Thème de droit social

Salarié protégé : décisions et repères – page 151

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles salarié protégé constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées3 027
Dernière décision affichée27 mai 2009
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Jurisprudence

Décisions récentes sur salarié protégé

3 027 décisions
1801

Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2009, 08-40.834

Cour de cassation

Considérant que c'est par courrier séparé du lendemain, que l'Inspecteur du travail a confirmé les conditions fixées dans le cadre de l'enquête contradictoire, à savoir le fait de pouvoir bénéficier du FONGECIF, le caractère différé du licenciement du fait de la formation, et en conséquence l'appartenance à l'entreprise jusqu'à la fin de cette formation ; Mais considérant qu'aucune condition ne figure dans l'acte administratif du 8 septembre 2003 qui seul est opposable aux juridictions de l'ordre judiciaire ; Considérant que la Société n'a pas fait usage de l'autorisation qui lui était donnée et a suspendu le contrat de travail jusqu'au terme de la formation ainsi que l'inspecteur du travail semble l'avoir envisagé au cours de l'enquête contradictoire (sa lettre du 9 septembre 2003) ;

1802

Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2009, 08-42.555

Cour de cassation

Lorsque l'article L. 1224-1 du code du travail est applicable, les contrats de travail se poursuivent avec le cessionnaire aux conditions en vigueur au jour du changement d'employeur ; il en résulte que le nouvel employeur, tenu de maintenir les conventions individuelles négociées entre les salariés et le cédant dès lors qu'elles ne font pas échec à l'application de ce texte, ne peut y mettre fin qu'avec l'accord des salariés concernés ou dans les conditions qu'ils ont convenues avec lui.

1803

Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2009, 08-41.096

Cour de cassation

Le salarié protégé, licencié sans autorisation, réclamant la poursuite du contrat de travail illégalement rompu avant la cession de l'entreprise dans le cadre d'un redressement judiciaire a droit au paiement d'une l'indemnité égale aux salaires qu'il aurait perçus entre son licenciement et sa réintégration. Toutefois, le cessionnaire, tenu de supporter les obligations incombant à l'ancien employeur, ne doit le paiement de cette indemnité en application des dispositions de l'article L. 1224-2 du code du travail, qu'à compter de la date d'effet de la cession

1804

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 2009, 08-41.675

Cour de cassation

, l'arrêt confirmatif retient que le salarié ne démontre pas en quoi la réorganisation de la direction générale a entraîné, de fait, une modification de ses fonctions contractuelles et de ses responsabilités, même si le périmètre de son activité a été redéfini ; Attendu, cependant, qu'aucun changement de ses conditions de travail ne peut être imposé à un salarié protégé et qu'en cas de refus par celui-ci de ce changement, l'employeur doit poursuivre le contrat de travail aux conditions antérieures ou engager la procédure de licenciement en saisissant l'autorité administrative d'une demande d'autorisation de licenciement ; Qu'en statuant comme elle a fait, alors qu'il résultait de ses constatations que le périmètre d'activité du salarié, dont la qualité de délégué syndical n'était pas contestée, avait été…

1806

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 2009, 07-44.671

Cour de cassation

; et qu'il n'est pas contesté que Monsieur Z..., engagé par la société ISCA en qualité de consultant en formation, occupait un emploi, autre que ceux ainsi repris par la société CEFP en vertu du jugement précité ; que le contrat de travail de Monsieur Z... ne s'étant pas, dès lors, trouvé transféré au profit de la société CEFP, la demande de réintégration-comme toutes autres prétentions-formées par l'appelant contre cette société, ne peuvent qu'être rejetées. ALORS QUE le salarié protégé dont le contrat de travail est en cours à la date du transfert d'entreprise opéré en application de l'article L.

1807

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 2009, 07-45.626

Cour de cassation

a méconnu l'objet du litige et ainsi violé les articles 4 et 5 du code de procédure civile ; 2° / qu'à tout le moins, en se prononçant ainsi, la cour d'appel a dénaturé le jugement déféré et les conclusions d'appel des salariées en violation de l'article 1134 du code civil ; Mais attendu qu'en l'état d'une autorisation administrative de licencier un salarié protégé accordée à l'employeur par l'inspecteur du travail, le juge judiciaire ne peut, sans violer le principe de la séparation des pouvoirs, se prononcer sur le caractère réel et sérieux de la cause de licenciement ; qu'il résulte des constatations de la cour d'appel que les licenciements de Mmes X... et Y...

1808

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 2009, 08-40.540

Cour de cassation

par arrêté préfectoral du 17 novembre 2006, publiée le 29 décembre 2006 au recueil des actes administratifs du département ; que la salariée a été convoquée à un entretien préalable au licenciement par lettre du 5 décembre 2006, pour le 14 décembre 2006, avec mise à pied conservatoire, et a été licenciée pour faute grave le 18 décembre 2006 ; que soutenant qu'elle bénéficiait du statut protecteur, elle a saisi la formation des référés du conseil de prud'hommes d'une demande en nullité de ce licenciement prononcé sans autorisation administrative et en réintégration ; Attendu que la société Virgin Stores fait grief à l'arrêt de dire nul le licenciement de Mme X... et d'ordonner sa réintégration, alors, selon le moyen, que "l'autorisation de l'

1809

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 2009, 07-45.004

Cour de cassation

liste ; que par jugement du 3 avril 2006, le tribunal a annulé les élections du premier collège et débouté l'union locale CGT du surplus de ces demandes ; que M. X... a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement par lettre du 24 mars 2006 et a été licencié par lettre du 21 avril 2006 avec un préavis de deux mois ; qu'invoquant sa qualité de salarié protégé en raison de sa candidature, il a saisi la formation des référés du conseil de prud'hommes de demandes en annulation de son licenciement prononcé sans qu'une demande d'autorisation administrative ait été sollicitée et en réintégration ; Attendu que la société Sepur fait grief à l'arrêt de dire nul le licenciement de M. X...

1810

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 2009, 07-44.800

Cour de cassation

a été convoqué à un entretien préalable au licenciement par lettre du 20 décembre 2004 pour le 4 janvier 2005 et a été licencié sans autorisation administrative par lettre du 12 janvier 2005 ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale notamment d'une demande en indemnité pour violation du statut protecteur ; Attendu que l'association Anais fait grief à l'arrêt de dire que M. X... avait la qualité de salarié protégé de sorte que son licenciement était nul et, en conséquence, de la condamner au paiement de diverses sommes, alors, selon le moyen, que selon l'article L.

1811

Cour de cassation, Chambre sociale, 29 avril 2009, 08-41.240

Cour de cassation

de leur attribution qui est incompatible avec une réintégration de sorte qu'elle ne justifie pas d'un intérêt légitime au sens de l'article 546 du code de procédure civile pour la solliciter devant la cour ; Qu'en statuant ainsi, alors, d'une part, que les demandes nouvelles sont recevables en matière prud'homale et, d'autre part, que le fait, pour un salarié protégé, de demander initialement l'indemnisation du préjudice résultant pour lui de son licenciement non autorisé ne caractérise pas sa renonciation à demander ensuite sa réintégration, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; Et sur le second moyen : Vu les articles L. 621-64 du code de commerce et 64 du décret du 27 décembre 1985 tels qu'alors en vigueur, et l'article L. 122-12, alinéa 2, devenu L.

1812

Cour de cassation, Chambre sociale, 29 avril 2009, 07-45.653

Cour de cassation

et l'AFL, qui reste de la compétence exclusive du juge du contrat de travail et qui n'est qu'une conséquence de l'absence d'autorisation administrative du transfert, ne constitue nullement le soutien nécessaire de l'annulation de l'autorisation de licenciement ; que bien que relevé par le jugement du 8 décembre 2004, ce point doit être jugé par le juge judiciaire ; qu'en cas de cession partielle comme en l'espèce, le transfert du contrat de travail d'un salarié protégé suppose une autorisation administrative ; qu'il n'est pas contesté que celle-ci fait défaut ; que de même, il est acquis que Monsieur X...

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