Thème de droit social

Médecine du travail : décisions et repères – page 321

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles médecine du travail constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 295
Dernière décision affichée3 juin 2020
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Jurisprudence

Décisions récentes sur médecine du travail

10 295 décisions
3841

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 17-31.174

Cour de cassation

1. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 17 octobre 2017), M. B... engagé le 18 juillet 1994 par la Fondation de l'Armée du Salut (la fondation) en qualité de chef de service éducatif, a saisi la juridiction prud'homale, le 25 novembre 2013, d'une demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail. 2. Il a été licencié pour motif économique le 15 avril 2014. 3. Par jugement du 29 septembre 2016, le conseil de prud'hommes a sursis à statuer sur les demandes de M. B... dans l'attente de la décision d'un tribunal administratif. 4. Par ordonnance du 15 février 2017, le premier président de la cour d'appel a autorisé M. B... à interjeter appel immédiat du jugement de sursis à statuer. Examen des moyens Sur le premier moyen Enoncé du moyen 5. L'

3842

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-13.628

Cour de cassation

Selon l'article L. 1243-1, alinéa 1, du code du travail, sauf accord des parties, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être rompu avant l'échéance du terme qu'en cas de faute grave, de force majeure ou d'inaptitude constatée par le médecin du travail. Une cour d'appel qui, prenant en considération les manquements invoqués par le salarié tant à l'appui de la demande de résiliation judiciaire devenue sans objet qu'à l'appui de la rupture anticipée du contrat de travail à durée déterminée et analysant cette rupture anticipée à l'initiative du salarié au regard des dispositions de l'article L.

3843

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-16.810

Cour de cassation

Il résulte l'article 10, § 1, du décret n° 2000-118 du 14 février 2000 relatif à la durée du travail dans les entreprises de transport public urbain de voyageurs, concernant le régime des temps de pause des personnels roulants, que la coupure d'une durée de vingt minutes prévue pour les salariés dont le temps de travail quotidien est supérieur à six heures peut être fractionnée en plusieurs périodes d'inactivité dès lors que ces périodes sont d'une durée minimale de cinq minutes.

Salaire / rémunérationCassation+7
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3844

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-21.993

Cour de cassation

Si le manquement de l'employeur à son obligation de reclassement a pour conséquence de priver de cause réelle et sérieuse le licenciement prononcé pour inaptitude et impossibilité de reclassement, l'article L. 5213-6 du code du travail dispose qu'afin de garantir le respect du principe d'égalité de traitement à l'égard des travailleurs handicapés, l'employeur prend, en fonction des besoins dans une situation concrète, les mesures appropriées pour leur permettre d'accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de l'exercer ou d'y progresser ou pour qu'une formation adaptée à leurs besoins leur soit dispensée, que ces mesures sont prises sous réserve que les charges consécutives à leur mise en oeuvre ne soient pas disproportionnées, compte tenu de l'aide prévue à l'article L.

3845

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-21.946

Cour de cassation

par lettre du 16 avril 2015, la SAS Pafex a informé M. R... que, depuis le 1er avril 2015, la société « Pêcheur.com » ne ferait plus partie de son portefeuille- clients ; qu'elle expliquait cette décision par le constat que ce client était le plus important de l'entreprise, avec un chiffre d'affaires de 190000 €, environ, et qu'il existait un risque de le perdre, en raison du nombre insuffisant des visites effectuées par M. R... ; que l'employeur justifie cette affirmation par un courriel que lui a adressé, le 18 mars 2015, le directeur commercial de la société « Pêcheur.com », ainsi rédigé : « Depuis le 18 octobre 2013, date à laquelle nous avons travaillé ensemble en ta présence, nous n'avons vu qu'une seule fois H... en 2014, en visite de courtoisie.

3846

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-21.935

Cour de cassation

il résulte de circonstances antérieures ou contemporaines de la démission qu'à la date à laquelle elle a été donnée, celle-ci était équivoque, le juge doit l'analyser en une prise d'acte qui produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient ou, dans le cas contraire, d'une démission. Si la démission du 22 avril 2015 ne contient aucune réserve, le salarié a envoyé dès le 24 avril 2015 une lettre par laquelle il explique les manquements qu'il reproche à son employeur et qui, selon lui, l'on contraint à démissionner. Cette lettre adressée dès le lendemain de la démission a pour effet de rendre celle-ci équivoque, de sorte qu'elle doit être analysée comme une prise d'acte. Au soutien de la prise d'

3847

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-25.483

Cour de cassation

il résulte des éléments du dossier que la salariée a été déclarée inapte à son emploi par avis du médecin du travail en date du 26 mai 2014 ; que l'employeur a identifié un poste de technicienne de l'information médicale susceptible d'être proposée à la salariée et a consulté le 17 juin 2014 les délégués du personnel qui ont émis un avis favorable quant au reclassement de Mme Q... ; que par courrier en date du 25 juin 2014 ce poste a été proposé à la salariée qui l'a refusé par courrier du 3 juillet 2014 ; que Mme Q... a été convoquée à un entretien préalable au licenciement qui s'est tenu le 17 juillet 2014 puis, par courrier en date du 22 juillet 2014 l'employeur lui a proposé un nouveau poste d'infirmière ou sage-femme hygiéniste à temps partiel ;

3848

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-25.443

Cour de cassation

Par courrier en date du 3 mars 2016, l'employeur indiquait à la salariée qu'il l'attendait sur sa nouvelle affectation et que si elle ne prenait pas son poste son salaire ne lui serait pas maintenu. Le fait que MME Q... ait rejoint le poste de chargée de mission au siège social de l'association à Juvisy sur Orge le 23 novembre 2017 après de nombreux et longs arrêts maladie ne constitue pas pour autant une acceptation expresse de sa mutation puisque faite sous la contrainte d'une privation de salaire et par conséquent de moyens d'existence et alors même qu'elle avait déjà saisi le conseil des prud'hommes de sa demande d'annulation de la sanction-mutation et de résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur. La persistance

3849

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 19-10.525

Cour de cassation

Et aux motifs du jugement confirmé que Mme F... a été licenciée pour inaptitude constatée par le médecin du travail le 16 mai 2013, conformément à l'article R. 4624 31 du code du travail, et qu'il en informait la société L'Étape commingeoise le jour même en lui indiquant que le classement était à rechercher en dehors du secteur de l'hôtellerie ; que par courrier du 21 mai 2013 la médecine du travail indiquait à la société L'Étape commingeoise que les postes existants au sein de l'entreprise à savoir : – réceptionniste, – réceptionniste de nuit, – agent d'entretien, ne convenaient pas à l'état de santé de la salariée ; que les 22 et 23 mai la société a adressé des mails aux hôtels Ibis de la région (Pau, Toulouse, Tarbes ), dont les copies sont versées aux débats, afin de rechercher des postes disponibles en…

3850

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 19-10.093

Cour de cassation

il résulte du récépissé de la remise des clés de l'entreprise versé aux débats que, le 22 janvier 2015, à la demande de l'employeur, alors que la salariée était toujours en fonction, elle a dû restituer ces clés pendant son arrêt de maladie ; qu'elle produit, s'agissant des répercussions de ces agissements sur sa santé, plusieurs documents médicaux émanant des Docteurs D..., généraliste et A..., psychiatre, faisant état d'un syndrome anxiodépressif et mentionnant les doléances de l'intéressée au sujet de ses relations de travail, le médecin psychiatre communiquant au médecin du travail, le 17 février 2015, un avis tendant à ce que Madame Q...-T... soit rapidement placée en inaptitude, ce qui a été réalisé, le médecin du travail constatant en une

3851

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-26.287

Cour de cassation

considérant que le salarié avait pu, sans abus, refuser le poste d'ouvrier polyvalent proposé le 19 décembre 2014 en raison de l'incompatibilité partielle des tâches avec les préconisations du médecin du travail, sans rechercher, comme elle y était invitée, si ce poste n'avait pas été proposé en concertation avec le médecin du travail, qui avait considéré qu'il était compatible avec les restrictions émises lors de la visite médicale, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article L. 1226-14 du code du travail.

3852

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-25.673

Cour de cassation

par lettre recommandée du 17 mars 2015, tout en indiquant que sa reprise se trouvait compromise par le trajet domicile-travail (100 km aller-retour) qui pourrait aggraver son état de santé ; que c'est ainsi que Mme G... justifiait sa demande de rupture conventionnelle contenue dans cette lettre ; que la société lui répondait par lettre du 1er juin 2015 qu'elle ne pouvait donner suite à cette demande, tout en annonçant à Mme G... qu'une visite de reprise serait organisée dès qu'elle serait en mesure de reprendre son travail ; qu'il ressort de l'attestation du médecin du travail en date du 2 mars 2015, qu'après examen médical de Mme G...

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