235-3 du code du travail dans leur rédaction applicable ; 4.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 25 novembre 2020, 18/08799
Cour d'appeloù la procédure de reclassement était close' Votre licenciement prendra donc effet à l'issue d'un délai de préavis de 3 mois, débutant à la date de première présentation de ce courrier, préavis que vous êtes dispensée d'effectuer. Au cours de cette période non travaillée, votre rémunération vous sera versée aux échéances habituelles. » L'article L 1232-2 du Code du Travail subordonne la légitimité du licenciement à l'existence d'une cause réelle et sérieuse. Il appartient au juge d'apprécier le caractère réelle et sérieux des motifs contenus dans la lettre de licenciement. Selon l'article L 1235-1 du Code du travail, le juge forme sa conviction ' au vu des éléments fournis par les parties et au besoin après toutes mesures d'instruction qu'il juge utile.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 novembre 2020, 19-14.910
Cour de cassationdes caisses sociales monégasques, du représentant de l'Union des syndicats de Monaco et du représentant de la fédération des entreprises monégasques, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 6 de la Convention de Rome ; 8) ALORS QUE lorsque le licenciement d'un salarié est intervenu sans que la procédure requise à l'article L. 1232-2 du code du travail qui exige la tenue d'un entretien préalable, ait été observée, mais pour une cause réelle et sérieuse, le juge accorde au salarié, à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire ; qu'en l'espèce, en retenant pour juger le licenciement de M. P...
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 8, 18 novembre 2020, 17/10317
Cour d'appeltravail de [Localité 4]. Il invoque les termes de l'article 7 de la Convention de l'Organisation internationale du travail n°158 qui dispose qu'« un travailleur ne devra pas être licencié pour des motifs liés à sa conduite ou à son travail avant qu'on ne lui ait offert la possibilité de se défendre contre les allégations formulées' ». Selon l'article L 1232-2 du code du travail, «l'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable. La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 novembre 2020, 19-10.609
Cour de cassationil résultait nécessairement une absence de préjudice subi par ce salarié ; qu'en énonçant néanmoins que « le préjudice qu'il a subi du fait de ces manquements sera intégralement réparé par l'allocation d'une somme de 250 euros », la Cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations et a, dès lors, violé les articles L. 1221-1, L. 1232-2 et L 1232-4 du Code du travail, ensemble l'article 1147 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance du 1er février 2016. QUATRIEME MOYEN DE CASSATION Il est fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir condamné la SARL BEVAL à payer à Monsieur Q... R...
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 28 octobre 2020, 18/01202
Cour d'appelPar lettre recommandée avec accusé de réception du 23 mars 2016, la société Sopra Steria Infrastructures et Security Services a notifié son licenciement à M. [U] en lui reprochant plusieurs absences sans autorisation, ni justification, caractérisant par leur persistance, une insubordination, dans les termes suivants: 'Nous faisons suite à l'entretien préalable à un éventuel licenciement qui s'est déroulé le 18 mars 2016 en application de l'article L.1232-2 et L.1332-2 du Code du travail au cours duquel vous ne vous êtes pas fait assister. Sur ce point vous nous avez indiqué ne pas avoir pu joindre un représentant du personnel pour vous assister, et nous vous avons rappelé que vous pouviez vous faire assister, comme indiqué dans notre convocation, par tout salarié de l'entreprise.
Cour d'appel de Versailles, 17e chambre, 21 octobre 2020, 17/05993
Cour d'appelDès lors que l'association ne rapporte pas la preuve de cette remise en main propre, la convocation doit être considérée comme ayant été remise le mardi 17 novembre date de réception figurant sur l'accusé de réception. L'entretien étant fixé au lundi 23 novembre 2015, M. Y... est bien fondé à soutenir que le délai de 5 jours ouvrables prévu par l'article L. 1232-2 n'a pas été respecté. Cependant, dans la mesure où M. Y... a pu se faire assister au cours de l'entretien préalable il n'établit pas avoir subi un préjudice. Le jugement sera également confirmé en ce qu'il l'a débouté de sa demande de ce chef. Sur les retenues de salaires injustifiées : Il a été jugé que l'association a retenu diverses sommes sur les salaires de M. Y...
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-2
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.