Thème de droit social

Médecine du travail : décisions et repères – page 494

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles médecine du travail constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 311
Dernière décision affichée7 juillet 2016
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Jurisprudence

Décisions récentes sur médecine du travail

10 311 décisions
5917

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-23.817

Cour de cassation

; que si la visite de reprise après un arrêt de travail a un caractère obligatoire, les textes susvisés n'imposent pas que celle-ci soit organisée avant la reprise du travail puisque l'employeur dispose de huit jours après la réintégration du salarié pour ce faire ; que lorsque madame X... demandait à son employeur le 12 novembre 2011 de « bien vouloir prendre toute disposition auprès de la médecine du travail aux fins d'une convocation à la visite de reprise », elle se trouvait toujours en arrêt de travail ; que le 15 novembre 2011, la SCP de Cardiologie lui répondait ainsi : « vous êtes actuellement en situation de congé maladie non indemnisé jusqu'au 22 novembre inclus.

5918

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-26.504

Cour de cassation

avait été déclarée « Apte sous surveillance médicale – A revoir » le 31 mai 2010, c'était en raison d'une lésion du cartilage sous surveillance d'un chirurgien, et elle ajoutait que le médecin du travail qui l'avait revue les 6 octobre 2010 et 10 novembre 2011 l'avait déclarée « Apte » sans aucune réserve (conclusions d'appel de l'exposante p 19 et 21), ce dont il résultait que la médecine du travail n'avait décelé aucun stress au travail chez la salariée ; qu'en se fondant sur cet avis d'aptitude « sous surveillance médicale » du 31 mai 2010 pour en déduire l'existence d'un risque de tensions majorées auquel l'employeur n'avait pas cherché à remédier, et juger que dans un tel contexte, le licenciement de la salariée motivé par ses pratiques managériales déviantes était dépourvu de cause réelle et sérieuse,…

5919

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-15.751

Cour de cassation

Madame G... N... produit le procès-verbal d'audition à la suite de la plainte contre X qu'elle a déposée le 10 août 2009 pour harcèlement téléphonique et appels malveillants sans que le numéro puisse être identifié car les appels étaient masqués, elle précise que les appels ont commencé le 19 mai 2009 lorsqu'elle a été déclarée inapte à tous les postes par la médecine du travail, elle a indiqué enfin que le dernier appel du 8 août 2009 à 16 h 38 disait : « je vais te niquer ou tu me fais une pipe » ; elle s'est à nouveau présentée à la police le 11 septembre 2009 pour signaler les appels insultants reçus au cours du mois d'août, le numéro identifié s'est révélé être celui de Monsieur V...

5920

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 15-17.847

Cour de cassation

dans ses effectifs à un poste adapté à sa convenance ; que l'appelante précisait qu'elle était inapte au poste de serveuse et refusait le poste PMU Rapido ; que l'employeur ne pouvait proposer aucun poste de serveur ou aucun autre poste compatible avec les prescriptions médicales ; que le poste PMU Rapido, dont la compatibilité avait été étudiée par le service de médecine du travail était la seule possibilité dans l'entreprise ; que le fait pour la Sarl Enzo de proposer un poste de reclassement compatible avec l'état de santé de la salariée dans les mêmes conditions de travail et de salaire démontre qu'elle a rempli l'obligation légale prévue par l'article L.1226-2 du code de travail ; qu'au contraire, la position de l'employée, refusant la proposition du poste PMU Rapido sans explication et refusant tout…

5921

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 15-10.953

Cour de cassation

il résulte que la société Carrefour a manqué à son obligation de reclassement suite à l'avis d'inaptitude du 17 juin 2009, il convient de la condamner à verser à M. U... la somme de 2.909, 56 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre 290, 95 euros au titre des congés-payés afférents ; que la société Carrefour Hypermarchés sera condamnée aux dépens et versera à M. U... la somme de 1.500 euros sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile AUX MOTIFS ADOPTES QUE le demandeur justifie d'une ancienneté supérieure à deux ans au sein de l'entreprise du défendeur qui emploie plus de dix salariés et que son salaire brut mensuel s'élève à 1.454, 78 euros ; vu les observations fournies par les parties à l'instance, vu les pièces produites aux débats par les parties ;

5922

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 15-20.822

Cour de cassation

par lettre du 24 février 2012, le groupe Pautric était composé des seules sociétés qui avaient été sollicitées aux fins de reclassement et dont la Cour d'appel constate qu'elles ont toutes répondu ; qu'à l'appui de ses conclusions d'appel, la société Etoile Occitane versait aux débats l'organigramme du groupe Pautric en 2012 (pièce n°32), revêtu du cachet de son expert-comptable ; que la Cour d'appel qui ne s'est pas expliquée sur la composition exacte du groupe Pautric à l'époque du licenciement, a privé sa décision de base légale au regard des dispositions combinées des articles L. 1226-2 et L.1226-4 du code du travail ; ALORS, DE CINQUIEME PART, QUE la recherche des possibilités de reclassement du salarié inapte à reprendre l'emploi qu'il

5923

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 15-11.383

Cour de cassation

présente un état dépressif dans un contexte d'isolement et de conflits sur le plan professionnel selon ses dires ; qu'il ressort ainsi des pièces de la procédure, qu'à plusieurs reprises l'employeur a été alerté de souffrances au travail de Madame X... et qu'il n'apporte pas d'éléments justifiant ses réponses à ces différentes alertes puisqu'au contraire il a laissé perdurer cet état d'isolement plusieurs fois dénoncées par la salariée et la médecine du travail notamment ; qu'il résulte de ces constatations un manquement de l'employeur à son obligation de prévention du harcèlement moral et il convient d'allouer à Madame X...

5924

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-20.670

Cour de cassation

lui a notifié sa mise à pied immédiate de trois jours pour un retard le jour même ; qu'à tout le moins il a été vu ci-dessus que la sanction de mise à pied doit être annulée, car irrégulière et injustifiée ; qu'en troisième lieu, la salariée fait valoir qu'en raison du comportement inapproprié de M. G..., elle a été amenée à dénoncer ses conditions de travail et les répercussions sur son état de santé au service de la médecine du travail ; qu'elle se réfère à l'attestation du 27 août 2008 du Dr B...

5925

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-20.842

Cour de cassation

1226-2 du code du travail ; ALORS 2°) QUE en retenant que l'exposante ne justifiait d'aucune démarche en vue d'un reclassement interne, sans vérifier, ainsi que l'y invitait pourtant l'exposante dans ses conclusions (p. 6, § 3 et s.), reprises à l'audience, la société [...] n'avait pas en réalité procédé à toutes les recherches nécessaires au reclassement en concertation avec la médecine du travail, laquelle était postérieurement à la seconde visite, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L.

5926

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-18.877

Cour de cassation

sous la garantie de l'AGS – CGEA de Marseille ; AUX MOTIFS QUE la lettre de licenciement en date du 20 septembre 2008 est ainsi libellée : « Vous avez été déclaré inapte à tenir votre emploi par le Médecin du travail de l'entreprise, lors de 2 visites médicales. Lors de la seconde visite médicale de reprise du 24 juillet 2008 les conclusions de la Médecine du travail étaient les suivantes: "inapte" au poste de distributeur (visite de poste le 10 juillet 2008) et inapte aux autres postes de l'entreprise. Serait apte à un travail d'accueil, standard, gardiennage assis". Par lettre en date du même jour, la Médecine du travail précisera : "Après étude des postes de l'entreprise, vous avez confirmé l'impossibilité de reclasser votre salarie a un poste compatible avec son handicap.

5927

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-18.691

Cour de cassation

il résulte des conclusions soutenues devant la cour d'appel et des mentions de l'arrêt que ni la consultation des trois sociétés du groupe constituant le périmètre au sein duquel la recherche de reclassement devait s'opérer, ni le fait que le mail du 19 juillet avait été adressé à l'ensemble des directions régionales couvrant les succursales implantées en France, n'étaient contestés par le salarié ; qu'en considérant qu'il n'était pas établi d'une part que chacune des dix régions dans lesquelles s'inscrivaient les succursales avait été destinataire du mail du 19 juillet et d'autre part, que les autres entreprises du groupe oeuvrant dans le même secteur d'activité avaient été consultées, la cour d'appel a méconnu les termes du litige en violation des articles 4 et 5 du code de procédure civile ;

5928

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 2016, 14-18.310

Cour de cassation

Vu les articles L. 1132-1 et L. 1232-1 du code du travail ; Attendu que pour rejeter la demande en paiement de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'arrêt, après avoir relevé que l'absence de la salariée ne pouvait que désorganiser l'entreprise, retient que la réalité du remplacement définitif par promotion interne d'une autre salariée est démontrée par le contrat de travail prévoyant les mêmes tâches que celles confiées à Mme Q... et par les pièces justifiant de ses différentes actions ; Qu'en se déterminant ainsi, sans préciser, alors qu'elle constatait que la salariée avait été remplacée dans son poste par une promotion interne, si un salarié avait été engagé pour occuper les fonctions de la salariée remplaçante, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;

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