Cour de cassation, Chambre sociale, 24 octobre 2018, 17-20.487
Cour de cassationvisite médicale au jour de la prise d'acte intervenue le 29 novembre suivant, soit plus de deux mois et demi après la première visite médicale qui avait conclu à l'inaptitude de la salariée, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations dont il s'évinçait que l'employeur avait fait preuve de négligence et manqué à son obligation de sécurité s'agissant de la santé de sa salariée en n'assurant pas l'effectivité de la seconde visite médicale pourtant impérative dès lors que la salariée avait manifesté sa volonté de reprendre le travail, et que ce manquement faisait obstacle à la poursuite du contrat de travail et justifiait la prise d'acte de sa rupture et a violé les articles R.