Thème de droit social

Faute lourde : décisions et repères – page 34

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles faute lourde constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées3 245
Dernière décision affichée6 janvier 2021
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Jurisprudence

Décisions récentes sur faute lourde

3 245 décisions
397

Cour de cassation, Chambre sociale, 6 janvier 2021, 19-10.662

Cour de cassation

Il a ainsi mis fin aux relations de travail au seul motif de l'arrivée du terme d'un contrat improprement qualifié par lui de contrat de travail à durée déterminée. Cette rupture est donc à son initiative et s'analyse en licenciement sans cause réelle et sérieuse qui ouvre droit au profit de Mme V... au paiement des indemnités de rupture et de dommages-intérêts. L'article 35 de la convention collective nationale de Pôle Emploi prévoit que sauf faute grave ou faute lourde, le préavis est d'une durée de deux mois pour le licenciement de salarié non cadre. L'indemnité compensatrice correspond aux salaires et avantages, bruts, qu'aurait perçus le salarié s'il avait travaillé durant cette période. Elle inclut les primes et gratifications prévues par le contrat de travail ou la convention collective. Mme V...

398

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 décembre 2020, 17-22.302

Cour de cassation

ensen1ble des informations confidentielles, propriété de la société AXA REIM SGP envoyées sur la messagerie personnelle du salarié un an plus tard quelques temps avant son départ ; Qu'un faisceau d'indices concordants rend plausible la méconnaissance par le salarié de son obligation de confidentialité et de loyauté à des fins qui pourraient caractériser une faute lourde ; Que s'il n'est pas contesté qu'il a quitté son poste pour rejoindre quasi immédiatement un poste proche de celui qu'il abandonnait, puisqu'il quittait la fonction de responsable de l'équipe infrastructure au sein de la société AXA REIM SGP, pour celle de responsable de l'équipe infrastructures chez un concurrent, ce point n'étant pas contesté et ressortant d'une correspondance adressée le 21 septembre 2015 par le représentant de la société…

399

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 décembre 2020, 19-13.452

Cour de cassation

ne privent pas le licenciement de cause réelle et sérieuse mais qu'ils constituent des irrégularités ouvrant un droit à réparation. L'employeur qui prend l'initiative de rompre le contrat de travail doit énoncer son ou ses motifs dliils la lettre de licenciement qui fixe les limites du litige. La charge de la preuve incombe à l'employeur qui l'invoque. La faute lourde, suppose de la part du salarié une intention de nuire à l'entreprise, laquelle implique la volonté du salarié de lui porter préjudice dans la commission du fait fautif et ne résulte pas de la seule commission d'un acte préjudiciable à l'entreprise. Il appartient à l'employeur d'en apporter la preuve. La société SPBI affirme que M. M... H...

400

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 décembre 2020, 19-20.825

Cour de cassation

à solliciter qu'il soit ajouté une condamnation supplémentaire au motif que Mme M... ayant décidé au mépris des préjudices subis par l'entreprise, d'interjeter appel du jugement, elle est fondée en sa demande de réparation de son préjudice. ( ) Par ailleurs, la responsabilité pécuniaire d'un salarié à l'égard de son employeur ne peut résulter que de sa faute lourde et alors que le licenciement n'est pas fondé sur une faute grave mais sur une cause réelle et sérieuse et que la société ne justifie d'aucun fait caractérisant l'intention de la salariée de nuire à l'employeur, la société doit être déboutée de sa demande nouvelle de dommages-intérêts formée à l'encontre de Mme M...

401

Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section A, 15 décembre 2020, 18/00006

Cour d'appel

[O] soutient, à l'appui de sa demande en requalification du contrat de travail en contrat à durée indéterminée à temps complet, qu'il est fondé à demander la requalification de son contrat de travail à temps partiel modulé en contrat à temps plein aux motifs qu'il comprend une clause d'exclusivité, lui interdisant d'exercer un autre emploi sous peine d'un licenciement pour faute lourde, manifestement incompatible avec un contrat de travail à temps partiel et que ce contrat de travail à temps partiel modulé est irrégulier en ce que, en violation de l'article L. 3123-25 du code du travail, dans sa version applicable au contrat de travail, il ne mentionne pas de durée hebdomadaire ou mensuelle de référence mais seulement une durée indicative mensuelle.

Condamnation : 58 616 €Licenciement+8
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402

Cour d'appel de Grenoble, Chambre Commerciale, 10 décembre 2020, 18/02542

Cour d'appel

en erreur'; que le départ de ce salarié a désorganisé la société [M] Constructeurs en raison de ses fonctions d'unique directeur technique'; - qu'une collusion frauduleuse est intervenue entre les sociétés BTS, Hydrosystem et [X] [G], avec la participation d'anciens salariés de la société [M] Constructeurs, notamment [O] [V] qui a été licencié pour faute lourde, alors que la société Hydrosystem agit en faveur de la société BTS pour concurrencer la société [M] Constructeurs, puisqu'elle héberge sur son site la société BTS, met à sa disposition un bureau, lui offre la possibilité de garer des véhicules spéciaux sur son site industriel, lui offre également l'utilisation de l'atelier ; que le conseil de prud'hommes a retenu que [X] [G] et [M] [J] ont réalisé un business plan en 2013 sous le nom de [M]'Techsystem…

Condamnation : 30 000 €Licenciement+9
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403

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 9 décembre 2020, 18/09402

Cour d'appel

Elle produit également un rapport d'audit du 6 mai 2014 qui décrit un climat social qualifié de 'mauvais' par la majorité des salariés 'avec des petits chefs incompétents capables de brimades', et qui mentionne qu'à plusieurs reprises la notion de 'harcèlement moral' est apparue parmi les personnes entendues. Elle produit également un jugement du conseil de prud'hommes de Paris du 23 mai 2018 annulant le licenciement pour faute lourde du 17 mars 2014 d'un autre salarié qui avait dénoncé des faits de harcèlement moral. Elle communique également une liste de salariés de la société ayant démissionné, ayant été licenciés ou étant en arrêt de travail longue durée entre 2013 et 2017. Ces éléments, pris ensemble, laissent présumer l'existence d'un harcèlement moral.

Condamnation : 33 713 €Licenciement+14
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404

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2020, 19-16.819

Cour de cassation

la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt. Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 4 avril 2019), M. Q... a été engagé à compter du 1er décembre 2014 en qualité d'attaché de direction par la société Syneval, entreprise spécialisée dans l'assistance aux copropriétaires souhaitant changer de syndic. 2. Licencié pour faute lourde par courrier du 11 juin 2015, le salarié a saisi le 2 septembre 2015 la juridiction prud'homale d'une action contestant le bien-fondé de ce licenciement et sollicitant le paiement d'indemnités de rupture et divers rappels de salaire, notamment pour heures supplémentaires, outre des dommages-intérêts pour harcèlement moral.

405

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 2 décembre 2020, 18/09158

Cour d'appel

signé par Jean-François DE CHANVILLE, Président de chambre et par Victoria RENARD, Greffière présente lors du prononcé. EXPOSÉ DU LITIGE : Mme [S] (la salariée) a été engagée le 1er mars 2012 par contrat à durée indéterminée en qualité de préparatrice en pharmacie, responsable EHPAD, par Mme [A] (l'employeur). Elle a été licenciée le 30 mars 2015 pour faute lourde. Estimant ce licenciement infondé, la salariée a saisi le conseil de prud'hommes qui, par jugement du 12 juin 2018, a requalifié le licenciement en licenciement pour faute grave et a condamné l'employeur au paiement de deux sommes. La salariée a interjeté appel le 19 juillet 2018, après notification du jugement le 21 juin 2018.

Condamnation : 23 362 €Licenciement+17
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406

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 2 décembre 2020, 18/05343

Cour d'appel

911-8 du Code de la sécurité sociale, les salariés garantis collectivement, dans les conditions prévues à l'article L. 911-1, contre le risque décès, les risques portant atteinte à l'intégrité physique de la personne ou liés à la maternité ou les risques d'incapacité de travail ou d'invalidité bénéficient du maintien à titre gratuit de cette couverture en cas de cessation du contrat de travail, non consécutive à une faute lourde, ouvrant droit à prise en charge par le régime d'assurance chômage, selon les conditions suivantes : 1° Le maintien des garanties est applicable à compter de la date de cessation du contrat de travail et pendant une durée égale à la période d'indemnisation du chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail ou, le cas échéant, des derniers contrats de travail…

Condamnation : 363 170 €Licenciement+18
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407

Cour de cassation, Chambre sociale, 25 novembre 2020, 19-21.831

Cour de cassation

et la société Kilely sécurité privée (la société) ont conclu un contrat le 1er janvier 2013 selon lequel M. L..., en qualité d'apporteur d'affaires percevrait en contrepartie de ses services, une commission de 5 % hors taxe sur le montant des contrats conclus par la société. 2. Par lettre du 21 mai 2015, M. L..., a été convoqué à un entretien préalable à un éventuel licenciement pour le 1er juin 2015 et a été licencié pour faute lourde le 27 mai 2015. 3. Le 29 mai 2015, M. L... a saisi la juridiction prud'homale en contestation de son licenciement. 4. La société a fait l'objet d'une liquidation judiciaire par jugement du tribunal de commerce de Créteil du 22 mars 2017, M. B... étant désigné en qualité de liquidateur. Examen du moyen Sur le moyen unique, pris en sa troisième branche Enoncé du moyen 5. M. L...

408

Cour de cassation, Chambre sociale, 25 novembre 2020, 19-14.549

Cour de cassation

n'a fait l'objet d'aucun blâme ou rappel à l'ordre, ni même d'un avertissement ; Que seul un plan d'action individuel a été ouvert le 31 juillet 2014 ; Que toutefois, l'article 4.1 du règlement intérieur prévoit une série de sanctions disciplinaires classées par ordre d'importance, et donc par degré de gravité, allant du blâme/rappel à l'ordre au licenciement pour faute lourde ; Qu'en outre, il ressort de la lettre de licenciement du 6 novembre 2014, que seule une demande d'explications "pour oubli de fermeture de sectionneur batterie sur la CL 77024" a été adressée à Monsieur D...

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