Code du travail
Article L. 1152-2 : texte et décisions associées – page 7
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1152-2
Aucune personne ayant subi ou refusé de subir des agissements répétés de harcèlement moral ou ayant, de bonne foi, relaté ou témoigné de tels agissements ne peut faire l'objet des mesures mentionnées à l'article L. 1121-2 .
Les personnes mentionnées au premier alinéa du présent article bénéficient des protections prévues aux I et III de l'article 10-1 et aux articles 12 à 13-1 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.
Historique des versions disponibles (4)
- L1152-2 — 1 mai 2008
- L1152-2 — 1 mai 2008
- L1152-2 — 1 mai 2008
- L1152-2 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1152-2
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-2, 17 décembre 2025, 23/00623
Cour d'appelmois de salaires brut outre 619,46 euros au titre des congés payés afférents, alors qu'elle fait une fausse application de l'article L.1226-14 du code du travail qui ne vise aucunement la maladie professionnelle. ** Selon l'article L. 1152-3 du code du travail, toute rupture de contrat de travail intervenue en méconnaissance des articles L. 1152-1 et L. 1152-2 du code du travail, toute disposition ou tout acte contraire est nul. En l'espèce, la cour a précédemment retenu l'existence d'un harcèlement moral subi par la salariée de la part de son employeur lui-même. Les fautes de l'employeur sont donc établies et sont, au moins partiellement, à l'origine de l'inaptitude de la salariée.
Cour d'appel de Bordeaux, CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 16 décembre 2025, 25/04008
Cour d'appelharcèlement moral . 39. Le conseil de prud'hommes a considéré qu'en l'absence de harcèlement moral, le licenciement de Mme [W] est justifié sans autre explication. Réponse de la cour 40. Aux termes de l'article L. 1152-3 du code du travail, toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, est nulle. Il en résulte que toute rupture du contrat de travail encourt la nullité dès lors qu'elle trouverait son origine dans un comportement de harcèlement moral ou lui serait directement liée. 41. Mme [W] produit en l'espèce l'ensemble de ses arrêts de travail pour maladie consécutifs aux faits dénoncés les 11 février 2020 et 17 avril 2020 ainsi que l'avis d'inaptitude du médecin du travail. 42.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 27 novembre 2025, 23/00302
Cour d'appelcette rupture ne lui ayant été notifiée que le 18 octobre 2019, elle était fondée à percevoir son salaire jusqu'à cette date. L'ordonnance de clôture a été prononcée le 1er octobre 2025. Pour un plus ample exposé des faits, de la procédure et des prétentions des parties, la cour se réfère à leurs dernières conclusions. * * * MOTIFS DE LA DECISION Il résulte des articles L.1152-2 et L.1152-3 du code du travail qu'est nulle toute disposition prise à l'encontre d'un salarié au motif qu'il a témoigné d'agissements répétés de harcèlement moral ou les a relatés, sauf si l'employeur établit que le salarié a fait preuve de mauvaise foi, laquelle ne peut résulter que de la connaissance par ce salarié de la fausseté des faits qu'il dénonce ou dont il témoigne.
Cour de cassation, Chambre sociale, 26 novembre 2025, 24-17.048
Cour de cassation[J] puisse se comparer utilement avec eux", sans rechercher, comme elle y avait été invitée, si, à l'époque de leur embauche, soit dans les années 1980, les salariés en question n'avaient pas été affectés à la classification P1 et, partant, avaient pu bénéficier d'une évolution, contrairement à M. [J], la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 2222-1, L. 1132-1, L. 1134-1, L. 1152-2 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 novembre 2025, 24-13.091
Cour de cassationde lien entre la dénonciation par le salarié d'agissements de harcèlement moral et son licenciement ; qu'en jugeant que le licenciement était nul en raison du harcèlement moral subi par M. [Z] sans qu'il y ait lieu d'examiner les griefs énoncés dans la lettre de licenciement, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision au regard des articles L. 1152-2, L. 1152-3 et L. 1154-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1152-2, L. 1152-3 et L. 1154-1 du code du travail : 7. Il résulte de ces textes que lorsque les faits invoqués dans la lettre de licenciement caractérisent une cause réelle et sérieuse de licenciement, il appartient au salarié de démontrer que la rupture de son contrat de travail constitue une mesure de rétorsion à une plainte pour harcèlement moral.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 novembre 2025, 24-12.287
Cour de cassationmanque d'établir que le licenciement est étranger à tout agissement de harcèlement moral" et prononcer la nullité du licenciement, sans constater l'existence d'un lien concret et direct entre le harcèlement moral reproché à l'employeur et le licenciement disciplinaire du salarié, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1152-2 et L.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 19 novembre 2025, 24/02655
Cour d'appelde travail. 3/ Sur la demande au titre de la nullité du licenciement : Mme [R] soutient que le harcèlement moral dont elle a été victime et ses conséquences sur sa santé rendent nul son licenciement pour inaptitude. L'employeur, pour s'opposer à la demande, fait valoir que le harcèlement n'est nullement caractérisé. Aux termes de l'article L. 1152-2 du code du travail, aucun salarié ne peut être sanctionné pour avoir subi ou refusé de subir des agissements répétés de harcèlement moral et pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés. L'article L. 1152-3 dispose que toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, toute disposition ou tout acte contraire est nul.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-2, 12 novembre 2025, 23/00063
Cour d'appelpour nullité du licenciement. L'employeur fait valoir que la salariée n'a pas subi de harcèlement moral, que la demande en nullité du licenciement est par conséquent mal fondée. ** Aux termes de l'article L. 1152-3 du code du travail, « toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, toute disposition ou tout acte contraire est nul. » En l'espèce la cour a précédemment écarté l'existence d'un harcèlement moral. Par conséquent, la rupture du contrat de travail n'est pas intervenue en méconnaissance des dispositions relatives au harcèlement moral. Il convient donc de débouter Mme [F] de sa demande de dommages-intérêts pour nullité du licenciement.
Cour d'appel de Rennes, 8ème Ch Prud'homale, 5 novembre 2025, 22/00446
Cour d'appel[T] a subi une situation de harcèlement moral au sens de l'article L. 1152-1 du code du travail. Le jugement déféré sera ainsi confirmé en ce qu'il a retenu l'existence d'une situation de harcèlement moral subie par M. [T]. Il résulte des dispositions de l'article L. 1152-3 du code du travail que toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L.1152-1 et L.1152-2 est nulle. En l'occurrence, alors que M.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale - Section A, 4 novembre 2025, 23/02901
Cour d'appelconsidérés isolément, permettent de présumer l'existence d'un harcèlement, le juge ne pouvant se fonder uniquement sur l'état de santé du salarié mais devant pour autant le prendre en considération. L'article L 1152-3 du code du travail prévoit que toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, toute disposition ou tout acte contraire est nul. L'article L 1152-4 du code du travail énonce que : L'employeur prend toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements de harcèlement moral. Les personnes mentionnées à l'article L. 1152-2 sont informées par tout moyen du texte de l'article 222-33-2 du code pénal.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 octobre 2025, 23-17.518
Cour de cassationà l'utilisation des véhicules de l'association justifient que le licenciement soit prononcé pour cause réelle et sérieuse", sans rechercher, ainsi qu'elle y était invitée, si de tels griefs n'étaient pas, même partiellement, liés au harcèlement moral subi pas le salarié, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1152-1, L. 1152-2 et L. 1152-3 du code du travail. » Réponse de la Cour Recevabilité du moyen 6. L'association conteste la recevabilité du moyen. Elle soutient qu'il est contraire aux conclusions d'appel du salarié qui faisait valoir que son licenciement était irrégulier et injustifié, de sorte qu'il trouvait son origine dans le harcèlement dont il avait été victime. 7.
Cour d'appel de Colmar, Chambre 4 A, 14 octobre 2025, 23/02149
Cour d'appelsa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Selon l'article L 1152-3 du code du travail, toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L.1152-1 et L 1152-2, toute disposition, ou tout acte contraire, est nul. Monsieur [L] [O] fait état d'un harcèlement moral, de Madame [G], de novembre 2015 à juillet 2018. Il invoque que son inaptitude fait suite à des faits de harcèlement moral, ayant entraîné, notamment, un arrêt de travail prolongé, reconnu comme faisant suite à une maladie professionnelle (cette reconnaissance est contestée par l'employeur devant le pôle social du tribunal judiciaire de Mulhouse).
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1152-2
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.